Aux amoureux de l'Afghanistan.
 
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 René Guénon

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Golestan
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MessageSujet: René Guénon   Lun 8 Juin - 17:21

Salam

Cheikh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ (René Guénon)

Dans la lignée de l'imam Al-Ghazâlî

René Guénon naquit à Blois le 15 novembre 1886, dans une famille française aisée et très catholique.

Son père était un architecte notable. La vie de Guénon, qui ne se distingue pas par des événements marquants, fut paisible et calme. Dès son enfance apparaissent les signes d'une intelligence aiguë. Il débuta son instruction dans la région où il grandit, et il fut toujours au-dessus de ses camarades de classe. Après avoir remporté plusieurs prix qu'on décernait aux plus doués, il obtint son baccalauréat en 1904. Il monta aussitôt à Paris où il séjourna deux ans pour préparer la licence. Toutefois, Paris ne l'appelait pas à poursuivre ses études universitaires limitées : d'autres portes s'ouvraient à lui, toutes aussi plaisantes qu'attrayantes. Il ne s'agissait point de plaisirs des sens ou autres satisfactions matérielles. S'il est vrai que Paris procurait ce genre de plaisirs aux matérialistes sentimentalistes, cette ville offrait aussi certains agréments spirituels qui nourrissaient les consciences qui ne sont pas illusionnées par le monde d'ici-bas et par ses beautés.

René Guénon était justement de ce dernier genre : aspirant à la Connaissance, dans le sens ésotérique du terme, il portait ses regards vers le Ciel dont il voulait déchirer les voiles, lever les mystères pour atteindre la Vérité. Il était tout à fait semblable en cela à l'imam Al-Ghazâlî. Si nous devions définir la situation de Guénon, nous ne trouverions rien de mieux que ces paroles de l'imam Al-Ghazâlî parlant de lui-même :

« Dès ma plus tendre enfance, voire ma puberté et bien avant mes vingt ans, jusqu'à ce jour - où j'ai dépassé la cinquantaine -, je n'ai eu de cesse de me plonger dans les abysses de cet océan profond [l'océan de la connaissance], m'immergeant dans ses flots avec audace, précaution, sans lâcheté ni méfiance. Je creuse tout problème obscur et affronte toute question compliquée. Je m'intéresse à tous les cas difficiles, scrutant les croyances de chaque secte, cherchant à découvrir les subtilités doctrinales de tous les groupes, et ce, afin d'y démêler le vrai du faux et d'y distinguer ce qui est conforme à la tradition prophétique de ce qui relève de l'innovation. Je désire saisir ce que cache l'ésotériste (bâtinî). Je veux savoir ce que le littéraliste (zhâhirî) tire de son littéralisme, et atteindre le fond de la pensée du philosophe. Je m'efforce de comprendre en profondeur le système dialectique du théologien. Je désire ardemment découvrir le secret de la pureté du soufi. J'observe attentivement ce que le dévot récolte de sa dévotion. Quant à l'hérétique, je cherche à comprendre, au-delà de sa négation, les raisons d'une telle audace et hérésie.

« La soif de découvrir la réalité profonde des choses (haqâ'iq al-umûr) fut très tôt, chez moi, une habitude, une pratique courante, une tendance instinctive : c'était une disposition naturelle (fitra) que Dieu avait mise en moi, sans choix ni savoir-faire de ma part. A l'approche de l'adolescence, les liens du conformisme aveugle (taqlîd) se dénouèrent en moi et les croyances héritées se brisèrent. »[1]

Tel était exactement le cas de René Guénon. Il sentait le besoin de s'éloigner des cérémonials et des formalismes, alors que Paris lui découvrait nombre de ses aspects liés à la culture et à la spiritualité. La ville regorgeait d'écoles de pensée très diverses. Il y avait, d'une part, la maçonnerie ainsi que des groupes se réclamant de l'Inde, du Tibet ou de la Chine, et, d'autre part, des spiritualistes de différentes tendances, parfois même en opposition. Mais on trouvait également ceux qui pratiquaient la sorcellerie, l'astrologie, l' « évocation des esprits », etc.

René Guénon abandonna sans regret ses études à l'université, pour s'abreuver à ces multiples sources. Il s'affilia à certaines, se rapprocha d'autres, prit connaissance du but qu'elles s'assignaient, et participa même à leurs activités. Il y obtint des grades élevés.

Le lien étroit qu'il entretenait avec ces écoles fut la cause directe de sa rupture avec la plupart d'entre elles. Il se rendit compte, en effet, de ce qu'il y avait de bon et de mauvais en elles, et son œil critique, ainsi que sa ferme conviction, le conduisirent à la certitude que toutes ces écoles n'étaient que des formes trompeuses qui n'amenaient pas véritablement l'homme à la connaissance métaphysique ou au dévoilement. Il se sépara donc d'elles peu à peu.

Aussitôt débarrassé de ces relations tendancieuses, René Guénon fonda en 1909 une revue nommée La Gnose. Cette revue présentait un caractère ésotérique similaire à celui qui avait caractérisé une revue précédente : La Voie. C'est un intellectuel français du nom de Champrenaud qui supervisait la ligne éditrice de cette dernière revue tout en prenant part à sa publication. Champrenaud était entré en islam sous le nom de 'Abd-al-Haqq. La revue parut de 1904 à 1907 quand, pour des raisons matérielles, l'édition s'acheva, une période au cours de laquelle René Guénon fit la connaissance de 'Abd-al-Haqq. Ce dernier l'aidera ensuite à la rédaction de la nouvelle revue La Gnose, où furent publiées des études sur l'islam, sur l'hindouisme et sur le bouddhisme. En même temps, la revue critiquait et dénonçait les déviations et les erreurs des écoles qui se rattachaient au spiritualisme.

La parution de La Gnose se poursuivit jusqu'en 1912, année où Guénon entra en islam, sous le nom de « Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ ».

Comment Guénon a-t-il embrassé l'islam ? Pourquoi et par la main de qui ? Ce sont des questions que les Occidentaux ont posées. Ils ont émis différentes hypothèses pour y répondre, mais leurs opinions sont restées à ce stade.

René Guénon a dit qu'il était entré en contact direct avec des représentants des traditions orientales. Comment ? Et avec qui? De plus, Guénon a dédié l'un de ses livres au Shaykh

Abd-ar-Rahmân 'Illaysh. Qui est ce Shaykh ? Comment Guénon l'a-t-il connu ? Est-ce lui qui l'a guidé vers l'islam ? Et comment?

Toutes ces questions étaient restées obscures jusqu'à ce que le professeur Vâlsan y réponde — celui-ci embrassa l'islam et maîtrisait parfaitement la langue du Coran — de façon brillante à travers une recherche exhaustive qui est parue dans le numéro de janvier-février 1953 de la revue française Etudes traditionnelles. Nous résumons cette recherche dans ce qui suit.

Le Shaykh 'Illaysh et le Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ

Le lien entre le Shaykh al-Akbar, sayyidunâ Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî, et le Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ est évident. Guénon est devenu musulman par le biais d'un maître qui se rattachait à la spiritualité du Shaykh al-Akbar, à savoir le Shaykh 'Illaysh al-Kabîr, auquel Guénon a dédié l'un de ses livres, en ces termes : « A la mémoire vénérée de Esh-Sheikh Abder-Rahmân Elîsh El-Kebîr, El-Alim, El-Malki, El-Maghribi, à qui est due la première idée de ce livre. Meçr el-Qâhirah 1329-1349 H. »

Le Shaykh 'Illaysh était issu d'une famille marocaine dont le membre le plus connu est le Shaykh Muhammad 'Illaysh al-Kabîr (1218-1299 H.). Le Shaykh Muhammad 'Illaysh étudia à l'Université d'al-Azhar, puis y enseigna à partir de 1245 H. Plus de deux cent étudiants suivaient ses leçons. Il accéda à la fonction de Shaykh al-Mâlikî et de Mufti des territoires égyptiens en 1270 H. On dit à son sujet que « de son vivant, il employait son temps à la rédaction, à l'enseignement, au service d'adoration, il se détournait de ce bas monde et de ses gens, et était irréprochable vis-à-vis de Dieu. » Il a écrit de nombreux ouvrages touchant les différentes sciences qui sont enseignées à al-Azhar.[2] Ce shaykh égyptien nous intéresse, à un autre égard, car en dehors de sa qualité initiatique qui était des plus hautes, il en avait une autre. Guénon expliquait, en effet [, dans une lettre à Michel Vâlsan] : « Le Cheikh Elîsh était le Cheikh d'une branche shâdhilite, et en même temps Cheikh du madhhab mâleki à El-Azhar. »

La Shâdhiliyya est une organisation initiatique fondée, au Vllème siècle de l'Hégire, par le Shaykh Abû-l-Hasan ash-Shâdhilî, l'une des plus grandes figures spirituelles de l'islam. Ainsi, le Shaykh auquel était rattaché René Guénon réunissait les deux aspects que sont la haqîqa et la sharî'a : il était shaykh d'une tarîqa et shaykh d'un madhhab[3]. Ce fait important témoigne de l'orthodoxie islamique de son disciple.

On remarquera que c'est ce maître qui eut la première idée du livre du Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ : Le symbolisme de la croix. Puisque ce maître ouvrit la voie à Guénon et le guida, il est bon d'informer les lecteurs à son propos et à propos de l'intermédiaire qu'il y avait entre le Shaykh 'Illaysh et Guénon. Les renseignements qui suivent sont tirés de la revue arabo-italienne qui était éditée au Caire en 1907 : an-Nâdî.

L'esprit qui gouvernait cette revue était celui du Shaykh al-Akbar Muhyî-d-dîn Ibn 'Arabî. Cette revue a joué un rôle de précurseur par rapport à d'autres revues qui parurent en France par la suite, et auxquelles Guénon participa largement. 'Abd-al-Hâdî (Abdul-Hâdi) était l'un des plus brillants rédacteurs de la revue, tant pour la partie arabe que pour la partie italienne. D'origine lituano-finlandaise et chrétienne, Ivan Gustaf de son nom d'origine, se convertit à l'islam et apprit l'arabe. Il publia des articles dans la revue, des éditions de traités des maîtres de l'ésotérisme islamique, dont le Shaykh al-Akbar, et des traductions de certains de ces textes. Il est beaucoup question dans la revue An-Nâdî du Shaykh 'Abd-ar-Rahmân 'Illaysh, qui rédigea lui-même un article sur Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî.

'Abd-al-Hâdî, qui était naturellement en rapport personnel avec le Shaykh 'Abd-ar-Rahmân 'Illaysh, nous donne sur celui-ci de précieux renseignements. Il le présente notamment comme « un des hommes les plus célèbres de l'Islam, fils du restaurateur du rite malékite, et lui-même un sage profond, respecté de tous, depuis les plus humbles jusqu'aux princes et aux sultans, chef de beaucoup de confréries religieuses répandues dans tout le monde musulman, enfin une autorité incontestable de l'Islam ésotérique et exotérique, juridique et politique. Toutefois, son père et lui se sont toujours tenus loin des intrigues politiques de toutes sortes. Leur intégrité, leur austérité et leur profond savoir, unis à une ascendance illustre, leur promettaient une position exceptionnellement prépondérante en Islam ; ils n'en voulurent rien savoir.

« Ce qui a établi la légende de leur fanatisme, c'est une fatwâ restée célèbre, laquelle disait-on, eut pour conséquence la révolte de 'Orâbî Pasha en 1882. [...] A la suite des événements de 1882, les deux Cheikhs Elîsh, le père et le fils, furent jetés en prison et condamnés à mort. Le père mourut en prison ; le fils fut gracié et exilé...

« La mauvaise fortune poursuivit le Cheikh jusque dans son exil. Sa notoriété, sa naissance, son intégrité même, le rendaient suspect ; et sous la sotte accusation d'aspirer au Califat universel du monde musulman, pour son propre compte ou pour celui du sultan du Maroc, il fut de nouveau mis en prison, cette fois sur l'ordre d'un prince musulman.

« Pendant deux ans, il resta dans une cellule immonde où toute chose était pourriture, et où l'eau menaçait de faire irruption. Pour l'épouvanter, on fit tuer devant lui des condamnés. Finalement, il eut sa grâce on le fit sortir de prison, et on lui concéda un exil honorable à Rhodes.

« Il avait séjourné encore à Damas, où le célèbre adversaire des Français en Algérie, l'Emir Abd El-Kader, devint son ami et condisciple dans le même enseignement spirituel [celui du Cheikh al-Akbar, à l'étude duquel l'émir consacra son temps, dans la dernière partie de sa vie. L'Emir avait financé la première édition imprimée de l'œuvre maîtresse du Cheikh al-Akbar les Futûhât al-Makkiyya dont l'étendue est d'environ 2500 pages.] Lorsque l'Emir mourut, le Cheikh lui fit les derniers offices et l'enterra à Sâlihiyyé, à côté de la tombe même du Grand Maître, le Cheikh Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî.

« Amnistié par la reine Victoria, le Cheikh rentra pour s'établir au Caire. De là, il irradie son influence bénéfique dans le monde musulman non seulement comme sommité scientifique, mais encore comme chef suprême de beaucoup de congrégations religieuses. Comme toujours, il se maintient - et les siens avec lui - loin et au-dessus des petites intrigues du jour, de la corruption et des cupidités qui allèchent l'âme. Chaque fois que vous rencontrez en Orient un homme supérieur par le caractère et le savoir, vous pourrez être sûr de vous trouver en présence d'un "châdilite"[4]. Maintenant, c'est surtout par la vertu de la rectitude et de la haute personnalité du Cheikh Elîsh que cette admirable congrégation maintient les sublimes traditions de son fondateur, le Très Heureux, Abû-l-Hasan ach-Châdhilî, à travers la contamination générale ».[5]

La revue an-Nâdî publia un article du Shaykh 'Illaysh sur Muhyî-d-dîn, à la fin duquel il remerciait 'Abd-al-Hâdî pour le noble service qu'il rendait à la civilisation en faisant connaître Muhyî-d-dîn, puis il terminait en l'encourageant à continuer ses études sur l'ésotérisme, sans se préoccuper de la haine de ceux qui ne comprennent pas l'islam selon sa haqîqa.

A peine l'article du Shaykh était-il publié que, dans le numéro suivant, on annonçait qu'il venait de se constituer en Italie et en Orient une société pour l'étude d'Ibn 'Arabî. La nouvelle société avait pris le nom d'« Akbariyya » et se donnait pour orientation :

- D'approfondir et de diffuser les enseignements du Shaykh Muhyî-d-dîn, aussi bien exotériques qu'ésotériques, par des éditions, traductions et commentaires des œuvres de celui-ci et de ses disciples, ainsi que par des conférences et des réunions.

- De réunir le plus grand nombre possible d'amis et de disciples du Shaykh Ibn 'Arabî, pour former de cette façon, un lien de fraternité et un rapprochement basé sur la solidarité intellectuelle entre les élites d'Orient et d'Occident.

- D'aider matériellement et d'encourager moralement ceux qui suivent la voie qu'a tracée Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî, et surtout ceux qui, par la parole et les actes, œuvrent pour sa diffusion.

- Le travail de la société s'étendra encore à l'étude des Maîtres orientaux du soufisme, comme par exemple Jalâl-ad-Dîn ar-Rûmî, mais le sujet principal restera Ibn 'Arabî.

- La société ne s'occupera jamais de questions politiques, quelles qu'elles soient, et ne sortira pas de la recherche religieuse et sapientielle.

'Abd-al-Hâdî commença l'édition de ses études sur le soufisme et, ayant eu l'heureuse fortune de trouver une vingtaine d'œuvres d'Ibn 'Arabî, manuscrits rares et précieux, il entreprit de les analyser. Malheureusement, la revue n'échappa pas au mal des ennemis du soufisme, et elle dut s'interrompre. Suivant les conseils du Shaykh 'Illaysh, 'Abd-al-Hâdî essaya d'établir un lien spirituel entre l'Orient et l'Occident, et partit donc pour la France.

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Golestan
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MessageSujet: Re: René Guénon   Lun 8 Juin - 17:22

C'est là qu'il rencontra Guénon qui, à la même époque, éditait La Gnose. 'Abd-al-Hâdî, à partir de 1910, prit une part sérieuse et active dans les activités de la revue, par des études et surtout des traductions en langue française de textes du soufisme. La compagnie de 'Abd-al-Hâdî permit à Guénon d'établir un lien fort et solide avec le Shaykh 'Illaysh, notamment à travers une relation épistolaire et des échanges de vues, qui aboutirent en 1912 à l'entrée de Guénon en islam, après l'avoir amplement étudié.

La guerre, qui éclata en 1914, suspendit toutes activités touchant à la religion, à l'esprit et à la pensée. 'Abd-al-Hâdî partit pour l'Espagne, où il fut rappelé à Dieu en 1917 à Barcelone.

René Guénon resta seul en Europe à porter l'étendard du jihâd, continuant et développant ce qu'avait esquissé la « Akbariyya », cette société qui suivait les traces du Shaykh al-Akbar Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî. Celui qui orienta Guénon dans cette direction est donc, en réalité, le Shaykh 'Illaysh, qui ne fut que le miroir renvoyant l'image du Shaykh al-Akbar, la plus éminente manifestation du taçawwuf et de la doctrine islamique. Puisque le Shaykh 'Illaysh fut un mâlikite conservateur, son soufisme ne sort pas du cadre des enseignements islamiques, et s'il en va ainsi pour lui, il en va de même pour son disciple René Guénon.
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MessageSujet: Re: René Guénon   Lun 8 Juin - 18:01

Salam

Extraits de "La crise du monde moderne" par René Guénon (Paris, Gallimard, 1946).

p. 147 ; "...plus un homme a des besoins, plus il risque de manquer de quelque chose, et par conséquent d'être malheureux, la civilisation moderne vise à multiplier les besoins artificiels, et comme nous le disions déjà plus haut, elle créera toujours plus de besoins qu'elle n'en pourra satisfaire, car une fois qu'on s'est engagé dans cette voie, il bien difficile de s'y arrêter, et il n'y a même aucune raison de s'arrêter à un point déterminé. Les hommes ne pouvaient éprouver aucune souffrance d'être privés de choses qui n'existaient pas et auxquelles ils n'avaient jamais songé ; maintenant au contraire, ils souffrent forcément si ces choses leur font défaut, puisqu'ils se sont habitués à les regarder comme nécessaires, et que, en fait, elles leur sont vraiment devenues nécessaires. "
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Golestan
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MessageSujet: Re: René Guénon   Lun 8 Juin - 18:11

deva a écrit:
Salam

Extraits de "La crise du monde moderne" par René Guénon (Paris, Gallimard, 1946).

p. 147 ; "...plus un homme a des besoins, plus il risque de manquer de quelque chose, et par conséquent d'être malheureux, la civilisation moderne vise à multiplier les besoins artificiels, et comme nous le disions déjà plus haut, elle créera toujours plus de besoins qu'elle n'en pourra satisfaire, car une fois qu'on s'est engagé dans cette voie, il bien difficile de s'y arrêter, et il n'y a même aucune raison de s'arrêter à un point déterminé. Les hommes ne pouvaient éprouver aucune souffrance d'être privés de choses qui n'existaient pas et auxquelles ils n'avaient jamais songé ; maintenant au contraire, ils souffrent forcément si ces choses leur font défaut, puisqu'ils se sont habitués à les regarder comme nécessaires, et que, en fait, elles leur sont vraiment devenues nécessaires. "
Salam
Quelle vérité, et c'est ce que je me dis très souvent, personellement j'aurais aimé vivre il y a environs 500 ans voir plus, ne pas avoir connu la voiture, l'avion, le téléphone, le net etc....
Plus on a des choses plus on est malheureux et plus on veut plus.
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Nur
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MessageSujet: Re: René Guénon   Mar 5 Jan - 16:23

Golestan a écrit:
Salam

Cheikh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ (René Guénon)

Dans la lignée de l'imam Al-Ghazâlî

René Guénon naquit à Blois le 15 novembre 1886, dans une famille française aisée et très catholique.

Son père était un architecte notable. La vie de Guénon, qui ne se distingue pas par des événements marquants, fut paisible et calme. Dès son enfance apparaissent les signes d'une intelligence aiguë. Il débuta son instruction dans la région où il grandit, et il fut toujours au-dessus de ses camarades de classe. Après avoir remporté plusieurs prix qu'on décernait aux plus doués, il obtint son baccalauréat en 1904. Il monta aussitôt à Paris où il séjourna deux ans pour préparer la licence. Toutefois, Paris ne l'appelait pas à poursuivre ses études universitaires limitées : d'autres portes s'ouvraient à lui, toutes aussi plaisantes qu'attrayantes. Il ne s'agissait point de plaisirs des sens ou autres satisfactions matérielles. S'il est vrai que Paris procurait ce genre de plaisirs aux matérialistes sentimentalistes, cette ville offrait aussi certains agréments spirituels qui nourrissaient les consciences qui ne sont pas illusionnées par le monde d'ici-bas et par ses beautés.

René Guénon était justement de ce dernier genre : aspirant à la Connaissance, dans le sens ésotérique du terme, il portait ses regards vers le Ciel dont il voulait déchirer les voiles, lever les mystères pour atteindre la Vérité. Il était tout à fait semblable en cela à l'imam Al-Ghazâlî. Si nous devions définir la situation de Guénon, nous ne trouverions rien de mieux que ces paroles de l'imam Al-Ghazâlî parlant de lui-même :

« Dès ma plus tendre enfance, voire ma puberté et bien avant mes vingt ans, jusqu'à ce jour - où j'ai dépassé la cinquantaine -, je n'ai eu de cesse de me plonger dans les abysses de cet océan profond [l'océan de la connaissance], m'immergeant dans ses flots avec audace, précaution, sans lâcheté ni méfiance. Je creuse tout problème obscur et affronte toute question compliquée. Je m'intéresse à tous les cas difficiles, scrutant les croyances de chaque secte, cherchant à découvrir les subtilités doctrinales de tous les groupes, et ce, afin d'y démêler le vrai du faux et d'y distinguer ce qui est conforme à la tradition prophétique de ce qui relève de l'innovation. Je désire saisir ce que cache l'ésotériste (bâtinî). Je veux savoir ce que le littéraliste (zhâhirî) tire de son littéralisme, et atteindre le fond de la pensée du philosophe. Je m'efforce de comprendre en profondeur le système dialectique du théologien. Je désire ardemment découvrir le secret de la pureté du soufi. J'observe attentivement ce que le dévot récolte de sa dévotion. Quant à l'hérétique, je cherche à comprendre, au-delà de sa négation, les raisons d'une telle audace et hérésie.

« La soif de découvrir la réalité profonde des choses (haqâ'iq al-umûr) fut très tôt, chez moi, une habitude, une pratique courante, une tendance instinctive : c'était une disposition naturelle (fitra) que Dieu avait mise en moi, sans choix ni savoir-faire de ma part. A l'approche de l'adolescence, les liens du conformisme aveugle (taqlîd) se dénouèrent en moi et les croyances héritées se brisèrent. »[1]

Tel était exactement le cas de René Guénon. Il sentait le besoin de s'éloigner des cérémonials et des formalismes, alors que Paris lui découvrait nombre de ses aspects liés à la culture et à la spiritualité. La ville regorgeait d'écoles de pensée très diverses. Il y avait, d'une part, la maçonnerie ainsi que des groupes se réclamant de l'Inde, du Tibet ou de la Chine, et, d'autre part, des spiritualistes de différentes tendances, parfois même en opposition. Mais on trouvait également ceux qui pratiquaient la sorcellerie, l'astrologie, l' « évocation des esprits », etc.

René Guénon abandonna sans regret ses études à l'université, pour s'abreuver à ces multiples sources. Il s'affilia à certaines, se rapprocha d'autres, prit connaissance du but qu'elles s'assignaient, et participa même à leurs activités. Il y obtint des grades élevés.

Le lien étroit qu'il entretenait avec ces écoles fut la cause directe de sa rupture avec la plupart d'entre elles. Il se rendit compte, en effet, de ce qu'il y avait de bon et de mauvais en elles, et son œil critique, ainsi que sa ferme conviction, le conduisirent à la certitude que toutes ces écoles n'étaient que des formes trompeuses qui n'amenaient pas véritablement l'homme à la connaissance métaphysique ou au dévoilement. Il se sépara donc d'elles peu à peu.

Aussitôt débarrassé de ces relations tendancieuses, René Guénon fonda en 1909 une revue nommée La Gnose. Cette revue présentait un caractère ésotérique similaire à celui qui avait caractérisé une revue précédente : La Voie. C'est un intellectuel français du nom de Champrenaud qui supervisait la ligne éditrice de cette dernière revue tout en prenant part à sa publication. Champrenaud était entré en islam sous le nom de 'Abd-al-Haqq. La revue parut de 1904 à 1907 quand, pour des raisons matérielles, l'édition s'acheva, une période au cours de laquelle René Guénon fit la connaissance de 'Abd-al-Haqq. Ce dernier l'aidera ensuite à la rédaction de la nouvelle revue La Gnose, où furent publiées des études sur l'islam, sur l'hindouisme et sur le bouddhisme. En même temps, la revue critiquait et dénonçait les déviations et les erreurs des écoles qui se rattachaient au spiritualisme.

La parution de La Gnose se poursuivit jusqu'en 1912, année où Guénon entra en islam, sous le nom de « Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ ».

Comment Guénon a-t-il embrassé l'islam ? Pourquoi et par la main de qui ? Ce sont des questions que les Occidentaux ont posées. Ils ont émis différentes hypothèses pour y répondre, mais leurs opinions sont restées à ce stade.

René Guénon a dit qu'il était entré en contact direct avec des représentants des traditions orientales. Comment ? Et avec qui? De plus, Guénon a dédié l'un de ses livres au Shaykh

Abd-ar-Rahmân 'Illaysh. Qui est ce Shaykh ? Comment Guénon l'a-t-il connu ? Est-ce lui qui l'a guidé vers l'islam ? Et comment?

Toutes ces questions étaient restées obscures jusqu'à ce que le professeur Vâlsan y réponde — celui-ci embrassa l'islam et maîtrisait parfaitement la langue du Coran — de façon brillante à travers une recherche exhaustive qui est parue dans le numéro de janvier-février 1953 de la revue française Etudes traditionnelles. Nous résumons cette recherche dans ce qui suit.

Le Shaykh 'Illaysh et le Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ

Le lien entre le Shaykh al-Akbar, sayyidunâ Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî, et le Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ est évident. Guénon est devenu musulman par le biais d'un maître qui se rattachait à la spiritualité du Shaykh al-Akbar, à savoir le Shaykh 'Illaysh al-Kabîr, auquel Guénon a dédié l'un de ses livres, en ces termes : « A la mémoire vénérée de Esh-Sheikh Abder-Rahmân Elîsh El-Kebîr, El-Alim, El-Malki, El-Maghribi, à qui est due la première idée de ce livre. Meçr el-Qâhirah 1329-1349 H. »

Le Shaykh 'Illaysh était issu d'une famille marocaine dont le membre le plus connu est le Shaykh Muhammad 'Illaysh al-Kabîr (1218-1299 H.). Le Shaykh Muhammad 'Illaysh étudia à l'Université d'al-Azhar, puis y enseigna à partir de 1245 H. Plus de deux cent étudiants suivaient ses leçons. Il accéda à la fonction de Shaykh al-Mâlikî et de Mufti des territoires égyptiens en 1270 H. On dit à son sujet que « de son vivant, il employait son temps à la rédaction, à l'enseignement, au service d'adoration, il se détournait de ce bas monde et de ses gens, et était irréprochable vis-à-vis de Dieu. » Il a écrit de nombreux ouvrages touchant les différentes sciences qui sont enseignées à al-Azhar.[2] Ce shaykh égyptien nous intéresse, à un autre égard, car en dehors de sa qualité initiatique qui était des plus hautes, il en avait une autre. Guénon expliquait, en effet [, dans une lettre à Michel Vâlsan] : « Le Cheikh Elîsh était le Cheikh d'une branche shâdhilite, et en même temps Cheikh du madhhab mâleki à El-Azhar. »

La Shâdhiliyya est une organisation initiatique fondée, au Vllème siècle de l'Hégire, par le Shaykh Abû-l-Hasan ash-Shâdhilî, l'une des plus grandes figures spirituelles de l'islam. Ainsi, le Shaykh auquel était rattaché René Guénon réunissait les deux aspects que sont la haqîqa et la sharî'a : il était shaykh d'une tarîqa et shaykh d'un madhhab[3]. Ce fait important témoigne de l'orthodoxie islamique de son disciple.

On remarquera que c'est ce maître qui eut la première idée du livre du Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ : Le symbolisme de la croix. Puisque ce maître ouvrit la voie à Guénon et le guida, il est bon d'informer les lecteurs à son propos et à propos de l'intermédiaire qu'il y avait entre le Shaykh 'Illaysh et Guénon. Les renseignements qui suivent sont tirés de la revue arabo-italienne qui était éditée au Caire en 1907 : an-Nâdî.

L'esprit qui gouvernait cette revue était celui du Shaykh al-Akbar Muhyî-d-dîn Ibn 'Arabî. Cette revue a joué un rôle de précurseur par rapport à d'autres revues qui parurent en France par la suite, et auxquelles Guénon participa largement. 'Abd-al-Hâdî (Abdul-Hâdi) était l'un des plus brillants rédacteurs de la revue, tant pour la partie arabe que pour la partie italienne. D'origine lituano-finlandaise et chrétienne, Ivan Gustaf de son nom d'origine, se convertit à l'islam et apprit l'arabe. Il publia des articles dans la revue, des éditions de traités des maîtres de l'ésotérisme islamique, dont le Shaykh al-Akbar, et des traductions de certains de ces textes. Il est beaucoup question dans la revue An-Nâdî du Shaykh 'Abd-ar-Rahmân 'Illaysh, qui rédigea lui-même un article sur Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî.

'Abd-al-Hâdî, qui était naturellement en rapport personnel avec le Shaykh 'Abd-ar-Rahmân 'Illaysh, nous donne sur celui-ci de précieux renseignements. Il le présente notamment comme « un des hommes les plus célèbres de l'Islam, fils du restaurateur du rite malékite, et lui-même un sage profond, respecté de tous, depuis les plus humbles jusqu'aux princes et aux sultans, chef de beaucoup de confréries religieuses répandues dans tout le monde musulman, enfin une autorité incontestable de l'Islam ésotérique et exotérique, juridique et politique. Toutefois, son père et lui se sont toujours tenus loin des intrigues politiques de toutes sortes. Leur intégrité, leur austérité et leur profond savoir, unis à une ascendance illustre, leur promettaient une position exceptionnellement prépondérante en Islam ; ils n'en voulurent rien savoir.

« Ce qui a établi la légende de leur fanatisme, c'est une fatwâ restée célèbre, laquelle disait-on, eut pour conséquence la révolte de 'Orâbî Pasha en 1882. [...] A la suite des événements de 1882, les deux Cheikhs Elîsh, le père et le fils, furent jetés en prison et condamnés à mort. Le père mourut en prison ; le fils fut gracié et exilé...

« La mauvaise fortune poursuivit le Cheikh jusque dans son exil. Sa notoriété, sa naissance, son intégrité même, le rendaient suspect ; et sous la sotte accusation d'aspirer au Califat universel du monde musulman, pour son propre compte ou pour celui du sultan du Maroc, il fut de nouveau mis en prison, cette fois sur l'ordre d'un prince musulman.

« Pendant deux ans, il resta dans une cellule immonde où toute chose était pourriture, et où l'eau menaçait de faire irruption. Pour l'épouvanter, on fit tuer devant lui des condamnés. Finalement, il eut sa grâce on le fit sortir de prison, et on lui concéda un exil honorable à Rhodes.

« Il avait séjourné encore à Damas, où le célèbre adversaire des Français en Algérie, l'Emir Abd El-Kader, devint son ami et condisciple dans le même enseignement spirituel [celui du Cheikh al-Akbar, à l'étude duquel l'émir consacra son temps, dans la dernière partie de sa vie. L'Emir avait financé la première édition imprimée de l'œuvre maîtresse du Cheikh al-Akbar les Futûhât al-Makkiyya dont l'étendue est d'environ 2500 pages.] Lorsque l'Emir mourut, le Cheikh lui fit les derniers offices et l'enterra à Sâlihiyyé, à côté de la tombe même du Grand Maître, le Cheikh Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî.

« Amnistié par la reine Victoria, le Cheikh rentra pour s'établir au Caire. De là, il irradie son influence bénéfique dans le monde musulman non seulement comme sommité scientifique, mais encore comme chef suprême de beaucoup de congrégations religieuses. Comme toujours, il se maintient - et les siens avec lui - loin et au-dessus des petites intrigues du jour, de la corruption et des cupidités qui allèchent l'âme. Chaque fois que vous rencontrez en Orient un homme supérieur par le caractère et le savoir, vous pourrez être sûr de vous trouver en présence d'un "châdilite"[4]. Maintenant, c'est surtout par la vertu de la rectitude et de la haute personnalité du Cheikh Elîsh que cette admirable congrégation maintient les sublimes traditions de son fondateur, le Très Heureux, Abû-l-Hasan ach-Châdhilî, à travers la contamination générale ».[5]

La revue an-Nâdî publia un article du Shaykh 'Illaysh sur Muhyî-d-dîn, à la fin duquel il remerciait 'Abd-al-Hâdî pour le noble service qu'il rendait à la civilisation en faisant connaître Muhyî-d-dîn, puis il terminait en l'encourageant à continuer ses études sur l'ésotérisme, sans se préoccuper de la haine de ceux qui ne comprennent pas l'islam selon sa haqîqa.

A peine l'article du Shaykh était-il publié que, dans le numéro suivant, on annonçait qu'il venait de se constituer en Italie et en Orient une société pour l'étude d'Ibn 'Arabî. La nouvelle société avait pris le nom d'« Akbariyya » et se donnait pour orientation :

- D'approfondir et de diffuser les enseignements du Shaykh Muhyî-d-dîn, aussi bien exotériques qu'ésotériques, par des éditions, traductions et commentaires des œuvres de celui-ci et de ses disciples, ainsi que par des conférences et des réunions.

- De réunir le plus grand nombre possible d'amis et de disciples du Shaykh Ibn 'Arabî, pour former de cette façon, un lien de fraternité et un rapprochement basé sur la solidarité intellectuelle entre les élites d'Orient et d'Occident.

- D'aider matériellement et d'encourager moralement ceux qui suivent la voie qu'a tracée Muhyî-d-dîn ibn 'Arabî, et surtout ceux qui, par la parole et les actes, œuvrent pour sa diffusion.

- Le travail de la société s'étendra encore à l'étude des Maîtres orientaux du soufisme, comme par exemple Jalâl-ad-Dîn ar-Rûmî, mais le sujet principal restera Ibn 'Arabî.

- La société ne s'occupera jamais de questions politiques, quelles qu'elles soient, et ne sortira pas de la recherche religieuse et sapientielle.

'Abd-al-Hâdî commença l'édition de ses études sur le soufisme et, ayant eu l'heureuse fortune de trouver une vingtaine d'œuvres d'Ibn 'Arabî, manuscrits rares et précieux, il entreprit de les analyser. Malheureusement, la revue n'échappa pas au mal des ennemis du soufisme, et elle dut s'interrompre. Suivant les conseils du Shaykh 'Illaysh, 'Abd-al-Hâdî essaya d'établir un lien spirituel entre l'Orient et l'Occident, et partit donc pour la France.



Excellent auteur mon Frère,c'est grâce à lui que moi et beaucoup d'autres connaissances sommes venus à l'Islam Smile
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Sayfullah Al Chelhi
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MessageSujet: Re: René Guénon   Sam 9 Jan - 0:05

Salam Alaykom

J'ai beaucoup entendu parlé de cette auteur, il a nourrie la réflexion sur l'islam et le mode de vie occidental, je n'ai lue aucun de ses ouvrages, mais peut-être serais il intéressant de publié certaine de ces études en bref pour donner un aperçu au internaute que nous sommes.


http://a21.idata.over-blog.com/300x303/3/08/66/48/DOCUMENTS-INFORMATIONS/RENE-GUENON.jpg[/img]

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afghanterminator
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MessageSujet: Re: René Guénon   Sam 9 Jan - 0:14

Sayfullah Al Chelhi a écrit:
Salam Alaykom

J'ai beaucoup entendu parlé de cette auteur, il a nourrie la réflexion sur l'islam et le mode de vie occidental, je n'ai lue aucun de ses ouvrages, mais peut-être serais il intéressant de publié certaine de ces études en bref pour donner un aperçu au internaute que nous sommes.





Très grand hauteur comme je dis, et je ne pèse pas mes mots
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Jebliya
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MessageSujet: Re: René Guénon   Sam 9 Jan - 9:43

Salam


J'ai son livre " crise du monde moderne", je l'ai mis sur ce lien dl.free.fr/ow2DZk5fF afin que vous puissiez le télécharger


Bonne lecture study
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Sayfullah Al Chelhi
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MessageSujet: Re: René Guénon   Sam 9 Jan - 16:23

Jebliya a écrit:
Salam


J'ai son livre " crise du monde moderne", je l'ai mis sur ce lien dl.free.fr/ow2DZk5fF afin que vous puissiez le télécharger


Bonne lecture study

Je te remerci thumleft
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afghanterminator
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MessageSujet: Re: René Guénon   Sam 9 Jan - 16:25

Jebliya a écrit:
Salam


J'ai son livre " crise du monde moderne", je l'ai mis sur ce lien dl.free.fr/ow2DZk5fF afin que vous puissiez le télécharger


Bonne lecture study

Déjà lu, merci pour les autres Wink
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Afg4ever
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MessageSujet: Re: René Guénon   Lun 11 Jan - 12:28