Aux amoureux de l'Afghanistan.
 
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 Pour une fois j'applaudis Caroline

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Golestan
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MessageSujet: Pour une fois j'applaudis Caroline   Mer 2 Déc - 10:55

Salam
Pour une fois, j'applaudis Caroline fourest, en fin elle sait aussi dire la vérité même si c'est très rare.

Le gouvernement israélien fait décidément tout ce qu'il peut pour compromettre les efforts de Barack Obama. La décision d'autoriser la construction de 900 logements supplémentaires dans les territoires occupés de Jérusalem-Est a "consterné" le président américain. Le dire marque un tournant dans les relations américaines et israéliennes. Sans que l'on puisse encore prédire sa portée.

Aujourd'hui ou peut-être jamais (André Versaille éditeur) : c'est le titre du plaidoyer d'Elie Barnavi en faveur d'"une paix américaine au Proche-Orient". Un récit précis et puissant. Il nous rappelle les entraves rencontrées par la paix de part et d'autre. Il espère que l'élan impulsé par Obama puisse nous sortir du plus long conflit contemporain. Les accords existent, les plans sont prêts depuis longtemps, dans les moindres détails... Il ne manque que la détermination politique et des interlocuteurs pour signer. Ce n'est pas rien.

Force est de constater qu'aujourd'hui, sans doute plus qu'hier, le gouvernement israélien porte la responsabilité du blocage. En s'obstinant à rater l'échéance, les jusqu'au-boutistes de la cause israélienne ont renforcé les jusqu'au-boutistes de la cause palestinienne : les Frères musulmans du Hamas. Les fanatiques de chaque côté ont dévoré la raison - fragile - de cette région. Aujourd'hui, Israël se retrouve face à deux embryons d'Etat palestinien. L'un pousse à l'ombre d'un interlocuteur impossible, qui veut sa mort, et l'autre grandit entre les mains d'un interlocuteur discrédité et impuissant : Mahmoud Abbas.

En théorie, la division entre Gaza et la Cisjordanie aurait pu jouer en faveur de la paix. Dans un monde idéal, l'Autorité palestinienne s'autoproclamerait "Etat palestinien" avec l'accord de la communauté internationale, normaliserait ses relations avec Israël, et négocierait ensuite en position de force avec le Hamas au sujet de Gaza... Mais pour que l'Autorité palestinienne soit en position de force, il faut qu'elle obtienne au moins le gel des colonies. C'est ce que demande Barack Obama. C'est ce que refuse Israël.

On aimerait croire que cette intransigeance de plus soit un dernier baroud d'honneur, la énième tentative d'engranger une monnaie d'échange avant de céder les territoires occupés. Hélas, il y a bien longtemps que l'accumulation des monnaies d'échange côté israélien ressemble à une fuite en avant suicidaire.

A force d'utiliser les colonies comme boucliers humains, Israël entretient un fanatisme qui n'est pas le moindre de ses ennemis "intérieurs". Tsahal est infiltrée par des militaires orthodoxes combattant au nom de Dieu et non plus au nom de la nation. La violence disproportionnée avec laquelle l'armée israélienne a répondu au harcèlement des roquettes du Hamas trahit cette perte de raison.

Le fait que les Etats-Unis aient une fois de plus dû dégainer leur veto pour empêcher une nouvelle mise en accusation d'Israël à propos du rapport Goldstone sur la guerre de Gaza affaiblit un peu plus la position américaine pour imposer la paix. Si Obama n'obtient pas en échange le gel des colonies, il ne reste plus rien de sa promesse, et donc de sa force diplomatique.

En revanche, la page Bush est bien tournée. L'illusion d'un choc entre un bloc musulman et un bloc occidental a vécu. Côté "Occident", le changement de ton américain et la fermeté européenne face à Israël ne doivent plus laisser de doutes sur ce fait. Quant au "bloc musulman", il n'a jamais existé en dehors des alliances de façade à l'ONU. Il est temps de le redécouvrir. Entre l'Iran et l'Arabie saoudite, la guerre froide se réchauffe. Chiites et sunnites ne s'affrontent plus seulement en Irak, mais au Yémen et au Pakistan.

Les alliances changent de camp. La théorie du "choc des civilisations" - qui a servi de modèle ou au contraire de repoussoir pendant l'après-11-Septembre - n'a plus aucun intérêt. Les enjeux se "déconfessionnalisent" pour apparaître dans leur triste nudité : celle des conflits d'intérêts.

Caroline Fourest
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Ippo
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Mer 2 Déc - 17:47

Salam

elle a sortie cet article après s'être fait démonter par ramadan devant tadei!!

alors pour se refaire une popularité, elle tente d'amadouiller le camp anti sioniste pour se racheter.

mais dans les milieux pro sionistes, les articles la condamnant n'ont pas tardés à sortir. à mon avis d'ici peu, cette journaleuse n'aura plus de tribune, plus de job.

elle peut insulter ramadan, écrire des articles sur le mouton dans la baignoire ou écrire des articles sur les houris, mais israél si elle y touche, elle risque de ne plus se relever.

à mon avis elle va revenir sur ses propos pour s'excuser devant le crif.
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Golestan
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Mer 2 Déc - 17:59

Ippo a écrit:


mais dans les milieux pro sionistes, les articles la condamnant n'ont pas tardés à sortir. à mon avis d'ici peu, cette journaleuse n'aura plus de tribune, plus de job.

à mon avis elle va revenir sur ses propos pour s'excuser devant le crif.
Salam
Pour une fois que les loups se mangent entre eux, on ne va pas quand même pleurer.
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Ippo
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Mer 2 Déc - 18:01

Golestan a écrit:
Ippo a écrit:


mais dans les milieux pro sionistes, les articles la condamnant n'ont pas tardés à sortir. à mon avis d'ici peu, cette journaleuse n'aura plus de tribune, plus de job.

à mon avis elle va revenir sur ses propos pour s'excuser devant le crif.
Salam
Pour une fois que les loups se mangent entre eux, on ne va pas quand même pleurer.

Salam

je dirais plutot que la louve a foiré son coup contre ramadan l'agneau.
du coup la meute de loup veut se débarasser d'elle.
la louve panique et s'éloignent de sa meute.
Les agneaux sont trop gentils, ils vont la défendre.
Mais faut surtout pas, laissez là se débrouiller avec ses anciens chefs.
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Golestan
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Mer 2 Déc - 18:02

Salam
Donc d'après toi la pauvre caro va pointer bientôt à pole emploi Razz
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Ippo
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Jeu 3 Déc - 0:19

Golestan a écrit:
Salam
Donc d'après toi la pauvre caro va pointer bientôt à pole emploi Razz

Salam

une critique contre israél ca signifie direction pôle emploi
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gorg_maro
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Jeu 3 Déc - 0:58

.. fait dire qu'elle fait un peu pitier cette caro.
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georges2012
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Lun 11 Juin - 14:20

La dernière absurdité de Shlomo Sand – « La terre d’Israël est un mythe »


Shlomo Sand, l’universitaire historien déconnecté, qui a déjà écrit un livre absurde et ridicule « L’Invention du peuple Juif » ayant obtenu une grande renommée chez les antisémites, publie une nouvelle fiction.

Et les antisionistes boivent déjà du petit lait…

(NDLR ; Mon premier livre qui racontait plein de conneries sur le dos du peuple dont je suis issu m’a rapporté plein de fric, Ouais c’est une affaire qui marche, alors je continue !!!!)< Pour ceux qui aime l’esthétique je n’ai pas trouvé de meilleure image !

Je n’ai pas lu le livre intitulé « L’invention de la Terre d’Israël », mais le commentaire laudatif que Yossi Gurwitz a publié prouve que cette œuvre est aussi absurde que les travaux antérieurs de Sand (et que Gurwitz est autant frauduleux de Sand).

Comme dans le livre précédent, Sand part d’un fait pour élaborer une démonstration générale, aussi, tout ce que nous avons à faire est de donner un contre-exemple pour prouver la fraude. Et comme précédemment c’est assez aisé.

Le cœur de la thèse de Sand est la confusion intentionnelle entre le sionisme et la Loi Juive autour de la notion d’Eretz Israël, la Terre d’Israël, comme concept d’un espace sous la souveraineté juive et la nostalgie de ce lieu. Eretz Israël est à l’origine est selon Sand, un concept talmudique – et non biblique – qui détermine un territoire imposant des obligations religieuses supplémentaires aux Juifs qui y vivent, sans que les Juifs de l’extérieur n’y soient soumis.

Vraiment ? Il n’existe pas de concept d’Eretz Israël dans la Bible ? Son origine n’est que talmudique ?

Dites-le à Ezéchiel qui a cité D.ieu en ce terme exact afin de préciser les limites de la Terre d’Israël, Ezéchiel 47.

Ce terme d’Eretz Israël est aussi présent dans Ezéchiel 40 :2, dans 1 Samuel 13 :19 et dans 2 Chroniques 34 :7.

Bien entendu, pour une grande part de l’époque des prophètes, la Terre d’Israël fut divisée en deux royaumes : celui Israël et celui de Juda. Le terme d’Eretz Israël est utilisé une autre demi-douzaine de fois dans la Bible. En outre, l’expression « Royaume d’Israël » est employée un certain nombre de fois, comme étant la désignation plus spécifique de la « Terre d’Israël ».

Est-ce suffisant pour démonter la présentation de Sand ?

Et bien, il y a encore plus : les rabbins sont venus avec trois vœux, le premier qui interdisait aux juifs d’émigrer massivement en Eretz Israël, le second qui leur interdisait de se rebeller contre les nations du monde (il est à noter que les rabbins, serviteurs des empereurs, ont donné la sanction divine à leur règle), et le troisième vœu qui est orienté vers les nations qui « ne doivent pas asservir Israël ». Le judaïsme rabbinique a quitté Eretz Israël depuis. Sand cite certains rabbins qui se sont opposés plus tard à l’émigration puisque les revendications halakhiques sont très élevées et leur non-respect rendrait leur terre impure.

Ces trois serments sont basés sur un Midrash et il est loin d’être clair qu’ils soient juridiquement contraignants. Mais ici aussi, Sand se trompe, parce que le serment le plus pertinent n’est pas celui qui demande aux Juifs « de ne pas émigrer massivement en Eretz Israël » mais celui qui est contre « l’assaut du mur ». Sa signification n’est pas claire mais il signifie probablement le retour en Israël par la guerre.

La discussion talmudique à propos de ce Midrash fait allusion à la volonté d’un seul rabbin de revenir en Israël, pas à une « émigration massive ».

Il n’a manifestement pas été interdit aux Juifs de s’installer en Israël parce que de nombreux rabbins ont fait leur aliyah, ce que Sand semble ignorer.

L’Encyclopedica Judaïsa donne des détails :

À l’époque du Second Temple il y a eu de nombreux immigrants en Eretz Israël. Un exemple célèbre étant celui de l’aliyah de Hillel qui est venu de Babylone (Pes. 66a), pauvre et sans moyens et qui devint plus tard la tête du Sanhédrin (Suk.20a), à l’origine d’une longue lignée de nesi’im. Un des grands prêtres nommés par le roi Hérode fut Hananel ha-Bavli, c’est-à-dire de Babylonie. L’aliyah, principalement de Babylonie, n’a pas cessé après la destruction du Second Temple (70 calendrier occidental). Les sources citent de nombreux savants immigrants qui ont obtenu une place prépondérante dans la communauté juive d’Eretz Israël. A la troisième génération de tannaïm après la destruction du Temple (110 – 135 calendrier occidental), Hanan ha-Mizri (d’Egypte ; Yoma 63b), et Yose b. Dormaskos (de Damas, Sif. Deut.1) sont mentionnés. À la génération suivante (135-170 calendrier occidental), nous trouvons R. Yohanan ha Sandelar d’Alexandrie (tj. Hag. 3 :1, 78d) et R. Nathan ha-Bavli, qui était le fils de l’Exilarque en Babylonie. A la cinquième génération de tannaïm (170-200), il y a R. Hyya le Grand, disciple et contemporain de Juda ha-Nasi (Er.73a), et Issi b. Juba (Pes.113b), qui sont tous deux émigrés de la Babylonie et aussi Menahem le Gaulois (c à d de France, Tj, Ber 4 :4, 8b).

L’aliyah de Babylonie n’a pas cessé à l’époque amoraïque, en dépit du fait que les grands centres d’érudition juive s’y trouvaient. A la première génération des amoraim (220-250), R. Hanina b. Hama, un disciple de Juda ha-Nasi fut l’un des plus grands amoraim en Eretz Israël émigré de la Babylonie (Tj, Pa’ah 7 :4, 20a). A la seconde génération (250-290), Eleazar b. Pedat, Roch Yéchiva de Tibériade (Hul.111b), R. Zakkaï (Tj, Shab.7 :1, 9a), et R. Hiyya b. Joseph (Hul. 54a), qui ont émigré de Babylonie, et Hinena Kartigna’ah de Carthage (Tj, Shab 16 :2, 15c) sont mentionnés. Cela atteste de l’émigration en provenance d’Afrique. Deux autres amoraim nommés Rav Kahana avaient aussi émigrés de Babylonie (Zev.59a). Il y eut une aliyah particulièrement importante dans cette troisième génération d’amoraim (290-320), certains de ces immigrants formèrent la direction de la communauté juive en Eretz Israël. Parmi les plus marquants il y eut : R. Abba (Ket. 112a) ; R. Avina (Tj, Shev 4 :2, 35a) ; R. Oshaiah et son frère Hanania (Sanh. 14a), R. Assi, le collègue de R. Ammi qui était Roch Yéchiva de Tibériade (Mk. 25a) ; R. Zera, un personnage central des deux Talmuds (Ket. 112a) ; R. Hiyya b. Abba (Shab. 105b), et R. Helbo (Yev. 64b., Tj, Ta’an 2 :1, 65a) ; R. Yudan de la Gaule (Lévitique R. 20 :4) ; R. Jérémie, qui plus tard deviendra Roch Yéchiva à Tibériqde (Ket. 75a) ; R. Samuel b. Issac (Tj, Ber 3 :5,6d) ; R. Samuel de la Cappadoce en Asie Mineure (Hul. 27b) ; R. Simlai (TJ, Pes 5 :3, 32a). Et de nombreux autres. Au cours de la quatrième génération (320-350), parmi les immigrants connus il y a : Ray Huna b. R. Avin (Tj, Rh 2 :2, 59a) ; R. Haggai (Mk, 25a) ; R. Yudan de la Cappadoce (Tj, Ber 3 :1, 6a) ; et R. Kahana (Tj, Rh 2:6, 59b).

La thèse de Sand dit que les rabbins ont abandonné Israël et découragé l’aliyah alors de nombreux membres éminents parmi eux sont effectivement venus en Israël. Si la Terre d’Israël n’avait pas d’importance dans les temps talmudiques, pourquoi auraient-ils fait cela ?

Et bien Sand est de nouveau un menteur avéré. Et ses guillemets sélectifs que « certains rabbins » ont découragé l’aliyah ne sont qu’une anomalie d’un point de vue traditionnel, et cela prouve qu’il utilise ses sources de manière sélective.

L’article se poursuit en disant que la persécution des Juifs par les Chrétiens en Israël a ralenti de façon spectaculaire l’aliyah, ce qui n’est précisé dans aucun « serment » basé sur un midrash halakhique. En effet, Maïmonide – qui avait conseillé aux Juifs du Yémen de ne pas se rebeller contre leurs dirigeants sur la base de son interprétation des trois serments – avait lui-même émigré en Israël, et Nashmanides déclara la venue en Israël comme obligatoire.

Tout ceci précéda bien entendu le sionisme dans la plus grande partie du millénaire.
Alors Sand commet une nouvelle fraude universitaire, les sources qu’il présente le prouvent, et il les sort de leur contexte quand il lui convient.

Les seules personnes qui le prennent au sérieux sont ceux qui cherchent désespérément à le croire, parce qu’ils ont déjà pris leur décision sur le fait que le sionisme est le plus grand mal du monde.

Adaptation : Gilles Raphel pour israel-flash

Alain nous fait cette cette mise au point à l’adresse de S.SAND qui méprise le Peuple Juif – son histoire et l ‘histoire en général.

Petit cours d’histoire à l’adresse de Shlomo Sand et à ses disciples ignorants

Chers Lecteurs,

Je voudrais répondre aux théories de l’universitaire Shlomo Sand.

Les arguments de l’universitaire sont étonnamment sommaires, pour ne par dire qu’ils sont grossiers et prennent l’opinion publique pour un ramassis d’ignares. Il n’est pas le seul, mais ce n’est pas une raison, surtout si l’on pose à l’universitaire chercheur.

Concernant les Kazars, qui constitueraient explique-t-il la principale substance humaine du judaïsme ashkénaze, Arthur Koestler, qui s’était entiché de la « 13ème tribu« , a répondu cette théorie, avec précision, il y a déjà longtemps. Je rajouterai que Koestler a carrément tordu le coup à cette soit- disant origine turco tartare des Juifs d’Europe orientale.

L’ancien cadre du Parti communiste palestinien a précisément montré, au moyen de témoignages d’époque, en particulier ceux d’un témoin direct, voyageur arabe et musulman, que c’est l’aristocratie d’une confédération tribale, non ethniquement homogène, mais non la masse de ces groupes turcs qui s’est convertie.

Cette aristocratie tribale a formé un vaste royaume où cohabitaient plusieurs peuplades et religions. Mais le judaïsme de la noblesse tribale khazar n’était pas le judaïsme rabbinique né après la (seconde) destruction du temple de Jérusalem par les Romains. C’était un judaïsme de convertis au karaïsme (1).

Koestler a montré, par les témoins du temps qu’il a appelé à la barre, qu’aux côtés d’une aristocratie turque ayant adopté le judaïsme caraïte, outre des Khazars chrétiens et d’autres musulmans, il existait dans ce royaume une importante et ancienne diaspora d’hébreux, ceux de Crimée (la Crimée faisait partie de leur royaume), ainsi que des communautés de Juifs venus de Judée ayant fui les persécutions et la politique de conversions forcées au christianisme poursuivie par les autorités de l’empire grec (l’empire romain d’orient/Byzance/Constantinople).

Je ne vais pas réécrire Koestler. Monsieur Sand devrait le lire ou le relire, peut-être se dirait-il alors qu’il vaut mieux tourner sept fois son doigt sur le clavier de son ordinateur avant de lui faire cracher de nouvelles découvertes bouleversant l’histoire des Juifs. Ces découvertes, dont il est certain qu’une presse avide de nier la légitimité d’Israël ne va pas manquer de s’emparer, ne sont des découvertes que par la grâce de la suffisance de notre universitaire, l’ignorance et la mauvaise foi de ses supporters.

En outre, pour qui, n’ignore pas tout, des Caraïtes d’Europe orientale, l’histoire a retenu trois choses montrant que notre universitaire fait une grossière confusion, que j’ose espérer involontaire :

- 1° une tsarine, je crois que c’est la grande Catherine, décida de taxer spécifiquement les Juifs de l’empire russe, les « yévreï (les hébreux) dit-on en russe.
Les caraïtes de Crimée vinrent alors voir la tsarine qui les reçu. Ils lui expliqueront qu’ils n’étaient pas des Hébreux de la diaspora comme l’étaient les Juifs rabbanites ; ils lui expliqueront et la convaincront qu’ils n’avaient rien à voir avec ces derniers, qu’ils étaient eux des Turcs suivant la religion de Moïse ; qu’ils n’observaient que la loi écrite (2), qu’ils n’avaient rien à voir avec les rabbins ; qu’ils descendaient des Kazars installés en Crimée et n’avaient par conséquent rien à voir avec les Hébreux, sauf qu’ils étudiaient leur langue pour la prière. Il était par conséquent injuste que l’administration russe leur demande de payer l’impôt des Juifs. La grande Catherine, qui ne crachait pourtant pas sur toute rentrée fiscale possible, fut convaincue par les arguments de la délégation des caraïtes de Crimée.

Ces arguments furent corroborés par l’enquête ultérieure des autorités tsaristes en Crimée. La tsarine n’eut pas à recevoir de délégations de Juifs rabbanites.

Ils pensaient tous, depuis toujours, être formés d’Hébreux en exil ; exil volontaire ou involontaire, pour ceux chassés de leur patrie géographique: la terre d’Israël à la suite des conquêtes assyro chaldéenne et romaine.

La tsarine de toutes les Russies, malgré ses besoins de rentrées fiscales avait accepté les arguments des « juifs » turcs Kazars de Crimée. Elle les exempta de l’impôt des Juifs.

Tous les autres Juifs, je veux parler de leurs voisins dans l’empire russe ou on les nomme « yévreï » (Hébreux), ces ashkénazes rabbanites, imprégnés de leurs traditions, des études quotidiennes de la Torah écrite et de la Torah orale (le Talmud) préféraient se « mystifier », si l’on suit la fable de notre universitaire.

Même si elle était lourde cette fiscalité. Elle provoquait des privations quotidiennes. Même si elle entraînait des vexations, voire des massacres (comme lors de la révolte des cosaques zaporogues et de leurs alliés Tatars qui fit au milieu du 17ème siècle 250 000 tués parmi les Juifs d’Ukraine et des parties sud orientales de la Pologne Lituanie) l’identité assumée par tous les Juifs étaient qu’ils se pensaient tous Hébreux en exil. Ceux que l’on appelait Yévreï, paieront, rubis sur l’ongle, l’impôt discriminatoire dirait-on aujourd’hui, l’impôt des Juifs.

Soulignons ce fait historique (3): Aucun Juif rabbanite ne se hasarda à venir trouver la tsarine pour lui dire : Majesté, nous ne sommes pas un fragment d’Israël en exil. Nous ne sommes que des Russes et des Lituaniens qui avons opté pour la religion de Moïse et qui suivons, pour cela, les 613 règles de conduite fixées par la Halakha ; mais nous n’avons cependant rien à voir avoir les descendants physiques des auteurs du Talmud.

Non, aucun ne vint dire cela à la grande Catherine ; n’en déplaise au Professeur Shlomo Sand et à tous les écervelés de l’anti sionisme théorisé ; aucun yévreï ne vint dire qu’il n’était pas Israël en exil afin, comme les Kazars karaïtes, d’échapper à une lourde fiscalité oppressive et vexatoire. Comme en 1941, aucun Juif rabbanite ne se hasarda à prétendre auprès des autorités nazies qu’il était comme les caraïtes de Pologne, Lituanie et Crimée que les nazis exemptèrent du massacre parce qu’ils n’étaient que des juifs de « confession » et non des hébreux de l’exil.

En Russie, soulignons le, on ne dit pas Juif, mais yévreï, c’est à dire hébreu, comme en Italie ou les Juifs, installées à Rome depuis l’époque romaine, sont aussi appelés hébréo, c’est à dire, hébreu. Mais peut être que tout cela ne signifie rien dire ; peut être que ce sont deux autres auto- mystifications partagées, l’une en Russie, l’autre en Italie par les populations qui les accueillerons? Des Kazars convertis se seraient-ils glissés jusqu’en Italie ou ils auraient abandonné le judaïsme caraïte pour le judaïsme des rabbins du Talmud?…

Outre la question de : qui à converti qui ? Il y a la question de la langue.

Comment nos Kazars auraient-ils pu produire un créole d’allemand dialectal rhénan, d’hébreu et d’araméen bien vivants formant plus de vingt pour cent du yiddish, entremêlés aux fragments et tournures de langues de l’ancienne Europe, témoignages de la circulation diasporique des Hébreux en exil ou en voyages d’affaire ? Ce créole juif, témoigne d’un Humour bien particulier et commun à tous les Juifs ; Ces prétendus Kazars utilisaient la forte présence de l’hébreu dans les différentes circonstances de la vie quotidienne : le recours à l’humour, la morale, et même les activités professionnelles spécifiques des Juifs.

2° Pendant la guerre, pour leur éviter la shoah, les spécialistes interrogés par les autorités nazies expliqueront que les caraïtes de Pologne et de Lituanie étaient, comme en Crimée des Kazars convertis, que c’étaient des Turcs mosaïstes et non des Hébreux de l’Israël en exil. Leur langue turque, leurs vêtements, les titres de leurs notables, tout semblait témoigner d’ailleurs en ce sens. Je dis semblait, parce que les spécialistes Juifs consultés par les nazis répugnèrent à faire une sorte de « hérem », en excluant ces caraïtes du peuple d’Israël en exil. Ils le firent pour sauver la vie de ces hommes et ces femmes et leurs enfants, pour leur éviter l’enfermement dans les ghettos de la famine, les ghettos des épidémies et des déportations vers les chambres à gaz, en pensant, en leur for intérieur, que les caraïtes de Pologne et Lituanie étaient cependant, comme eux, des Bné Israël, mêmes s’ils se croyaient sincèrement des descendants de Turcs (les Kazars) judaïsés avec lesquels ils avaient dû se mêler.

3° toujours en Crimée, toujours convaincus d’être des Turcs suivant la loi de Moïse, de nombreux caraïtes, firent comme leurs voisins Tatars : Sollicités par les autorités allemandes, ils s’enrôleront dans les forces allemandes pour s’opposer au gouvernement de Staline et à sa bureaucratie.

Par contre, un Alzheimer profond frappait tous nos autres soit disant « Kazars » ashkénazes. Ceux pratiquant le judaïsme des rabbins du Talmud, et même leurs enfants devenus marxistes des différentes tendances, subissaient cette grave maladie de la mémoire : ils continuaient à se prendre pour des Hébreux en exil et finirent fusillées en masse ou déportés, alors qu’ils auraient pu aisément échapper au massacre industrialisé, en se souvenant de ce que vient de « découvrir » notre brillant universitaire : qu’en réalité ils n’étaient pas des Hébreux en exil mais des turcs convertis.

S’ils s’en étaient souvenus, ô miracle : ils auraient échappé à l’enfermement dans des quartiers surpeuplés et fermés ; ils auraient échappé aux fusillades massives puis, pour les survivants, ils auraient échappé aux déportations exterminations industrialisées.

Heureusement qu’est venu le professeur Sand.

Grâce à ses lumières de non spécialiste, peut être que les cinq millions de Turcs (les Ashkénazes) et de Kabyles (les Séfarades) d’Israël qui se prennent toujours, avec la quasi-totalité des Juifs de la diaspora, depuis des siècles et des siècles, pour des Hébreux exilés, vont cesser de s’obstiner à vouloir rétablir l’état national souverain de la nation hébraïque sur sa terre grande comme la Bretagne.

Grâce à notre « révolutionnaire » universitaire, peut- être se résoudront-ils à retourner d’où ils sont venus : en Europe orientale pour une petite moitié d’entre eux, pour l’autre moitié, retour dans les pays d’Islam ou les Juifs ou considérés tels résidaient en dhimmis, ces inférieurs institutionnels, qui subsistaient à la façon dont vivaient, jusqu’avant les lois civiques, les noirs des états sudistes des Etats-Unis.

Ahmadinejad n’aura plus son prétexte à vouloir sa bombe atomique pour la jeter sur Tel Aviv. Grâce à la fable du professeur Sand, la paix aura fait un grand bond en avant.

Soyons un peu sérieux et revenons sur la question :
Pour ce qui concerne les « Kabyles convertis », les Sépharades. C’est encore plus sidérant.
Convertis au judaïsme au 7ème siècle au judaïsme, nous dit-on du côté du professeur Sand.

Le 7ème siècle, c’est le siècle de la conquête arabe. Les berbères résistent les armes à la main pendant plusieurs dizaines d’années. Bien sur il y avait des Berbères judaïsants, mais bien avant le 7ème siècle. Comme de nombreuses tribus noires d’Afrique subsahariennes et d’Afrique orientale, des tribus berbères s’étaient mêlées à des fragments en exil des tribus de l’ancien Israël (le royaume de Samarie). Elles en conservent souvent le souvenir, généralement très précis, et les traditions vivantes, sous l’islam imposé.

Comment en arrivèrent-elles à ce prétendu choix du 7ème siècle qui, en vérité, remontait beaucoup plus loin dans le temps, plus de mille ans avant la conversion découverte par Shlomo Sand ?

Dans l’histoire de l’Afrique, publiée par la maison d’édition Hachette en 1968, sous l’autorité de Théodore Monod (membre de l’académie des sciences, professeur au muséum d’histoire naturelle et Directeur honoraire de l’institut français d’Afrique noire), on peut prendre connaissance du contenu de relations de voyage d’Al Idrîsi (1154), un arabe musulman qui sillonna l’Afrique noire, et celles de Al-Bakry (1038). Ces voyageurs et/ou acteurs de l’expansion- conquête de l’Islam, témoignent de la très ancienne et importante présence juive qui avait formé des royaumes juifs avec de puissantes armées. Ces Juifs étaient noirs, c’étaient bien sûr des sangs mêlés, Hébreux et noirs africains unis, comme les Béta Israël d‘Ethiopie, les « Falachas » ; comme les Bené Israël de la Nigeria, ou comme les Dan de côte d’ivoire et les Lembas d’ Afrique noire orientale. Mais, cultures, rites quotidiens, mémoires des origines et génétiques, témoignent de la parenté intime de ces groupes africains avec les prétendus « kabyles » et les « Kazars » prétendument « convertis », malgré la différence des couleurs et des vêtements. Ils forment un seul peuple, une seule culture unifiée par la place de la Torah et la mémoire partagée, sous les diversités culinaires et autres régies par des fragments plus ou moins importants de la halakha.

Question à cinq francs, ou un euro, à notre universitaire, qui se voudrait découvreur iconoclaste, variante laïque et de « gauche » des Naturei karta :

Et les Juifs expulsés d’Espagne et du Portugal après 1492, ils étaient quoi ces Sépharades ? Etaient-ils des Kabyles eux aussi ?

Répétons notre question : Ils étaient quoi les sépharades d’Espagne et du Portugal, des « kabyles convertis »eux aussi?

Leur présence en Espagne remontait à la coopération commerciale entre Hébreux et phéniciens ; voyageant ensemble ils établirent des colonies sur le pourtour occidental de la Méditerranée. Carthage est une de ces créations communes aux Phéniciens et aux Hébreux. Ainsi, les Juifs de la péninsule ibérique, qui formaient 10% de la population au moment de leur expulsion, seraient des descendants de ces Numides, alors que précisément les Phénico carthaginois ne parvinrent jamais à les assujettir ? Décidément, il faut croire au voyage dans le temps et à l’histoire qui se réécrit en fonction des besoins de la stratégie politique.

Si l’on disait à monsieur le professeur Sand qu’il fait penser aux historiens de l’école stalinienne des années vingt- trente, il protesterait probablement. Mais que fait-il de différent de cette école de faussaires, réécrivant les événements en fonctions des virages et des embardées politiques du secrétaire général ?

S’ils étaient « Kabyles », ainsi que le prétend Shlomo Sand, nos Juifs d’Espagne et du Portugal expulsés d’Espagne en 1492, ils auraient été des hommes de Tarik, amenés sur la péninsule peu après leur conversion au judaïsme, par le conquérant futur vainqueur des Wisigoths ; ils auraient été des Kabyles ayant abandonné l’islam récemment adopté ? Peu convainquant comme explication, Professeur Shlomo Sand, vous ne trouvez pas, sachant que l’islam ne permet pas l’apostasie ?

Ils devaient être immensément nombreux, les soldats de Tarik, pour qu’autant d’entre eux (plusieurs centaines de mille) aient, en Espagne conquise par les berbères islamisés, puis abandonné l’islam pour donner tant de force au judaïsme récemment écrasé au Maghreb, puis détruit en Afrique noire par la conquête arabe.

Dans la péninsule ibérique, Espagne et Portugal, 10% de la population étaient en 1492 des Juifs. Et quand les prédicateurs catholiques les accusaient fréquemment d’avoir tué Jésus, ils répondaient à chaque fois : comment aurions-nous pu avoir tué le Juif galiléen, qui est selon vous le Messie, nous qui sommes venus ici avec les Phéniciens ? Nous étions donc ici bien avant la naissance de Jésus?! Comment nous reprocher la décision de certains Juifs de Judée ?

En d’autres termes, les Juifs de la péninsule ibérique vécurent dans cette partie de l’Europe méridionale presque deux millénaires avant que les monarques d’Espagne et du Portugal les en expulsent, soit plus de douze siècles avant l’islamisation de l’Afrique du nord et avant leur imaginaire conversion judaïque découverte par l’universitaire israélien devenu hostile au sionisme.

Nous voyons ici, que pour les besoins de la délégitimation de la présence des Juifs en Israël, Juifs d’Israël que l’on veut assimiler à une variété d’afrikaners, il faut tordre l’histoire dans toutes sortes de sens et étrangler les événements réels pour les remplacer par des événements imaginaires; il faut inventer des événements, en l’occurrence la conversion au judaïsme au 7ème siècle des Berbères d’Algérie, les Kabyles, et en effacer d’autres.

En Galilée, un village arabe, un village palestinien, s’appelle Kabyliya. On en a parlé il n’y a quelques semaines, à cause d’affrontements consécutifs à une tentative d’assassinat d’un enfant de neuf ans d’une « colonie » juive voisine, par un jeune palestinien protégé ensuite par les habitants de ce village.

Kabyliya, coïncidence phonétique ou résultat de l’installation en Galilée de certains des membres de la « smalah » de l’émir Abd El Kader ?

On n’a pas oublié que le farouche lutteur n’était pas venu seul et que certains de ses compagnons firent souche en Palestine ottomane ; Palestine qui ne s’appelait d’ailleurs pas Palestine et qui était partagée en quatre fragments administratifs rattachés, l’un à l’Egypte, et les autres, à l’Arabie (la future Jordanie), à la Syrie et au Liban. Ces Algériens (Arabes et/ou Kabyles), ces Maghrébins là, seraient-ils plus légitimes en Galilée que leurs voisins « colonialistes », ces autres maghrébins d’Israël, des « kabyles juifs », sur cette terre d’Israël, parce qu’ils pensent être des hébreux longtemps exilés? Il faut le croire si l’on suit les chemins tortueux du professeur Shlomo Sand et celui de ses supporters.

Lorsque nous lisons les écrits des adversaires d’Israël, ce sont les Juifs qui se voient accusés de sectarisme religieux ou ethno racial…Décidément, nous pourrions paraphraser Lafontaine et dire que, selon que vous êtes Juif ou non, pour les mêmes actes vous serez déclaré innocent ou coupable. Et si vous êtes Juif, vous n’aurez aucune circonstance atténuante, même si vous n’avez commis qu’un centième, voire un millième des fautes de vos accusateurs qui cherchent à vous éliminer.

Si Shlomo Sand était sérieux, s’il croyait juste un tout petit peu à sa fable de la non hébraité des Juifs ashkénazes et sépharades, ils nous dirait : ces derniers sont en réalité des Ibères ayant adopté le judaïsme il y a fort longtemps, il y a plus de deux millénaires et demi et ils ont oublié leur conversion, ils croient dur comme fer être des Hébreux venus fonder des colonies corses, marseillaises, carthaginoises, hispaniques, en compagnie de navigateurs et de commerçants phéniciens.

Mais nous raconter qu’ils sont des Kabyles (des Berbères convertis au 7ème siècle), quand les tribus arabes envahissaient l’Afrique du nord pour y répandre l’islam à la pointe du sabre… pour qui nous prend-il ? Restons sérieux. Mais il reste vrai, que « plus le mensonge est gros, plus il a de chances d’être cru ».

Les Sépharades, les expulsés d’Espagne et du Portugal, des Kabyles convertis?


Ils auraient donc été, à en croire la légende de notre brillant universitaire, des cousins des hommes de Tarik, des membres eux aussi de ces clans berbères qui vont produire les Almohades et les Almoravides, ces sectes musulmanes djihadistes, qui prendront le pouvoir en Espagne et y pratiqueront la politique violente des conversions forcées, contraignant Maimonide et sa famille à l’exil. Les chants et les mélodies judéo andalouses, la langue de culture judéo arabe (une sorte de yiddish arabo hébreu de l’Afrique du nord) seraient des produits d’une population « kabyle » qui a toujours résisté à l’arabisation linguistique? Curieux paradoxe.

Vraiment révolutionnaire notre universitaire?! Curieux son conte de fée carabosse de l’auto dénigrement.

Au Maroc il n’y a pas encore bien longtemps, les populations berbères n’étaient toujours pas arabophones, après plusieurs siècles de conquêtes et d’islamisation… Par contre, au Maroc toujours, les soit disant « kabyles » convertis (des berbères judaïsant, nous veut-il faire accroire) qui quittèrent ce pays pour Israël ou la France, comme leurs anciens, étaient tous arabophones, en plus du judéo arabe, du français et de l’hébreu des prières et des expressions humoristiques ou morales.

Quant aux arabes palestiniens qui seraient les « vrais Juifs » nous explique-t-il sans rire, qui seraient des « Juifs convertis à l’islam », mais tellement écrasés et tellement acculturés par la conquête islamique qu’ils auraient tout oublié (4), ils souffriraient d’un curieux Alzheimer collectif. Cette totale amnésie de toute une population est très curieuse. Mais pour notre universitaire israélien, l’esprit tout entier mobilisé par l’auto dénigrement : non décidément, non vraiment, rien de curieux à ce que ces « vrais Juifs » ,-et donc les authentiques et seuls propriétaires du pays, qui souffriraient de l’irruption des « faux » Juifs sionistes-, aient tout, absolument tout oublié ; non, rien d’étrange à ce qu’ils se croient des arabes ; non, rien de bizarre, alors qu’à plusieurs reprises, dans les grands conflits qui secouèrent ce tout petit pays, les Arabes intriguent contre les Juifs et les combattent les armes à la main, avec les administrateurs assyro chaldéens, aux côtés des grecs (les macédoniens venus avec Alexandre le grand), puis comme supplétifs des Romains qui détruisirent le Temple de Salomon reconstruit par Hérode.

Le phénomène ne paraît pas étrange à notre universitaire.

Certainement, qu’il y a quelques « arabes » palestiniens qui sont des Juifs islamisés qui ont oublié qui ils étaient. Certainement, qu’à Naplouse et dans ses environs, il y a quelques descendants de Samaritains qui ont cédé à la pression islamisatrice et oublié qui ils étaient vraiment, et qui se prennent eux aussi pour des arabes. Entre les Juifs et les Arabes, les différences physiques ne sautent pas toujours aux yeux, elles sont le plus souvent avant tout culturelles et comportementales. D’un côté une culture qui fait que « deux Juifs égale trois partis », l’esprit public qui est comme une dialectique humaine assumée et théorisée par le Talmud. De l’autre l’esprit de caserne, l’esprit clanique, l’esprit de la vendetta et de la soumission absolue au chef et à Dieu imaginé comme un despote cosmique pour les temps des temps.

Parce qu’autrement, sur le plan de l’apparence, ce n’est pas comme dans le cas d’un colonisé de la France, vietnamien ou africain qui se serait pris pour un gaulois.

Mais j’insiste, le phénomène que l’on nous invite à croire est bien étrange.

Il contredit tout ce que l’on voit partout, au Portugal, en Catalogne, dans les îles Baléares, en Afghanistan et au Pakistan parmi les tribus pathanes, des populations juives ayant cédés à la violence ou à la pression insidieuse ou fiscale des convertisseurs musulmans. Jamais ces différentes populations n’ont tout oublié. Elles ont toutes, au contraire, soit conscience d’être des « Bné Israël », c’est le cas des Dan de Côte d’Ivoire, des Lembas du Zimbabwe, des tribus Pathanes du Pakistan et d’Afghanistan qui restent très fières de cette ascendance se traduisant par le strict respect de nombreux rituels purement juifs halakhiques (les tribus Pathanes se sont converties volontairement à l’islam au 7ème siècle, à la suite de leur roi qui affirmait descendre de Saul).

Ces « Juifs arabisés », que notre universitaire oppose aux prétendus « kabyles » et « Kazars » judaïsés, ces « vrais Juifs » devenus des Arabes confrontés à ces imposteurs colonialistes, à ces « harkis » de la « puissance impériale US », qui se prendraient par erreur pour des Hébreux en diaspora, ces « vrais Juifs » ont tout perdu de la culture et de l’identité de leurs aïeux que Shlomo Sand a miraculeusement retrouvé pour leur dire, aux escrocs turco kabyles israéliens : hé les gars, vous vous mettez le doigt dans l’œil, vous vous êtes égarés en venant dans un pays, Israël, qui n’est pas celui de vos aïeux, puisque vos aïeux à vous, ce sont les Kabyles d’Afrique du nord et les Kazars du Caucase, de la Crimée et du sud de l’Ukraine. Ouste, dehors et le plus tôt sera le mieux !

S’ils sont effectivement des Juifs islamisés, arabisés dans leur mémoire, les Arabes d’Israël, ces « vrais Juifs » de l’Israël reconstitué, sont comme seraient des Africains noirs des anciennes colonies françaises qui seraient persuadés que leurs ancêtres sont des gaulois.

Notre universitaire produit un paradoxe

Deux mythes s’affronteraient en Israël/Palestine :
- d’un côté, celui des « kabyles » et des « Kazars » se croyant des Hébreux revenus au pays de leurs aïeux
- de l’autre côté, le mythe des vrais autochtones : des Juifs se croyant des Arabes palestiniens et niant que les Juifs aient quelque chose en commun avec le pays ou ils vivent actuellement les uns et les autres

Tragique ces deux mythes antagoniques

Que narre le « professeur » Sand.



Sur le fond, en supposant que ceux que l’universitaire appelle « faux Juifs » soient autorisés à s’en retourner par les gouvernements, les uns chez leurs ancêtres Kabyles, les autres chez leurs ancêtres Kazars, cela ne changerait rien aux bases existentielles du conflit. Il risquerait très certainement de rebondir, sur place, le jour où les « arabes » palestiniens retrouveraient la mémoire de leur véritable identité. Mais peut-être que pour éviter ces retrouvailles mémorielles, notre savant fait dire des incantations pour que ses « vrais Juifs » palestiniens, brimés actuellement par de « faux Juifs », restent dans l’oubli de leur identité et de leur histoire. En d’autres termes, la médecine politique de notre universitaire « progressiste » consiste à préconiser la persistance de la pathologie palestinienne, marquée par une amnésie générale totale et une confusion identitaire sans équivalent ailleurs.

C’est beau le « progressisme » quand il faut dénier aux Juifs leurs droits nationaux!!!



Alain Rubin pour israel-flash

Notes

(1) le karaïsme est apparu au 10ème siècle parmi les Juifs de Babylonie. Il se caractérise par un judaïsme à filiation patrilinéaire n’observant que la loi écrite.

(2) La loi écrite se trouve dans le pentateuque, tandis que son interprétation, la loi orale, se trouve rassembler dans les 10000 pages du Talmud.

(3) Peut- être que le herr professor S. Sand a découvert de nouvelles preuves historiques, qui réfuteraient les connaissances historiques jusque là établies ? Lesquelles ? Si elles existent, il convient urgemment de les livrer au grand public.

(4) A l’exception de quelques clans bédouins, dont les jeunes gens font tous leur service dans Tsahal en qualité de garde frontière, et dont la tradition fait remonter leur origine aux Juifs de Judée, tous les « arabes » palestiniens se tiennent pour des Arabes et rien d’autres, surtout pas des Juifs, mêmes islamisés, même quand ils sont des témoins des diversités humaines dans les différentes parties de l’empire ottoman : circassiens, des tchétchènes, des turcs ottomans, des albanais, des bosniaques, des négro africains descendants concubines esclaves. Quand ils descendent des 100 000 Syriens immigrés entre 19246 1932, ils s’estiment aujourd’hui, arabes bien sur, et Palestiniens et autochtones plus légitimes à Jérusalem que les Juifs qui formaient la majorité de la ville depuis 1840 et occupaient la partie orientale de la vieille ville.

A plusieurs reprises dans l’histoire, pourrions nous dire, les relations entre Juifs et Arabes furent difficiles. La Bible et l’historien Flavius Josèphe nous montrent en effet que Juifs et Arabes se côtoyaient et se sont heurtés : quand les premiers ont entrepris la reconstruction du premier Temple, quand ils se sont opposés à la dynastie grecque de Syrie, puis quand ils se retrouveront en guerre contre l’empire romain :

- Quand les Juifs furent autorisés par les assyro chaldéens à quitter l’ancien Irak pour revenir en Judée Samarie y reconstruire le Temple de Salomon à Jérusalem, leur centre moral et politique, ils se heurtèrent aux Arabes qui ne virent pas d’un bon oeil la reconstruction de la future « mosquée lointaine ».

- A l’époque de la guerre des Juifs entre eux (pour causes dynastiques) et contre les Romains, les Arabes fournirent des contingents importants de soldats aux Romains.

- Au 5ème siècle, il y aura une 3ème révolte juive (la dernière), contre l’empire byzantin cette fois, pour restaurer l’état national, politique et religieux, des Juifs

- Plus tard, au 15ème siècle, ce seront les retours individuels et collectifs consécutifs aux expulsions d’Espagne/Portugal. Les soit disant « kabyles » ayant été expulsés de la péninsule ibérique ils seront accueillis par les autorités ottomanes ; ils négocieront avec Suleyman le magnifique et purent racheter, très cher, un bout de leur pays (7 agglomérations de Galilée, dont Safed et Tibériade et les terres environnantes qu’ils transformeront de jachères en terres maraîchères).

- Quand Bonaparte fera le siège de Saint Jean d’Acre (Acco) il rencontrera des Juifs autochtones qui n’ont rien oublié et se savent toujours une portion, non exilée géographiquement, du peuple juif

- De même lorsque, en 1806, Chateaubriand visite Jérusalem, il observe les véritables propriétaires du pays, étrangers dans leur patrie écrit-il, misérables et opprimés, seulement mus par la volonté de transmettre la Torah à leurs fils.

-Quant à leurs frères devenus « Palestiniens » et « Arabes », ils ont tellement oublié qui ils sont qu’ils en arrivent à nier : qu’un peuple juif ait jamais vécu sur cette terre et que Jérusalem est pu être leur centre moral et politique. Curieux alzheimer. Les neurologues nous expliqueront sûrement cela. Ils auront d’autant plus de travail que la légende de Shlomo Sand se diffuse, et que même en France il se trouve actuellement des gens (à l’Institut du Monde Arabe) pour raconter en substance aux enseignants venant participer à des sessions de formation « qu’il n’y eut jamais de présence juive en terre sainte avant le 19èmesiècle ».

Yéochoua lui nous expose ce que sont les négationnismes

Les négationnismes

La guerre contre la légitimité du peuple juif ou d’Israël se présente sous plusieurs facettes, qui sont autant de négationnismes. Chacune de ces variantes s’attache à identifier – ou à définir dans la conscience collective – un pilier servant d’assise au judaïsme qu’elle va s’efforcer d’éroder. La liste qui suit n’est pas exhaustive, mais elle dresse un tableau intéressant d’une façon de justifier une position hostile ou une pause dédaigneuse, cette dernière permettant au négationniste d’affirmer, goguenard : «Oh, vous savez, les Juifs, le judaïsme, Israël, (selon) ce n’est pas (plus) ce que l’on croit (ou ce que c’était)». La liste n’a pas la prétention d’être complète, bien que les négationnistes soient plus forts que les moustiques ou les papillons de nuit: ils ne sont pas attirés par la lumière, ce sont eux qui l’attirent: la presse, les flashs, les studios et l’audimat y convergent et s’y collent comme des drosophiles.

Les tout débuts du négationnisme politique

Avant la descente en Egypte, où l’esclavage s’achèvera quatre cents ans après la naissance du patriarche hébreu Isaac, on parle d’une famille. Le peuple hébreu, ou d’Israël, reconnu par le pharaon comme tel, reprend le chemin de sa patrie première, sous les regards respectueux et révérencieux des nations du monde: le Cantique de la mer déborde de témoignages là-dessus. Citons pour illustration: «A cette nouvelle, les peuples s’inquiètent, un frisson s’empare des habitants de la Philistée. A leur tour ils tremblent, les chefs d’Edom ; les vaillants de Moab sont saisis de terreur, consternés, tous les habitants de Canaan.» (L’Exode XV, 14, 15, traduction du rabbinat français). Pourtant, une peuplade s’attaque à Israël, ou plus précisément à ses éléments les plus faibles. Or, bien qu’ils s’attaquent sauvagement uniquement aux personnes impures mises momentanément à l’écart du camp de la Présence divine, cette agression obligera les Juifs à se souvenir de ce que leur a fait Amalek, en chemin, à leur sortie d’Egypte. Cet ennemi vient de tenter de briser le lien qui unit Israël à son D., et la seule manière de le vaincre au combat consiste à lever les yeux au ciel. Bien qu’il ne fût pas l’unique ennemi rencontré par Israël, il eut droit à une attention toute particulière: c’est lui qui a refroidi «la baignoire brûlante» en se jetant dedans, rendant l’eau tiède pour les autres. Cette parabole des Sages d’Israël indique qu’il a montré la voie de la haine et du mépris aux nations, en montrant, à première vue, que le peuple juif ni son Guide ne sont si «terribles que ça».

Négationnisme d’ordre mystique plus «moderne»

Nous passerons en revue très succinctement deux principaux groupes religieux qui se sont attaqués à la légitimité d’Israël. Le premier est singulier: il reconnaît pour vrai tout ce que contient le texte écrit, sans reconnaître la Torah orale, le Talmud ayant eu droit à maints autodafés. Mais la «nouveauté» consiste en sa considération du judaïsme comme périmé, tel un vulgaire pot de yaourt, ou démodé, comme un artiste plus en vogue, et c’est alors qu’il se propose comme remplaçant: le peuple élu nouveau est arrivé. Quant au second groupe, il s’accapare de ses prophètes et grandes figures: ils ont existé, ils sont très grands, mais ils ne vivent pas en tant que fondateurs du judaïsme, mais d’autre chose. C’est également une substitution, pas dans le sens d’une continuité rénovatrice, cependant, mais d’une permutation instantanée. Seul le sacrifice d’Isaac, peut-être, n’est pas reconnu comme tel, et, si Isaac n’est pas lui-même transfiguré, il est cependant remplacé par Ismaël. Si le sacrifice d’Isaac est lu et rappelé pendant le jeûne de Kippour, recueillement et élévation spirituelle de près de vingt-six heures, chez les Juifs, la version négationniste sera répétée et martelée par des carêmes diurnes pendant un mois entier, étant alors rendue prépondérante dans l’opinion des masses par le bruit qu’elle provoque. La seconde voie reprendra toutefois des éléments sanctificateurs du monde créé et matériel, contrairement à la première, comme une ébauche du principe de la cacherout, en n’en retenant qu’un seul animal, précisément celui qui pourrait être pris pour cachère, puisqu’il affiche, ou «proclame» un sabot fendu ; ou une sanctification du temps qui pensera à reconnaître le premier de chaque mois mais en oubliant qu’il y a aussi des saisons, et par conséquent des années fondées sur le cycle solaire.

Négationnisme politique

Les Romains, en envahissant la terre d’Israël, en détruisant le Temple de Jérusalem et en y interdisant l’accès aux Juifs, y nient la souveraineté du peuple qui a été choisi pour sortir d’Egypte, pour recevoir la Torah et la Palestine, pour établir une jonction entre le monde d’en-haut et le monde matériel, lequel ne doit pas oublier ses fondements spirituels et la base immatérielle d’un monde concret dont la réalité est fondée sur l’énergie. Ce choix de la jonction entre la Jérusalem d’en-haut et la Jérusalem d’en-bas dérange une civilisation athée, pour qui le monde aurait toujours existé, et qui n’aurait donc pas été créé. Ce négationnisme romain est fait pour s’entendre avec les précédents, et avec l’antisionisme d’aujourd’hui. Ils ne supportent pas que le programme énoncé dans la Torah écrite autant qu’orale se réalise, ou se concrétise. Si le peuple chassé de Judée avait été destiné à disparaître, D. préserve! pour ne pas avoir délaissé sa conception que les négationnistes voulaient obsolète, ce «produit périmé» pour le nouveau, la persistance de la brebis au milieu des soixante-dix loups, inquiétante dans un premier temps, fut vite dotée d’une explication rassurante : ce peuple est ineffaçable parce qu’il sert de témoin damné du refus de l’acceptation de la «nouvelle religion», rapidement adoptée par ailleurs par Rome. Le retour de la brebis dans la bergerie provoque par conséquent pour ainsi dire un bug informatique. Le monde est créé, et son Créateur demande des comptes.

Négation de l’anéantissement

Aujourd’hui, on n’aime pas la mémoire longue: religions devenues antiques à leur tour, pouvoir de Rome inintéressant dès qu’il dépasse les limites du contexte goscinnyen d’Astérix. D’ailleurs, celui qui se renseigne autour de lui sera fixé: César ne reste pour beaucoup qu’un personnage de la bande dessinée. Accorder de la considération à des époques par trop anciennes fatigue l’homme de la consommation, pour qui la seule déférence concédée au peuple juif puise ses origines dans la Shoah. Celle-ci sera donc ressentie comme un handicap par celui qui veut haïr ou dénigrer le peuple juif et aura droit elle aussi à son négationnisme. Elle oblige en effet les détracteurs des Juifs à se débarrasser de chefs d’accusation comme la cupidité, la «déïcité», etc, bref, tous les motifs classiques de l’antijudaïsme. Mais le non recours à ce motif est aisément contrebalancé par un autre: la censure totale, l’oubli de l’histoire de la collaboration entre le nazisme et le leadership arabo-musulman, qui avait prévu d’étendre cet anéantissement sur la Palestine. On accompagne cet oubli volontaire en le prolongeant près d’un siècle plus tard d’une inversion des données, lorsqu’un petit Etat dont la population passe progressivement de six cent mille à cinq millions d’habitants devient le bourreau de vingt gros Etats forts de centaines de millions d’habitants et de l’armement russe au moins pendant toute la période de la Guerre froide.

Négation du continuum historique

Celui-ci, contrairement à ce que l’on s’imagine connaître, ne remonte pas à un certain auteur à la mode repêché à l’intérieur du peuple juif et édité en France, et dont les inepties surmédiatisées sont bonnes à être lues à l’heure du marchand de sable. Ce négationnisme, qui attire les flashs, et qui se sent innovateur dans sa tournure qu’il juge hautement géniale, reconnait il est vrai la véracité de l’histoire du peuple juif, la destruction du Temple et la dispersion parmi les nations, mais il soutient qu’il y aurait eu une coupure et que les Juifs d’aujourd’hui ne seraient pas les héritiers des précédents. Cette pensée est la version athée du nouvel élu qui remplace l’ancien: elle ne prône plus que le message de la Torah n’appartient plus aux Juifs, mais que la terre de l’élection n’est plus la leur.

Quoi qu’il en soit, l’inventeur connu de la négation du continuum historique, ou l’un de ses porte-drapeaux, n’est autre qu’un certain Julius Wellhausen, de Göttingen, en Allemagne. Ce professeur de théologie et de littérature biblique, à cheval sur les XIXème et XXème siècles de l’ère courante, n’a pas besoin de reconnaître la réalité du peuple d’Israël abrahamique, ni de son séjour en Egypte, ni du royaume de David. Les découvertes archéologiques comme la stèle de Guezer, par exemple, ou les manuscrits de Kumran, n’ont pas encore été mises à jour ni identifiées. Le continuum est nié d’une manière qui peut se passer de la gymnastique intellectuelle d’un Benjamin Harrison Freedman, d’un Sand qui jette de la poudre aux yeux, d’une E. Benbassa, d’un Morris ou d’un J-C Attias. Ce qui les rapproche, c’est cette tentative d’établir que l’histoire du peuple juif remonterait à une époque relativement récente, et de les accuser de s’être inventé un passé plurimillénaire dans une région qu’ils n’ont jamais ne fût-ce que visitée, quoiqu’en s’inspirant malgré tout de textes plus anciens, en y «piquant» des pans entiers. La méthode de Wellhausen porte un nom: l’hypothèse documentaire. Les premiers principaux travaux de Wellhausen datent des années 1880. Un autre éminent penseur, Eduard Meyer, qui lui est contemporain, et qui lui ressemble bien plus qu’il ne s’en distingue, défend un peu le même genre d’idées, mêmes si leur connivence ne s’accorde pas toujours à l’unisson. Il n’est pas inintéressant de relever, cependant, que l’essai de ce dernier sur l’Apparition du judaïsme (paru en 1896) n’est pas sans rappeler un succès récent qui porte presque le même titre: Comment le peuple juif fut inventé (publié en 2008). Dans les deux cas, le peuple juif que nous connaissons aujourd’hui serait de naissance récente sans relation aucune avec un peuple originel.

Des religions antiques qui cherchent à dépouiller Israël de son identité, de sa dimension spirituelle, la Torah, ou de sa dimension temporelle et terrestre, la Palestine, dimension qui traverse les âges depuis l’aube de l’humanité à la fin des temps, à la dépréciation des générations passant de Wellhausen et Meyer à Sand, en passant par le négationnisme de la Shoah, cet anéantissement ayant malheureusement fonctionné en Europe et heureusement échoué en Palestine juive, il n’y a qu’un pas que beaucoup n’hésitent pas à franchir.


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pierro
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Mar 12 Juin - 18:57

Ippo a écrit:
Golestan a écrit:
Ippo a écrit:


mais dans les milieux pro sionistes, les articles la condamnant n'ont pas tardés à sortir. à mon avis d'ici peu, cette journaleuse n'aura plus de tribune, plus de job.

à mon avis elle va revenir sur ses propos pour s'excuser devant le crif.
Salam
Pour une fois que les loups se mangent entre eux, on ne va pas quand même pleurer.

Salam

je dirais plutot que la louve a foiré son coup contre ramadan l'agneau.
du coup la meute de loup veut se débarasser d'elle.
la louve panique et s'éloignent de sa meute.
Les agneaux sont trop gentils, ils vont la défendre.
Mais faut surtout pas, laissez là se débrouiller avec ses anciens chefs.

Salam
Je savais bien qu'elle avait pas un si mauvais fond, j'espère qu'elle ne va pas s'excuser d'avoir dit ça.
Si les loups la lâche il lui restera toujours les minous lol!
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georges2012
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Mer 13 Juin - 10:27

Jamais BHL, Alain Finkiellkraut, Alain Minc, Jacques Attalii, André Glucksman, toute l'élite intellectuelle de notre pays ne lâcheront cette femme anti conformiste qui lutte pour les droits des femmes islamiques de disposer librement de leur corps, d'épouser un juif ou un chrétien si elles l'aiment.
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MessageSujet: Re: Pour une fois j'applaudis Caroline   Aujourd'hui à 6:03

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