Aux amoureux de l'Afghanistan.
 
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17 résultats trouvés pour BENGA NDJEME

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Sujet: LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT-L QUITTER L'AFGHANISTAN?
BENGA NDJEME

Réponses: 5
Vues: 1843

Rechercher dans: Actualité   Sujet: LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT-L QUITTER L'AFGHANISTAN?    Sam 7 Aoû - 15:21
(suite et fin)

Salam, mes amis; je vous avais promis une suite à ma réflexion.


II-QUELQUES ELEMENTS ESSENTIELS AU REGLEMENT PACIFIQUE DU CONFLIT AFGHAN

La mise sous protectorat de la Communauté internationale ne permet pas d'évaluer à sa juste mesure le processus de démocratisation instauré par l'Accord de Bonn. En protégeant chacune des échéances électorales organisées depuis Juin 2002, les Nations Unies et ses Etats membres, ainsi que ses partenaires n'ont pas donné aux Afghans la possibilité d'éprouver librement les contractions internes et les confrontations politiques que toute Société est en droit d'exprimer pour une lutte libre aux fins de conquête et d'exercice du pouvoir. Le jeu démocratique est donc biaisé. Côté sécurisation et stabilisation d'un théâtre où se superposent de nombreux conflits, l'évolution de la situation n'est pas non plus satisfaisante. Que reste-t-il aux acteurs internationaux comme alternatives de sortie de crise, en dehors du retrait annoncé? Deux idées me viennent à l'esprit. Pour ce qui concerne la cadre onusien, je préconise la fusion de toutes les structures internationales en une OMP multifonctionnelle (A) et, en ce qui concerne l'Europe, l'unification des efforts des Membres de l'Union européenne au sein d'EUPOL AFGHANISTAN (B).





A)-La fusion de toutes les structures internationales en une OMP multifoctionnelle

Quoiqu'encombré par la compétitition d'autres acteurs, le cadre formé par la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) est propice à la globalisation de efforts de tous les acteurs internationaux agissant sur le théâtre afghan. Cette dynamique d'agrégation autour de l'ONU serait déjà un élément important dans la quête de légitimité de l'action internationale. Seules les Nations Unies ont vocation à maintenir la paix et la sécurité internationales partout où besoin est; qu'il s'agisse de faire aux thématiques classiques de règlement des conflits (internes et externes), ou qu'il s'agisse de questions expérimentales comme la lutte contre les actes de terrorisme (résolution 1373 (2001), citée dans la première partie)*.



L'Opération de Maintien de la Paix (OMP) qui résulterait de cette fusion serait dotée des capacités requises pour tenir les engagements inhérents à la gestion d'une crise protéiforme, puisque l'écheveau afghan cumule l'effort de Réconciliation nationale, de démocratisation dans le respect des valeurs profondes de la Société, de lutte contre la pauvreté, de prévention et répression des actes terroristes, de stabilisation du pays, d'intangibilité des frontières...d'élimination de la corruption. Toute préoccupation qui engage la responsabilité de l'ONU.



En effet, tant que garante du respect de l'Accor de Bonn, cette dernière doit, à la faveur du retrait annoncé de certaines troupes étrangères, affirmer son autorité dans le principal élément dont a besoin l'Afghanistan: la reconstruction. Et, c'est à ce sujet que doit également être mis en lumière le rôle d'un acteur émergent sur la scène internationale: l'Union européenne.



B)-L'unification des efforts des Membres de l'Union européenne au sein d'EUPOL AFGHANISTAN

Le retrait des troupes américaines est, en soi, une excellente nouvelle pour les Européens. DU moins, elle devrait être perçue comme telle, tant elle arrive au moment où l'Europe se dote d'instruments diplomatiques entrant dans le cadre du renforcement de la Politique étrangère et de sécurité commune. Justement, à cet effet, convient-il d'inciter les Etats membres de l'UE à se fédérer autour de l'opération de gestion de crise créée le 30 Mai 2007 par l'action commune 2007/369/PESC. Il s'agit de la Mission de police de l'Union européenne en Afghanistan; de son sigle anglais: EUPOL AFGHANISTAN (European Union Police Mission in Afghanistan).



Le travail de conseil en matière d'Etat de droit, au sens le plus large, avec les volets d'assistance à la formation de la police aux questions pénales et de lutte contre la drogue et de restauration des structures afghanes de sécurité devrait bénéficier ainsi d'une synergie des efforts de l'UE et des Etats membres.



L'ouverture de l'Europe au monde à travers la PESC serait alors plus aisée en s'appuyant sur les nouveaux instruments diplomatiques établis par le Traité de Lisbonne ("Haut Représentant pour la Politique étrangère" et "Président de l'Union européenne"). D'autant que la décision 2010/279/PESC du Conseil, du 18 Mai 2010 vient de proroger le mandat d'EUPOL AFGHANISTAN jusqu'au 31 Mai 2013.



Tels sont les deux éléments essentiels qui, à mon avis, permettront aux Afghans de s'asseoir sereinement autour d'une même table pour négocier la paix et la stabilité, sans avoir à se déchirer sur le soutien à apporter ou non à la lutte contre des forces étrangères intervenant sur le territoire national depuis 2001 pour une cause dévoyée.





***

Mes amis Afghans francophones m'avaient prévenu que la victoire des Taliban n'était qu'une affaire de temps (http://afghani.forumactif.com/forum.htm)*. L'Afghanistan, que certains observateurs présentent comme le "cimetière des empires", a déjà défait l'Empire britannique des Indes aux XIXe et XXe siècles, puis l'Empire soviétique au XXe. Va-t-il faire vivre la bérézina aux Etats-Unis au IIIe Millénaire? Ni les changements intervenus à la tête des Etats-majors, ni les lenteurs prises dans le retrait effectif des troupes du théâtre ne permettent d'y répondre avec conviction.



Il faut à l'Administration démocrate une décision courageuse pour faire face à ce qui pourrait constituer la cause d'une défaite annoncée de leur candidat à la prochaine élection présidentielle. Il est temps de renforcer les Nations Unies en leur conférant toute légimité pour reconstruire sans violence un pays qui n'en a que trop souffert!



Selon le Centre d'Actualités de l'ONU, son Excellence M. Ban ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation mondiale a indiqué, lors de la Conférence internationale de Kaboul du 20 Juillet 2010 sur la transition en Afghanistan que "[l]e gouvernement afghan a pris les mesures essentielles pour satisfaire les besoins de son peuple. Lentement mais sûrement, le gouvernement a amélioré sa gouvernance".



La convergence des efforts dans un cadre d'intervention unique, comme le suggère in fine la résolution S/RES/1890 (2009) du Conseil de sécurité prorogeant le mandat de l'ISAF, semble être le meilleure solution pour éviter l'éparpillement des énergies et des objectifs de paix, en même temps qu'une formidable dynamique de clarification du positionnement de la Communauté internationale vis-à-vis de l'Afghanistan. L'aide ou la guerre, il faut choisir!



Il ne s'agit nullement d'abandonner l'Afghanistan à son destin de "guerriers" et "Seigneurs de guerre". Aucun pays ne peut plus se soustraire de l'aide des autres en ce monde d'interdépendances. Mais il est question de reconnaître, enfin, le droit à ce pays de s'organiser en toute liberté pour choisir le cadre politique et social qui convient à son Histoire, à sa culture, à son identité.



Eux-mêmes, les Afghans, savent s'en souvenir au travers d'une vieille sagesse: "Si haute soit la montagne, il existe toujours un chemin jusqu'au sommet."







Arthur BENGA NDJEME

Sujet: LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT-L QUITTER L'AFGHANISTAN?
BENGA NDJEME

Réponses: 5
Vues: 1843

Rechercher dans: Actualité   Sujet: LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT-L QUITTER L'AFGHANISTAN?    Jeu 5 Aoû - 20:58
Salam à toutes et à tous,

Je voudrais, après un si grand silence sur le forum, vous faire partager une réflexion personnelle sur la situation de ce pays que nous aimons tant. Merci de votre accueil.

Benga


AFGHANISTAN, "Cimetière des Empires"









***



La résolution 1368 (2001) du 12 Septembre 2001, l'une des plus ambiguës qu'ait pu adopter le Conseil de sécurité des Nations Unies, reconnaît aux Etats-Unis un droit de riposte "inhérent à la légitime défense" face à des actes qualifiés de "terroristes" commis à New York, Washington et en Pennsylvanie.



Voilà comment l'impéritie, oui il faut l'appeler ainsi, car c'est l'impéritie de l'ONU qui amène le Conseil de sécurité à se détourner du programme de lutte contre l'essor de l'intégrisme religieux et le recèle de personnes accusées de terrorisme mené en Afghanistan sous le gouvernement de l'Emirat islamique, plus connu sous le nom de "Taliban" (pluriel de taleb ou "étudiant", "séminariste"). Ainsi, les bons offices du Secrétaire général et de son Envoyé Spécial pour l'Afghanistan, l'ambassadeur Lakhdar BRAHIMI sont-ils mis à contribution pour pallier une situation d'urgence fort incompatible avec le tempérament et l'âme des Afghans; mais surtout, non imputable à l'Afghanistan à qui les attentats du 11 Septembre 2001 ne sont pas expressément attribués.



Néanmoins, les pourparlers autrefois organisés sous les auspices de quelques pays voisins et amis comme le Pakistan, l'Inde, l'Iran, l'Ouzbékistan, l'Arabie Saoudite font désormais place un vaste mouvement d'interventions complexes et floues contre les Taliban et les membres du réseau Al-Qaïda installés en Asie Centrale. Ce qui confirme cette dérive des buts de paix et de réconciliation nationale jusque-là mené par l'ONU en Afghanistan, c'est la seconde résolution du Conseil de sécurité en date du 21 Septembre 2001 (1373 (2001)) reconnaissant sous l'empire du Chapitre VII de la Charte le "droit de légitime défense individuelle et collective" aux Etats-Unis. Ceux-ci sont donc présentés comme victimes d'une agression, car le régime de légitime défense prescrit par l'Article 51 de la Charte est ainsi formulé.



C'est ainsi qu'un pays déchiré par des conflits externes et internes catastrophiques, secoué par une instabilité politique chronique, étranglé par la pauvreté et les calamités naturelles va devoir endosser à ses frais une guerre surréaliste contre la coalition internationale (Enduring Freedom ou "Liberté Immuable") conduite par la première puissance militaire du Monde. Dix (10) ans après le lancement des frappes sur les Taliban et les prétendues installations des groupes terroristes en Afghanistan, la situation de ce pays reste des plus confuses et incertaines sans que les peuples américain et des membres de Liberté Immuable soient garantis de vivre en sécurité et dans la quiétude que leurs gouvernants leur avaient promises après "le 11 Septembre".



Aussi, sommés par leurs opinions publiques et traversés par le doute que leur inspirent des pertes considérables de soldats, d'équipements et d'argent sur le théâtre afghan, les principaux Etats engagés dans la guerre annoncent-ils leur retrait. Aveu d'échec ou repli tactique? Nouvelle réjouissante ou triste résignation d'un immense pays face aux cartes de son destin, qui se dessinent ailleurs?



Le présent exposé tentera d'expliquer les raisons de l'échec de la guerre imposée à l'Afghanistan au travers des Taliban (I), en même temps qu'il s'appliquera à proposer quelques éléments essentiels au règlement pacifique du conflit afghan (II).





I-LES RAISONS DE L'ECHEC DE LA GUERRE IMPOSEE A L'AFGHANISTAN AU TRAVERS DES TALIBAN

Au terme d'une décennie de luttes infructueuses, il est difficile ne pas remarquer le brouillage institutionnel des registres de légitimité sous-tendant la guerre d'Afghanistan. Contrairement à l'Irak, où les Etats-Unis, assistés du Royaume-Uni, ont décidé de mettre un terme au régime de Saddam Hussein, l'Afghanistan fait l'objet d'une pluralité de registres d'intervention, au point où on devrait commencer par se demander: qui fait quoi en Afghanistan? (A). Dun autre côté, le flou des objectifs militaires est si manifeste, que les gouvernants élus après les Taliban sont en réalités des "agents" de la Communauté internationale. De ce fait, il y a lieu de sinterroger si l'exigence de démocratisation du pays n'est-elle pas passée au second plan (B).





A)-Qui fait quoi en Afghanistan

La politique a ceci de pernicieux, qu'elle peut aisément faire passer ses stratégies sous couvert d'échec. Là où ses agents veulent gagner du temps et préparer les opinions à une action, ils font croire à un insuccès. Le cas de ce type de manipulation est avéré en ce qui concerne l'action devant être menée en Afghanistan, au-lendemain de la destruction des Tours du World Trade Center et, dit-on, d'une aile du ministère américain de la Défense! La question des acteurs habilités à employer la force contre les Taliban est si délicate que je m'emploie à n'exposer ici que les plus emblématiques. En effet, si au Conseil appartient la définition du cadre légal (1), les Etats-Unis mènent la guerre sous le double spectre de l'Enduring Freedom (2) et de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (3).





(1)-Au Conseil de sécurité, la définition du cadre légal

Sur les champs militaire et politique, le cadre légal d'intervention en Afghanistan est effectivement défini par le Conseil de sécurité. Aux résolutions 1368 (2001) et 1373 (2001) évoquées plus haut s'y ajoutent d'autres, qui créent, d'une part, la Force internationale d'asistance à la sécurité en Afghanistan (a) et, d'autre part, la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (b).



a-L'ISAF

Selon son sigle anglo-saxon, sous lequel elle est d'ailleurs mieux connue, la Force internationale d'assistance (FIAS) à la sécurité est créée par la résolution 1386 (2001) du 20 Décembre 2001, conformément à l'annexe I de l'Accord de Bonn. Bien que cette résolution soit adoptée sous l'effet du Chapitre VII de la Charte de l'ONU prescrivant ou prévoyant l'emploi de la force sur le théâtre d'opérations, sa mise en oeuvre n'est pas du ressort des Nations Unies.



Après un simulacre ayant permis au Royaume-Uni, à la Turquie puis à l'Allemagne et aux Pays-Bas, ainsi qu'au Canada d'assurer le commandement des premières éditions, l'ISAF est devenue une Force placée sous l'égide de l'OTAN à compter de 2003 (voir résolution 1510 (2003) du 13 Octobre 2003)*. Est-il seulement besoin d'être érudit, pour se demander si l'Afghanistan faisait-il partie de l'Alliance atlantique et si l'aire de compétence de l'OTAN s'étendait, en conséquence, à cette région? En d'autres termes, l'OTAN n'a pas compétence pour intervenir en Afghanistan. Mais les Nations Unies le lui autorisent par une résolution annuelle du Conseil de sécurité, dont la dernière date du 8 Octobre 2009 , prorogeant le mandat de l'ISAF jusqu'au 13 Octobre 2010(résolution 1890)*.



On peut raisonnablement souligner cette réalité comme une entorse à la légitimité de l'action internationale en Afghanistan. Non seulement les objectifs de la guerre imposée à l'Afghanistan par le truchement de la riposte exercée contre les Taliban et Al-Qaïda ne sont pas clairs. Mais on fait, en outre, de l'Afghanistan le terrain d'expérimentation d'une Alliance de défense régionale qui aurait dû disparaître avec l'effondrement du "Pacte de Varsovie", sa défunte concurrente de la Guerre froide.



Alors, tant qu'un seul soldat de l'OTAN restera en territoire, il faudra compter avec la détermination des insurgés pour lui porter l'estocade nuit et jour. Ce qui ne favorise pas une issue pacifique d'un conflit qui s'est superposé aux différends internes que les Afghans n'avaient pu régler d'eux-mêmes.



C'est à ce propos qu'il importe de noter l'action, dans le théâtre afghan, d'un second autre acteur, qui n'est autre que l'ONU. Tel est l'objectif de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan.





b-LA MANUA

Là encore, l'ONU est maître du cadre légal à l'usage des acteurs internationaux. L'Accord de Bonn sur la transition afghane et la reconstruction post-taliban du pays est signé le 5 Décembre 2001 au château de Petersberg, près de Bonn en Allemagne sous les auspices de la Mission spéciale des Nations Unies en Afghanistan alors dirigée par M. Brahimi. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en excluant les Taliban, le cadre de l'Accord de Bonn est anti-démocratique. De plus, le travail de la MANUA manque de lisibilité dans un environnement hautement compétitif.



*En excluant les Taliban, le cadre de l'Accord de Bonn est anti-démocratique.-L'explication vient de M. Brahimi, artisan de ce processus. Aux XIe Journées internationales d'Aix-en-Provence où il prononce le discours d'ouverture, le brillant diplomate algérien affirme qu'il fallait à tout prix exlure les Taliban de la reconstruction du pays à l'aune de l'Accord de Bonn, parce qu'ils n'étaient pas disposés à abandonner les armes pour négocier la paix.



Or, ce que Brahimi oublie de souligner, c'est que tout Taliban qu'ils sont, ces individus sont avant tout: "Afghans"; et que, tôt ou tard, il faudra composer avec eux dans des questions engageant leur Patrie. Où a-t-on jamais vu un processus de réconstruction post-conflit viable se passer des principaux protagonistes? Quelle gestion de crise peut-elle être prometteuse de paix si elle ne tient nullement compte du préalable qu'est la Réconciliation nationale?



D'un autre côté, comment expliquer que, de l'Accord de Genève d'Avril 1988 amenant au retrait de l'URSS d'Afghanistan mais signés par le Pakistan, à l'Accord de Bonn, pâle copie du plan de paix proposé par Brahimi au Conseil de sécurité le 13 Novembre 2001, les Afghans n'aient jamais été autorisés à disposer librement des rênes de leur propre destin? En quoi la détermination des Afghans à faire respecter sa Liberté et la Souveraineté du Peuple serait-elle donc illicite, lors même que chaque Etat engagé dans la guerre en Afghanistan prétend y être pour "protéger la liberté et la sécurité de leurs citoyens"?



Dans ce terrain aux intérêts mêlés, l'ONU n'exerce pas une action qui permet de lire avec clarté les traits de son travail; d'autant que d'autres acteurs multilatéraux et régionaux lui imposent une compétitition farouche.



*Le rôle discret de l'ONU l'expose à une concurrence farouche d'autres acteurs internationaux.-Quand on enlève au travail de reconstruction de l'Afghanistan les infrastructures (re)mises en place grâce aux PRT (Equipes de reconstruction provinciale) menée dans le cadre de l'OTAN et de la coalition Liberté Immuable, il ne reste pratiquement rien à l'action des Nations Unies dans ce pays depuis l'adoption de la résolution 1401 (2002) du 28 Mars 2002 créant la MANUA.



Cette Opération de maintien de la paix discrète et ambiguë n'offre pas le cadre d'intervention internationale favorable à une pacification de la situation afghane et au désengagement des nombreuses forces étrangères qui combattent en Afghanistan; en tête desquelles: les forces américaines.





(2)-L'Opération Enduring Freedom mène le jeu

En considérant l'esprit et la lettre de la résolution 1368 (2001) du Conseil de sécurité, hâtivement adoptée en réaction aux attentats du "11 Septembre", on pourrait, sans grand-mal, l'interpréter comme support de l'intervention américaine en Afghanistan et en Irak. Non seulement, cette résolution ne désigne pas explicitement les Etats devant subir la légitime défense (qui peut aussi être préventive) reconnue aux Etats-Unis. Mais encore, les théâtres afghan et iraquien sont tous les deux couverts par ce programme d'envergure mondiale que l'administration américaine avait baptisé Enduring Freedom.



Il n'est donc pas fortuit que le nom de l'opération Liberté Immuable soit à la fois associé à l'Irak et à l'Afghanistan. Dans la carte tactique américaine, les deux théâtres répondent aux objectifs de luttre contre le terrorisme international, même si l'argument de l'administration républicaine sur le développement d'armements de destruction massive en Irak n'avait pas convaincu.



En somme, le fait de jouer sur le double spectre de leurs propres forces armées et du cadre que leur offre l'OTAN, on peut constater que l'essentiel de la guerre, et donc des objectifs de l'action internationale exercée en Afghanistan, est défini sinon déterminé par les Etats-Unis. La preuve la plus évidente, c'est que l'annonce de leur retrait du théâtre d'opération sème le trouble chez d'autres acteurs, y compris l'ONU elle-même, qui ne manquera pas d'appeler à une redéfinition de ses missions en Afghanistan, une fois entérinée l'idée de quitter l'Afghanistan par le Gouvernement de Barack OBAMA.



Ce n'est ici qu'un juste retour des choses au statu quo ante bellum. Car, avant cette guerre aveugle et meurtrière, les Nations Unies avaient des objectifs tous différents de l'emploi de la force contre des insurgés afghans ou de prétendus terroristes menaceraient la paix et la sécurité du Monde à partir d'un sanctuaire qui serait l'Afghanistan. Le retrait des troupes américaines va donc mettre l'ONU devant ses responsabilités. Notamment, celles que confère à son Conseil de sécurité l'Article 24, paragraphe 1 de la Charte.



Mais, pour l'instant, le dédoublement de la présence américaine sur la scène afghane profite plutôt à l'OTAN.



(3)-L'intervention de l'OTAN est aussi provocatrice qu'injustifiée

Ayant présenté l'essentiel de la question OTAN en Afghanistan dans le cadre de l'ISAF, il importe de ne noter ici que les conséquences de ces développements. En effet, l'obstination des grandes puissances à agir en Afghanistan sous le couvert au démeurant illégitime de l'OTAN, est à la fois une erreur stratégique et une provocation.



La Communauté internationale ne peut sereinement enraciner le processus démocratique enclenché par l'Accord de Bonn en maintenant, d'un autre côté, une présence militaire étrangère dont l'action est décriée par tous les Afghans. L'OTAN n'a rien à faire en Afghanistan, car le rôle de cette organisation est de protéger les Européens et les Américains du Nord d'un éventuel acte d'agression des "Etats ennemis" à la région de l'Atlantique Nord. Les mues subies par l'OTAN ou le "reformatage" de cette organisation ne suffisent pas à légitimer son intervention dans des théâtres étrangers et aussi éloignés que l'Afghanistan.



Aussi, après avoir brièvement exposé ce que je crois comme fondements de l'échec de la guerre absurde imposée à l'Afghanistan après le "11 Septembre", il me reste à explorer un certain nombre d'éléments en guise de solutions au règlement pacifique de la crise afghane.


(à suivre)


Arthur BENGA NDJEME
(http://africanostra.vefblog.net/)


Sujet: Avis de soutenance de thèse sur l'Afghanistan
BENGA NDJEME

Réponses: 0
Vues: 515

Rechercher dans: Actualité   Sujet: Avis de soutenance de thèse sur l'Afghanistan    Sam 12 Sep - 0:13
Salam!

Chers amis, je serais honoré par votre présence à ma soutenance de thèse le 25 Septembre 2009 à 14h30, à la Faculté de Droit de Nancy; 13 Place Carnot, salle des thèses (A 105).

Sujet: "La contribution de l'Europe au processus de résolution de la crise de l'Etat en Afghanistan"

Cordiales salutations.[b]

Benga
Sujet: A propos des élections d'Août 2009 en Afghanistan
BENGA NDJEME

Réponses: 4
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Rechercher dans: Actualité   Sujet: Exposé sur les élections afghanes    Ven 21 Aoû - 20:00
Salam,

Désolé de n'avoir pu lire le message à temps et filmer les discussions nourries autour de mon exposé. Je n'ai, non plus vous inviter à temps, car je n'étais pas certain d'avoir une salle de réunions.

Toutefois, je vous envoie un plan de mon texte pour vous en faire une idée.

La Communauté internationale face au défi de l’élection présidentielle du 20 Août 2009 en Afghanistan


« La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. »
Déclaration universelle des droits de l’homme : Article 21 § 3.

Sommaire

Introduction
I-L’ASSISTANCE MULTILATERALE AU PROCESSUS ELECTORAL
A : Le rôle central de l’ONU, garant des consultations libres et transparentes
1°)-L’exigence du vote : élixir de prévention des conflits intra-étatiques
2°)-Le choix des gouvernants : expression directe du droit des Peuples à disposer de leur destin
3°)-Le succès des élections, attestation de souveraineté et de bonne gouvernance
B : Le soutien de l’Europe aux opérations électorales : contribution à la légitimité des institutions afghanes
1°)-Le travail de la Mission « Etat de droit » EUPOL Afghanistan
2°)-Les tâches du Représentant spécial de l’UE pour l’Afghanistan et le Pakistan
II-LES LIMITES D’UN ENGAGEMENT EXTERIEUR NON INTERNATIONALISE
A)-L’illisibilité du cadre stratégique de la stabilisation post-conflit
B)-Les maladies de la démocratie : ethnisme « ascendant » clientélisme
C)-Une insécurité menaçante pour la construction de l’Etat de droit

Pour ne pas conclure…
L’assistance électorale des acteurs externes est compromise, en amont, par l’engagement a minima desdits acteurs dans le processus de gestion de la crise afghane. Les élections qui se tiennent ce jeudi font donc figure d’une occasion à ne manquer sous aucun prétexte, car elles indiquent que la Communauté internationale et l’Afghanistan sont à la croisée des chemins. D’une part, la voie rayonnante de l’institutionnalisation ; et, d’autre part, le sentier escarpé du chaos. Quoi qu’il en soit, échec ou succès du processus électoral en cours, les partenaires étrangers de l’Afghanistan devront à terme marquer le point de départ d’une dynamique de responsabilisation réelle des acteurs internes.
La présence, le soutien, l’attention des Etats et des Organisations appliqués à la tâche sont, malgré leurs limites, essentiels au relèvement politique de ce pays. Mais ce qui reste du ressort des intéressés, c’est la question de l’adhésion populaire aux « greffes » institutionnelles et idéologiques importées ; ce qui donne d’ailleurs tout son sens au choix lucide des dépositaires provisoires de la souveraineté. Un aphorisme, que se disputent âprement RIVAROL et Joseph de MAISTRE puis LENINE et Gilbert SILOUE , lance un défi à l’Afghanistan ainsi qu’à de nombreux autres PVD (pays en voie de démocratisation) engagés dans une dynamique de renouvellement de la classe dirigeante:
« Les peuples ont les gouvernants qu’ils méritent. »
Les élections constituent donc l’occasion unique offerte au peuple pour confirmer ou battre en brèche cette pensée. Car le rattachement de tout mandat politique à la volonté des citoyens oblige le peuple à être exigeant envers ses dirigeants et ceux-ci à rendre compte de leur administration. Ces problématiques, que mettent en relief les échéances afghanes, sont aussi vieilles que l’antiquité romaine. En effet, CICERON attirait déjà l’attention des gouvernants et des administrés par une observation dont les Afghans devront demain prendre de la graine :
« Si l’Etat choisit ses guides au hasard, il s’abîme aussi vite qu’un vaisseau, où l’on appellerait au gouvernail un passager désigné par le sort. Si un peuple est libre, il aura le choix de ceux auxquels il entend se confier ; et s’il veut sa propre conservation, il choisira toujours les plus sages. » Si cette volonté souveraine est fermement et clairement exprimée, ni les influences étrangères de toute part, ni les intrigues politiciennes de quelque forme que ce soit ne peuvent s’y opposer. A bon entendeur…

Benga NDJEME
Nancy, le 19 Août 2009.

Proverbe gabonais:
"La langue et les dents, appelées à cohabiter toute une vie, se querellent souvent..."

**Salam à toutes et à tous.
Sujet: A propos des élections d'Août 2009 en Afghanistan
BENGA NDJEME

Réponses: 4
Vues: 470

Rechercher dans: Actualité   Sujet: A propos des élections d'Août 2009 en Afghanistan    Mar 18 Aoû - 19:56
Salam,

Mes chers amis, je suis content de vous retrouver et vous prie de m'excuser pour ce long silence sur le forum.

Je saisis l'occasion que m'offre ce retour pour inviter celles et ceux d'entre vous qui résideraient en Lorraine (Metz, Nancy et agglomérations) de bien vouloir m'honorer de leur présence à un exposé que je présente demain mercredi 19 Août à Nancy:

La Communauté internationale face au défi de l'élection présidentielle du 20 Août 2009 en Afghanistan.

Résidence Universitaire Monbois, ancienne cité: 2 Rue Ludovic Beauchet 54052 Nancy Cedex, à partir de 19h.

Merci à toutes et à tous.
Benga
Sujet: Le prochaine président d'Afghanistan.
BENGA NDJEME

Réponses: 52
Vues: 2149

Rechercher dans: Actualité   Sujet: A propos de l'élection présidentielle en Afghanistan    Sam 2 Mai - 13:39
Salam!

Mes chers amis,

En attendant la fin du processus de validation des candidatures à l'élection présidentielle du mois d'Août 2009, je pense qu'il serait sage, pour les Afghans de confier leur destin à M. Karzaï. Pourquoi donc?

J'entends d'ici de nombreuses voix crier à la corruption, à l'incapacité à faire face à la montée de la violence armée et au retard pris dans la matérialisation de la reconstruction post-conflit.

Pourtant, en matière de gestion d'un pays aussi complexe que l'Afghanistan, "le mieux peut devenir l'ennemi du bien". A trop vouloir chercher le dirigeant parfait-ce qui n'existe d'ailleurs dans aucune société-, on court bien souvent le risque de tout perdre; y compris du peu de bien sont on jouissait autrefois.

L'Afghanistan est un pays de tradition monarchique. Et ce qui constitua la puissance de ce régime, c'était la faiblesse de l'Etat central par rapport aux seigneuries locales. Il me semble avoir perçu chez le Président Karzaî cette faiblesse dont dépend paradoxalement l'Unité Nationale.

La feuille de route établie par l'Accord de Bonn du 5 décembre 2001 est une opportunité prodigieuse offerte à la jeunesse consciente d'Afghanistan. L'attention de la Communauté internationale, déterminée à accompagner le Peuple afghan dans la mutation de son Etat, est l'occasion rêvée qui devrait encourager les jeunes à s'approprier des problématiques les plus vives qui engagent le destin d'un si magnifique pays.

La Parole doit être prise, afin que s'engage enfin le "débat afghan", impulsé par la jeunesse. L'une des questions pourrait être la suivante:

Qui de l'Afghanistan ou de Karzaî a PLUS besoin de l'autre: l'Afghanistan de Karzai ou Karzai de l'Afghanistan?

Merci.
Benga NDJEME

[b]
Sujet: guerre inde/pakistan
BENGA NDJEME

Réponses: 10
Vues: 2312

Rechercher dans: Actualité   Sujet: DES ENJEUX DE LA GUERRE INDE/PAKISTAN EN AFGHANISTAN    Sam 7 Fév - 14:21
Des enjeux de la guerre Inde/Pakistan en Afghanistan

Par-delà les tribulations des Etats-Unis au Pakistan et les répercussions qu'un éventuel conflit provoquerait en Afghanistan sous le prisme de la lutte antiterroriste, je souhaiterais m’arrêter un instant sur les enjeux de la guerre Inde/Pakistan pour le Peuple et le Gouvernement afghans. La réflexion initiée à ce sujet par notre ami (e) Zarlachte me fait penser à deux problèmes qui demeurent deux pieux plantés au cœur de la souveraineté de l’Afghanistan : l’idée de « profondeur stratégique » recherchée par le Pakistan (1) et la persistance de la Ligne Durand comme cause profonde de la porosité des frontières en Afghanistan (2).

1-L’idée de « profondeur stratégique » ou la recherche d’un gouvernement faible à Kaboul

Il est vrai, que l’établissement tardif de la Monarchie à Kaboul fait de la capital et du Pouvoir central des maillons faibles, par rapport aux villes historiquement prospères et puissantes comme Kandahar et Hérat. Mais l’influence particulière de la diplomatie pakistanaise en Afghanistan est un élément préoccupant pour la souveraineté afghane.

Dans le conflit congénital et larvé qui l’oppose à la sœur-ennemie qu’est l’Inde, le Pakistan entretient une politique extérieure fondée sur la recherche d’un élément de stabilité et de répli que la doctrine internationaliste appelle la « profondeur stratégique ». Il s’agit d’une politique visant à faire d’un territoire voisin la base-arrière de sa sécurité en ultime recours en cas de conflit ouvert avec un ennemi redoutable ou tout aussi bien armé.

La plupart des observateurs attribue bien souvent ce rôle au Cachemire, qui est en réalité, le « poste-avancé » du Pakistan. Le rôle de « base-arrière » et donc de théâtre susceptible de procurer au Pakistan une « profondeur stratégique » est, en fait, échu à l’Afghanistan.

En sens inverse, l’invasion et l’occupation illicites de l’ex-URSS en Afghanistan a permis au Pakistan d’offrir une « profondeur stratégique » aux Moudjahidin et autres Amis de l’Afghanistan contre l’ogre soviétique. Les réseaux de distributions d’équipements aux factions et les circuits d’échanges historiques entre populations Pachtounes installées de part et d'autre de la frontière du Sud-Est favorisent amplement l’osmose entre les deux pays.

Pourquoi les Afghans ont-ils donc à craindre des conséquences d’une ouverte guerre entre l’Inde et le Pakistan et que le Gouvernement afghan doive impérativement instaurer une diplomatie vigoureuse dans la prévention d’une telle confrontation ?

Eh bien, l’irruption d'un tel choc prendrait le territoire afghan en otage d’un conflit qui lui sera irrésistible et dont il servira fatalement de théâtre secondaire. Soit en tant que « réserve d’armes », « de rampe de lancement » ou de front de substitution, en sus des difficultés internes qui ruinent aujourd'hui cette Société.

Pour parvenir à entretenir ce principe d’ultime recours, notamment, en cas de guerre nucléaire contre l'Inde, les Administrations successives du Pakistan (Mme BHUTTO, MM. SHARIF et MUSHARRAF) travaillent à encourager l’installation d’un Exécutif faible en Afghanistan.

Ainsi, l’assistance économique et matérielle fournie par le Pakistan ou via le Pakistan devient un alibi pour une intervention systématique dans les Affaires intérieures de l’Afghanistan. Une proximité qui prépare le terrain et les esprits à un repli tactique en cas de conflit ouvert avec l’Inde. Il reste à savoir si l’Inde ne nourrit pas les mêmes ambitions, ce qui rendrait plus préoccupante la situation d’un Afghanistan qui tarderait à instaurer une politique préventive ambitieuse à cet égard.

Certains analystes n’hésitent d’ailleurs pas à évoquer une politique de « vassalisation » de l’Afghanistan par le Pakistan. D'autres décrivent en conséquence les Autorités jusque-là installées en Afghanistan de "gouvernements fantoches".

Moi, je préfère dénoncer tout précautionneusement une « influence négative » d’Islamabad sur Kaboul et Kandahar.

C’est pourquoi, citoyens et dirigeants ont intérêt à promouvoir la paix et l’amitié entre les trois pays, sans en exclure un seul. C’est pourquoi, pour ma modeste part, je crois que ces vertus sont de la responsabilité de la jeunesse consciente d’Afghanistan, du Pakistan et de l’Inde.

Comme l’observe l’alinéa 2 du Préambule de la Convention de l’UNESCO, puisque « les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».

L’une de ces défense dont la construction devrait appeler à la conciliation des esprits, en raison des risques que la guerre Inde/Pakistan fait peser sur l’Afghanistan, c’est le traitement du problème de la porosité des frontières qui mine la paix et la sécurité en Afghanistan.

2-Les conséquences de la Ligne Durand sur la porosité des frontières en Afghanistan

Des spécialistes affirment que le Traité conclu entre l’Emir Abdôr Râhmân Khân et Sir Mortimer Durand, Représentant de l’Empire Britannique des Indes en Novembre 1893 devait expirer après 98 ans. Autrement dit, au tour des années 1991-1992, une nouvelle Convention aurait dû être conclue entre l’Afghanistan et le Pakistan, successeur des Britanniques en la matière pour redéfinir les contours de la frontière afghano-pakistanaise dans la fameuse Zone tribale.

Or, en l’état actuel de mes connaissances, aucun texte ne m’est encore tombé entre les mains à ce sujet. La célèbre Ligne Durand dont parle avec brio mon amin Gôlestân existe toujours. Mieux ou pire, elle transforme la frontière flottante momentanément instaurée sur la région pachtoune à cheval entre les deux Etats, un véritable no man’s land ou les règles de Droit et de l’Administration n’ont aucune prise. Que ce soit du côté afghan ou du côté pakistanais. Je n’ai pas le temps d’y entrer à l’intérieur car il s’agit d’un autre débat.

Mais à y regarder de près, on peut concevoir que cet élément soit à la base de la porosité de la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan. Il est certainement une cause d’incitation d’autres pays voisins à se prévaloir de la protection des intérêts de quelque groupe ethnique installé à la fois en Afghanistan et ailleurs. Je pense notamment à l’Iran vis-à-vis des populations persannes ; au Tadjikistan pour les Tadjiks ; à l’Ouzbékistan pour les Uzbiks… de la Turquie pour les Turkmènes.

En remerciant nos amis de permettre au « débat afghan » d’être enrichi de cette question fondamentale pour la paix et la sécurité du Yâghestân, je crois avoir épuisé mes commentaires sur ma perception des enjeux de la guerre Inde/Pakistan pour le pays voisin que j’aime.
Pour ne pas conclure, il me souvient que la Constitution de janvier 2004 affirme clairement l’arrimage des nouvelles institutions afghanes aux principes du Droit international.

Je pense notamment à la légitime défense, à la non-immixtion dans le domaine réservé des Etats par d’autres, ainsi qu’à la politique de bon voisinage. Il s’agit là d’un terreau fertile à une réflexion globale sur le principe d’équilibre international, qui pourrait valablement s’instaurer entre les Afghans et leurs partenaires externes, dont l’Organisation des Nations Unies occupe une place centrale.

Salam !
Sujet: La fin de l'occident pour bientôt.
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Général   Sujet: Serions-Nous donc des Sociétés en survie?    Mar 27 Jan - 23:26
Salam!

Mes amis, arrêtez-moi si je me trompe.

Je lis, ça et là, de l'Afghanistan comme de l'Afrique, des discours incendiaires sur le capitalisme; des prophéties venant même du Nord annonçant, prédisant, proclamant "la fin de l'Occident".

Arrêtez-moi si je me trompe.

Quelles sont les raisons qui provoquent lautant d’enthousiasme chez les Peuples des pays dits "en développement" à l'idée de voir l'Occident disparaître?

Quels sont les maux dont ces Peuples reprochent cet Occident d'être coupable ou responsable?

Je vous en dresse ici l'imparfait abécédaire:
-Armement-Brut-Capitalisme-Domination-Exploitation-Fonds monétaire-Globalisation-Holding-Immigration-Justice internationale-Kalachnikov-Leadership-Minerai-Numérique-Oléoduc-Pétrole-Quota-Racisme-Salaire-Torture-Vol-Warrant-Xénophobie-Yankee-Zan

26 mots ou 26 maux auxquels nos Sociétés sont, d'une manière ou d'une autre confrontées.

La question que je me pose, c'est de me demander si nous sommes, nous-mêmes étrangers à ces maux. N'avons-nous aucune responsabilité dans la situation de dépendance, d'exploitation, de rejet qui est la nôtre?

C'est parce que je crois au DROIT DES PEUPLES A DISPOSER LIBREMENT DE LEUR DESTIN (encore lui!!) que je crois en conséquence à la responsabilité fondamentale de nos Gouvernants dans la plupart des malheurs qui nous frappent. C'est pourquoi, je pense humblement que les "colonisés" et les "envahis" ont un destin commun: la fabrication d'un modèle de société qui convienne à leurs aspirations particulières.

C'est précisément à propos des pseudo particularismes qui caractérisent ou dont se réclament une partie des Peuples d'Afrique et d'Afghanistan que je m'interroge ce soir après l'article publié sur la prétendue "fin de l'Occident".

Cette "fin" est certainement réelle. Je n'en ai ni les moyens de l'infirmer ni le pouvoir de le confirmer. L'objet de mon propos, c'est de chercher à savoir s'il est pertinent, pour les Peuples des pays dominés de fonder leur prospérité, leur libération et leur dignité en pariant sur le déclin voire la disparition du modèle de société qui les comprime.

Comment les pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique du Sud résidant dans la banlieu de l'industrialisation peuvent-ils raisonnablement fonder leur essor sur la ruine du seul système jusqu'ici producteur de richesses et d'avancées technologiques alors qu'ils ne proposent aucune alternative?

La question est d'autant plus délicate, que le Groupe autrefois appelé "Non-Alignés" est si bien dispersé qu'il n'émerge aucune position commune sur un mode de gestion alternatif depuis la fameuse Conférence de Bandoeng.

Je ne sais d'ailleurs pas à quel Saint se voue aujourd'hui ce Groupe dans la mesure où l'Inde, le Brésil, la Chine se détachent peu à peu du club des dominés.

L'exemple de la Chine est symbolique à maints égards sur cette question. Il y a une quarantaine d'années ç peu près, la Chine élaborait sa fameuse "théorie des Trois Mondes": le Mondes des Dominants, le Monde des Dominés et le Monde des Dominés-Dominants.

La Chine s'est toujours ironiquement rangée dans ce le deuxième de ses Mondes. Quarante après, au regard de l'arrimage de la Chine au système capitaliste, qui peut aujourd'hui croire qu'elle fasse encore partie du Monde des Dominés, alors qu'elle était déjà pratiquement dans celui des Dominés-Dominants?

Pour revenir à notre histoire de Sociétés en survie, il me semble donc essentiel de nous adapter, comme la Chine à ce système politique et économique. Quitte à l'africaniser, à l'afghaniser, à l'australiser s'il le faut.

Si le capitalisme était aussi nocif ou nuisible, nombre d'entre nous ne braveraient pas les déserts et les océans pour y chercher refuge. C'est bien la preuve qu'il y fait mieux vivre. Que la personne humaine y a sa place. Ses droits et devoirs. Ses forces et limites. Ceci contraste fortement avec nos Sociétés où l'individu semble avoir plus d'obligations que de privilèges face à une élite gouvernante toujours à l'abri du besoin.

Accablons l'Occident pour les torts les plus néfastes à notre dignité: la protection des régimes autocrates et mangeurs d'excellence de nos régions. Accablons-le pour une aide publique au développement dont il sait par avance le détournement à des fins égoïstes.

Ne nous trompons néanmoins pas d'interlocuteurs, comme ces jeunes étudiants africains, déçus par le discours de Monsieur Sarkozy à Dakar: "Nous sommes déçus car on attendait du président Sarkozy un message d'espir à l'endroit de la jeunesse africaine".

Situation ubuesque que celle où les jeunes citoyens d'Etats prétendus souverains attendent l'absolution d'un chef d'Etat étranger, n'est-ce pas?

Ne nous trompons pas d'interlocuteurs. L
La jeunesse du Tiers ou Quart Monde où nous périclitons doit résolument inviter ses dirigeants à crever nos abcès idéologiques et culturels, comme l'Occident l'a su faire afin de conquérir l’Humanité et l'Univers.

Le maître-mot, la clé pour y parvenir s'appelle: LIBERTE,
racine du mot libéralisme que je préfère à celui de capitalisme qui me paraît fort corrompu.

Aux dires des commentateurs de John Locke, celui-ci aurait inspiré l'idée selon laquelle "les Peuples seraient à l'image de leurs gouvernants". En fermant cette page, j’ai envie de me demander :

Qu'en est-il de Nous?
Sujet: Le Pentagone précipite les Européens dans le chaos afghan
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Actualité   Sujet: QUI EST AUJOURD'HUI HABILITE A SECURISER L'AFGHANISTAN?    Lun 26 Jan - 21:48
L'article publié par notre ami, Sherak à propos des tractations menées entre Européens et Américains quant à la stabilisation de l'Afghanistan m'a inspiré deux questions: celle du devoir de Responsabilité de l'Europe sur la scène internationale et l'autre, de l'acteur qui est aujourd'hui en capacité de sécuriser l'Afghanistan.

1)-Qui est aujourd'hui capable d'assurer la protection du Peuple et du territoire d'Afghanistan?

Il est un truisme que de rappeler l'immensité du territoire afghan et des efforts substantiels qu'il importe de déployer pour le sécuriser. J'entends bien, par volonté de souveraineté et désir d'indépendance, les voix qui s'élèvent pour dénoncer la présence internationale.

POurtant, il n'est pas futile de se demander quelle structure, quelle entité, quel acteur est-il aujourd'hui capable d'apporter au Peuple afghan la sécurité dont il a besoin pour s'attaquer au défi du développement.

L'objectif poursuivi par l'Accord de Bonn de Décembre 2001 et le Pacte de Londres de Janvier-février 2006 sur la reconstruction nationale est de mobiliser à terme une Armée d'environ 100 000 hommes.

Or il semble ressortir des différents rapports du Secrétaire général de l'ONu sur le travail de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan, que cet objectif est improbable dans un proche avenir. Et quand bien-meme il serait hativement atteint pour respecter les termes de l'agenda international, ce Corps vital à la vie des Nations ne serait qu'imparfaitement opérationnel.

Que faut-il faire: rejeter l'apport des acteurs externes en matière de stabilisation par désir d'indépendance au risque de ne pas etre capable de s'assumer? Mettre à l'épreuve une Armée Nationale sous-équipée et peu formée? Se résigner à une situation d'anarchie où l'Homme se comporte souvent en "loup pour l'homme"?

Autrement dit, l'Afghanistan est-il en l'état capable d'assurer la sécurité de ses propres Population et territoire?

A chacun sa réponse.
La mienne est certainement utopique. Mais elle fait partie des thèses que je défends: la Responsabilisation de l'Europe.

2)-Pour une Responsabilisation de l'Europe sur la scène internationale

Il est vrai que l'Union européenne est une Organisation internationale d'intégration. Contrairement à l'ONU qui jouit d'une vocation universelle mondiale en raison de son principal objectif qu'est la coopération.

Pourtant, l'effort subtil, discret mais non moins efficace que l'UE mène en Afghanistan depuis l'adoption de la position commune 96/746/PESC du 17 Décembre 1996 est significatif. Sur le terrain, le processus initié par l'ONU à Bonn en fin 2001 a donné lieu à la désignation d'un Représentant spécial de l'UE pour l'Afghanistan (action commune 2001/875/PESC du 10 décembre 2001) et à l'instauration de la Mission de police EUPOL AFGHANISTAN (action commune 2007/369/PESC du 30 mai 2007: à vérifier!!).

Ces instruments ont vocation à faire triompher le pouvoir des Normes (Droit, Equité, Justice) au détriment de la Force brute.

A preuve, EUPOL AFGHANISTAN n'exerce pas de missions de police (patrouilles, cantonnement des équipements militaires, déminage..) Elle a plutot vocation à promouvoir les principes de l'Etat de droit, de la démoncratie, ainsi que des droits de l'Homme (y compris la femme et l'enfant!!), de la justice pénale et de la bonne gouvernance en Afghanistan.

Une implication plus substantielle des Européens pourrait les conduire à déployer les mécanismes de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD),afin d'assister ls Afghans dans la formation in situ des structures nationales de Sécurité et de Défense.

Les avantages seraient de deux ordres:
-le sentiment pour les Afghans de ne pas se sentir en état de nécessité et de dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds;

-la réduction des pertes financières et humaines générées par le déploiement de contingents étrangers dans un théatre d'opérations à hauts risques pour toutes les parties au conflit.

Ce que je pourrais saluer dans les pressions américaines sur leurs partenaires européens, c'est la stimulation du génie européen. Celui-ci peut convertir les appels au renfort des troupes en une action décisive en matière de formation locale et efficace des Afghans pour assumer de manière autonome ce principe fondateur des sociétés modernes:

LE DROIT DES PEUPLES A DISPOSER LIBREMENT D'EUX-MEMES.
[Faut-il encore en avoir les moyens...]

Salam!
Sujet: AIDE A LA RECHERCHE POUR UNE THESE SUR L'AFGHANISTAN
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Actualité   Sujet: REFERENCES DE PREMIERE ORDRE    Lun 26 Jan - 20:59
Bien Cher Ahmad,

Je vous sais gré des informations combien utiles que vous m'apportez à propos de l'Afghanistan. J'ai effectivement acquis ces deux ouvrages dont vous faites état dans votre sympathique message.

Il faut cependant avouer que les "choses" ont récemment pris un élan significatif en Afghanistan. A cet effet, il nous est fort recommandé d'exploiter en profondeur les ouvrages des Professeurs FAZELLY et HACQUANI ainsi que du Dr BACHARDOUST sur le nouveau constitutionnalisme afghan et le processus de transition dont il est issu.

Les notes que vous me faites parvenir m'amènent à préciser que mon étude porte en substance sur l'analyse juridique et politique de l'Accord de Bonn du 5 Décembre 2001. Les mécanismes d'encadrement international de la reconstruction de l'Etat en Afghanistan appellent une analyse comparative avec ceux mis en oeuvre par l'Accord de Dayton pour la Bosnie-Herzégovine par exemple. Ou plus récemment, avec le processus adopté en Irak. Pourquoi l'Afghanistan n'a-t-il pas fait l'objet d'une administration internationale? Quelles sont les sources de sa singularité? Et plus en amont, en quoi la crise d'Afghanistan constitue-t-elle une menace ou un risque de menace contre la paix et la sécurité internationales?

Telles sont, Cher Ahmad, les questions sur lesquelles je me penche depuis Février 2002. Car j'ai déjà soutenu un Mémoire de DEA sur L'implication de la Communauté internationale dans la résolution de la crise en Afghanistan.

Cette crise se poursuivant, je dois revisiter mes analyses et examiner désormais "le processus de résolution" à l'aune de l'action spécifique de la Politique étrangère et de sécurité commune de l'Union européenne en Afghanistan.

Je vous remercie d'avoir ravivé une partie de "ma flamme afghane".
Salam!
Sujet: AIDE A LA RECHERCHE POUR UNE THESE SUR L'AFGHANISTAN
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Actualité   Sujet: UNE THESE SUR L'AFGHANISTAN POUR UN NON-AFGHAN...    Dim 25 Jan - 21:16
Préparer une thèse sur l'Afghanistan pour un non-Afghan, ou plus précisément un citoyen du Gabon, n'est pas courant.

Qu'est-ce qui m'a conduit à m'intéresser à l'Afghanistan?

Trois éléments:

1-La construction d'un Etat à la faveur des influences conjuguées des Empires coloniaux et des communautés ethniques.

Ces données rapprochent l'Etat afghan des entités étatiques mis en place en Afrique après la décolonisation. Car le problème de la souveraineté internationale préoccupe encore les Afghans comme les Africains, dont les Etats sont le produit de la pensée occidentale.

2-La dynamique de l'institutionnalisation initiée par l'Accord de Bonn du 5 Décembre 2001 et le modèle étatique adopté en Afghanistan

La mise en commun des préceptes religieux et des principes du Droit international dans la Constitution de Janvier 2004 est une approche intéressante dans la reconstruction d'une société aussi plurielle que l'Afghanistan.

On ne peut s'empêcher d'y voir une réplique du processus mis en place pour l'élaboration d'un droit constitutionnel démocratique en Afrique du Sud après l'apartheid.
La recherche d'équilibre entre les différents segments de la société, les règles coutumières et les principes républicains font de l'Afghanistan une Nation tout aussi "arc-en-ciel" que l'Afrique du Sud post-apartheid.

3-Ce qui m'amène à l'Afghanistan, c'est également la richesse du patrimoine historique, des Peuples et du relief

J'ai parfois quelqu'admiration pour la métaphysique du Sage Zatathoustra, dont Nietzsche fait état dans son oeuvre.

Aux dires de certains, ce Sage serait originaire d'Afghanistan. Ce qui serait passionnant, ce serait de refaire son parcours initiatique à travers un périple dans ce pays.

En résumé, pour l'aspirant au Droit international que je suis, le processus de résolution de la crise de l'Etat en Afghanistan met en lumière les forces et faiblesses des mécanismes de reconstruction post-conflit que les Nations unies et ses partenaires utilisent pour faire face à la déliquescence des Etats. L'appropriation des instruments de bonne gouvernance (démocratie, multipartisme, respect des droits de l'Homme, égalité des citoyens devant la loi et les charges publiques) est donc essentielle à la prospérité des pays pauvres. Tout autant que l'aide internationale au développement, qui reste d'ailleurs insuffisante et inefficace.

Le volet qui m'intéresse particulièrement touche au rôle joué par l'Union européenne dans l'effort international de reconstruction de l'Afghanistan dans la dynamique initiée par l'ONU.

C'est pourquoi, l'intitulé de ma recherche porte sur La contribution de l'Union européenne au processus de résolution de la crise de l'Etat en Afghanistan. La question de l'instabilité gouvernementale qui préoccupe en Afghanistan depuis le retrait des troupes soviétiques appelent ainsi un examen substantiel, au regard de la lutte acharnée que mènent les acteurs internes pour l'exercice du Pouvoir et des ingérences étrangères systématiques dans les Affaires intérieures de l'Afghanistan.

Je serais donc heureux d'entrer en contact avec des Afghanes et Afghans ayant quelque connaissance du fonctionnement de la Meshrano Jirga et de la Wolesi Jirga, ainsi que du Gouvernement KARZAI lui-même. Ces éléments sont utiles pour une analyse approfondie des évolutions qu'aura connues l'Afghanistan depuis l'installation de l'Autorité de transition en Décembre 2001.

Merci à vous d'avoir eu la gentillesse de m'accueillir dans votre espace de discussions. Je suis persuadé que vous avez beaucoup à m'apporter, tant en ce qui concerne mes recherches qu'en ce qui touche aux informations générales sur la vie politique en Afghanistan.

Salam!
Sujet: Bientôt un espace consacré au DROIT?
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Economie   Sujet: DU DROIT ET ENCORE DU DROIT    Sam 24 Jan - 19:47
Une question devrions-nous attribuer les principales calamités qu'ait vécues l'Afghanistan depuis le renversement de la monarchie dans la nuit du 16 au 17 Juillet 1973, si ce n'est à l'affrontement entre les différentes interprétations des Normes applicables en Afghanistan, comme dans toutes les sociétés modernes?

Je comprends bien qu'un Forum donne surtout l'occasion de se distraire. MAis, je souhaiterais vous rappeler, cher ami (ou chère amie), que les sujets graves dont nous discutons dans ce forum ne visent pas qu'à distraire.

Elles sont le reflet de ce qu'une partie de l'Humanité (les Afghans et les amis de l'Afghanistan) souhaitent de mieux pour la paix et la sécurité; la concorde et l'harmonie entre les Peuples.

C'est pourquoi, le bonheur des Afghans doit etre entendu

Je souhaite m'etre trompé en intégrant votre Forum.Mais je crois résolument qu'un éclat de clairvoyance est né dans vos discussions. Et j'y ai perçu un écho du "débat afghan". Cette merveilleuse polyphonie dont Joseph KESSEL nous rappelle la richesse dans son roman Les Cavaliers.

Alors, si vous n'etes pas sensibles à ces questions,
Je me contenterais de vous lire.

Salam
Sujet: Bientôt un espace consacré au DROIT?
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Economie   Sujet: Pourquoi pas?    Ven 23 Jan - 1:02
Il y a bien des rubriques consacrées à l'Histoire, à l'Economie, à la Cuisine, à l'Humour, à la Religion.


Une page DROIT me semble utile.

Le Droit est la seule science qui instruit et protège l'Homme et la Femme pour le passé, le présent et l'avenir.

Pour la passé, avec le principe de rétroactivité de certaines normes.

Pour le présent avec l'effectivité du Droit positif.

Et pour le futur, avec le principe de l'effet immédiat, car la Loi dispose pour l'avenir.

Nombre des malentendus qui naissent et persistent entre l'Afghanistan et lui-même, puis entre l'Afghanistan et l'Autre sont dus à un déficit d'esprit critique sur le pouvoir des Normes.

Salam!
Sujet: prisonnier à guantanamo
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Général   Sujet: ENFIN, DIRE QUE NOUS LE SAVONS...    Mer 21 Jan - 23:39
Dire que nous sachions de quoi il en retourne de la torture aux USA me paraît risqué.

Naturellement, je n'en sais pas plus que vous.

Cependant, ce qui me semble essentiel, bien que naïf au regard de la pratique observée sous l'administration Bush, c'est de donner primauté au Droit.

Les prisonniers de Guantanamo, en ce qu'ils furent capturés par des forces armées en campagne (pour la plupart) devraient jouir du statut de prisonniers de guerre tel qu'il est défini par les Conventions de Genèves d'août 1949 et leurs protocoles additionnels.

Il faut donc militer-faute de mieux- de manière à inciter les nouvelles Autorités des Etats-Unis à reconnaître pleinement aux personnes incarcérées dans ce camp placé sous souveraineté américaine le statut de prisonniers de guerre.

Seul ce dernier est conforme à l'action militaire qui se poursuit en Afghanistan notamment. Il confère aux détenus un régime de protection renforcé et à la Puissance détentrice des obligations juridiques vitales à la dignité humaine.

Il n'y a pas de raison que la lutte contre le terrorisme soit considérée comme une guerre et que les acteurs de cette action n'en tirent pas toutes les conséquences.

Salam
Sujet: prisonnier à guantanamo
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Général   Sujet: OBAMA & GUANTANAMO    Mer 21 Jan - 22:54
Que pensez-vous de la décision prise par le président OBAMA de surseoir à statuer sur le cas des prisionniers de la base-prison de Cuba?

Moi j'y perçois une amorce d'intégration de ce contentieux au droit commun et certainement au régime du droit international humanitaire.
Sujet: Bientôt un espace consacré au DROIT?
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Economie   Sujet: Bientôt un espace consacré au DROIT?    Mar 20 Jan - 1:55
à quand un espace dédié au DROIT?
Sujet: AIDE A LA RECHERCHE POUR UNE THESE SUR L'AFGHANISTAN
BENGA NDJEME

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Rechercher dans: Actualité   Sujet: AIDE A LA RECHERCHE POUR UNE THESE SUR L'AFGHANISTAN    Mer 31 Déc - 22:38
BONJOUR AMIS ET AMIES AFGHANS,

JE SUIS DOCTORANT A L'UNIVERSITE DE NANCY 2 PREPARANT UNE THESE SUR LES CONSEQUENCES INTERNATIONALES DE LA SITUATION EN AFGHANISTAN

JE VOUS SERAIS RECONNAISSANT DE BIEN VOULOIR M'INDIQUER DES SOURCES D'INFORMATIONS RELATIVES AUX ACTIVITES DU GOUVERNEMENT KARZAI EN FRANçAIS OU EN ANGLAIS . SURTOUT EN MATIERE DE JUSTICE ET DE LEGISLATION AFIN DE PERMETTRE UNE MEILLEURE EVALUATION DE LA PORTEE DE L'ACCORD DE BONN DU 5 DECEMBRE 2001.

JE REMERCIE NOTAMMENT CEUX D'ENTRE VOUS QUI VIVENT OU RESIDENT A NANCY DE BIEN VOULOIR M'ACCORDER LEUR AMITIE

CORDIALEMENT

ARTHUR BENGA NDJEME
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