Aux amoureux de l'Afghanistan.
 
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 Cet homme n'a rien

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Juba
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MessageSujet: Cet homme n'a rien   Dim 16 Mai - 16:26



Ce paysan afghan, là, sur l’image, m’a dit un jour de septembre 1966 à quel point il n’avait rien à lui. Il a fallu le questionner pour qu’il le mentionne. Il n’avait jamais rien possédé, en dehors de sa vie, qu’il croyait un don d’Allah, ainsi que la force de travail qu’il avait reçue en héritage de son père, lequel déjà n’avait rien à lui. Nous étions assis sur le bourrelet de boue de la rigole qu’il venait d’ouvrir au flot d’irrigation, d’un planté précis de la bêche trapézoïdale qui ne lui appartenait pas.
(JPEG)

Il y a des enquêtes que l’on ne peut faire que seul. Mon persan basique et hésitant - des substantifs, des verbes, un petit carnet de mots utiles que je viens de retrouver (bonjour, merci, loin, proche, vers où, combien, hier, demain, manger, dormir, champ, montagne, eau, thé, soupe, route, homme, femme, nuit, soleil...) m’avait permis d’apprécier sa parole retenue, plus que je ne l’aurais fait si j’en avais su davantage : pas de toit pour dormir sinon le pailler près des moutons à queue grasse, pas d’outil, pas de salaire, pas d’habits, les quelques moyens de subsister fournis par le propriétaire et par le waqf, institution de gestion de biens de mainmorte tenue par la mosquée et servant d’entr’aide pour les nécessiteux. Évidemment, pas de femme, khanoum (il était vierge à 33 ans, l’air d’en avoir bien plus). Quelle famille aurait bien pu vouloir de lui, d’autant plus que c’est le futur mari qui paie le douaire à la famille de l’épouse..., l’inverse de notre dot. Quelques dents de devant et un sourire à pleurer. Ses mots hésitants qu’il devait répéter pour que je le comprenne, mon langage « petit-nègre » qu’il avait fini par adopter ont rendu ce moment important. Il essayait de « dire » et nous prenions le temps. Je ne cessais d’écouter, parfois plus avec les yeux qu’avec les oreilles. On ne ment pas quand l’Autre écoute, s’il entend. Son seul avoir, si j’ose cette horreur, c’étaient les dettes héritées de son père sur les dix récoltes à venir. Étaient-ils nombreux dans son cas ? - Oui. - Combien ? - Besyôr ! Beaucoup.

Le village à l’horizon se prétendait une ville, Gulbahar, le « jardin des fleurs ». Nous étions dans cette partie de la plaine au nord de Kaboul qui touche à l’Hindu Kush, non loin du tunnel du Salang (3 300 m) de sinistre mémoire depuis l’invasion soviétique de décembre 1979. C’était encore le charme de la première découverte de paysages aux vallées encaissées, aux sommets dépassant les 5 000 mètres, plus vastes encore que ceux du Haut-Atlas marocain lorsque, vers le Tizi n’Tichka (le col des alpages, 2260 m), l’on voit scintiller au loin le djebel Toubkal cher à Jean Dresch (4 100 m), autour duquel j’avais tourné en passant dans des villages de Chleuhs berbères aux noms de rêve : Imlil, Asni, Tahnaout, Taddert, Aguelmous, Irherm, etc...

C’était la fin du temps où les pieds étaient l’outil méthodologique principal des géographes, comme cela se dit aujourd’hui, avec amitié j’espère, du moins je veux l’entendre ainsi. Juste arrivé depuis Paris en conduisant la Land Rover que le CNRS m’avait confiée (sic) un mois auparavant, en passant par Trévise, Ljubliana, Zagreb, Nich, Plovdiv, Istanbul, Konya, le mont Ararat, Tabriz, Téhéran, Meched, Hérat et Kandahar, je l’avais abandonnée aux membres d’une mission botanique et, prenant mon sac et le nécessaire (boussole, clinomètre, décimètres, duvet et sac à viande, appareil photo, etc.), j’avais filé en bus de Kaboul vers la montagne, pour voir d’où sortaient les canaux d’irrigation que j’avais l’intention d’étudier. Il faisait encore chaud et, pourtant, l’altitude tournait autour de 1 600 mètres. Que dire des jardins et vergers, des rangées de ceps couchés où mûrissait le raisin kishmish (grappes ratatinées encore attachées au sarment jusqu’à dessication adéquate), des mûriers (tût-i-sefid, mûrier blanc du vers à soie - morus alba L. venu jadis de Chine - et tût-i-siyah, mûrier aux fruits noirs), des grenades explosées dont les femmes disputaient le grain rouge vif aux oiseaux, et des billons au flanc desquels grossissaient melons jaunes à chair blanche et pastèques vertes à chair rouge..., le tout disposant d’eau à foison !

Celui auprès duquel j’étais assis était l’un des artisans de la splendeur odorante de la terre et des fruits puisque, inlassablement, il courait entre les arbres fruitiers pour ouvrir une vanne ici et là pour en fermer une autre. Il m’apprit ce jour-là une foule de mots, que je notais phonétiquement, à la diable, sur mon carnet - nous n’avions pas encore de téléphone-satellite ! -, piyaz l’oignon, sir l’ail, sib zamini, la pomme de terre, bâdendjân l’aubergine, darakht l’arbre, barreh l’agneau, khoshk sec, etc. Cet après-midi de rêve se termina d’un coup, quand le soleil disparut derrière la montagne. Bien que le ciel fût toujours bleu, un froid soudain, renforcé par la respiration des plantes, nous fit nous lever. Il m’indiqua une tchaikhana (maison de thé) proche, refusa obstinément de m’y accompagner pour boire chaud, et nous nous séparâmes. Je ne l’ai plus jamais revu et qui sait ce qu’il est devenu ?

À cette époque-là, on pouvait dormir sans souci dans un coin de la pièce principale, toute en planches, ce qui serait impossible aujourd’hui sans prise de risque excessive, tant les malheurs de la guerre et des occupations étrangères ont fait des Afghans les plus placides des malheureux tentant de survivre, et des autres des enragés. On pouvait dormir n’importe où, seul, sans danger ni tracas. Comment oublier ce réveil avant l’aurore, quelques matins plus tard, après avoir récupéré pour quelques jours la Land Rover, quand je m’étais endormi à même le sol dans mon duvet près d’un col, sur la route du Dasht-i-Nawar, et réveillé par - 5° le visage léché par une chèvre rigolarde, le berger pas loin appuyé sur son bâton, immobile au milieu de ses moutons ? Il but chaud pour la première fois depuis le début de son estivage, grâce à mon butagaz de poche...

Dans la tchaikhana, le thé noir sucré à la cardamome avait été un délice, et délicieuses aussi les galettes de blé effeuillées dans un bol de soupe. C’était l’aube et le poêle ronflait déjà quand je me dégageai des morsures de puces. Lesté de thé et de pain, il fallait reprendre la route. Cela dura tout le mois. En octobre, je franchis la montagne vers le nord, pour ma première visite à Tashkurgan (la tour de pierre en ouzbek), Khulm en persan, où je retrouvai une ethnologue suisse qui étudiait le bazar.

La somme des souvenirs que j’ai gardés des étés et automnes passés de 1966 à 1978 en Afghanistan m’étonne. Elle remplirait un bon volume. Jean Malaurie m’avait demandé un jour d’en écrire un bout pour « Terre humaine ». La condition était que je me mette en scène, la collection le voulait ainsi. Maladroitement, je refusai d’apparaître et il ne me proposa plus jamais d’écrire. Il eut probablement raison, même si, peut-être, j’aurais fini par accepter. Je n’étais pas prêt à l’époque. Le suis-je aujourd’hui ? A part raconter des bribes, j’en doute.

Le cône d’alluvions qui s’ouvrait en éventail au sortir de la gorge taillée dans les calcaires redressés d’un avant-chaînon de l’Hindu Kush était entièrement mis en culture. Le plissement était le fruit de la poussée continue de la plaque indienne vers le nord-ouest, juste au contact de la plaque aralienne couverte de dépôts néogènes qui s’étalait vers le nord jusqu’à l’Amou daria et au-delà. J’appris plus tard que les cultures, dans ce paysage aride où les dunes se profilaient à l’horizon, étaient vieilles de presque trois mille ans. L’enquête au sujet de l’irrigation fut plus riche que ce qui en a été publié dans « L’oasis de Khulm », Bulletin de l’Association de Géographes Français, mars 1969. Plus qu’au Maroc, bien plus que dans les visites organisées des communes populaires de la région de Pékin en 1961, plus encore qu’en Iran au sud de Yazd en 1969, j’eus l’occasion de vivre deux mois en contact étroit à la fois avec les riches et avec les pauvres. Les riches, parce qu’ils étaient propriétaires de terres, souvent commerçants dans le bazar, et qu’ils disposaient du plan des tracés des rigoles qui nourrissaient leurs parcelles. Les pauvres parce que, paysans sans terre et presque aussi pauvres que l’homme de Gulbahar qui n’avait pas voulu me dire son nom - il prétendait qu’il n’en avait pas -, ils cultivaient les champs où l’on commençait déjà à préparer la récolte de l’année suivante. Ils pensaient récolte, il ne pensaient pas semailles, bien qu’ils eussent parfaitement connu le nombre de grains qui constituaient la poignée de blé d’hiver jetée au vent. Ils disaient tokhomt pour semence, le même mot que l’œuf, ce qui ne m’étonna pas, soudain je me souviens. Seul le résultat espéré comptait. Ce que je n’apprenais pas des uns, je l’apprenais des autres. Mon vocabulaire s’enrichissait, ma syntaxe beaucoup moins vite. Tous me disaient cependant que l’oasis était en déclin. Ils en étaient infiniment tristes, et résignés. Ils ne pouvaient pas deviner qu’une décennie et demie plus tard, le village serait bombardé, le bazar détruit, le vieux fort rasé, des chars soviétiques percés de roquettes américaines versés dans les ravins du défilé. Ils se plaignaient de la multiplication des camions, de l’avidité des acheteurs venus de Kaboul, du durcissement des relations entre les pauvres et les nantis. Il arrivait que le soir, après une journée passée à longer un petit canal d’irrigation, quelque grand boy, bai, bey me nourrisse et parfois m’héberge, en raison de ce code qui veut que l’étranger, voyageur ou non, soit accueilli quel que soit le temps qu’il passe dans la maison. Outre la coutume, leur prestige de grand propriétaire leur imposait un tel devoir et j’en usais le moins possible. Le reste du temps, je donnais quelques dollars par semaine à un vieil Ouzbek en échange d’une chambre aussi petite que le déjeuner, mais où je trouvais la chaleur qui manque aux nuits froides quand le ciel est sans nuage.

Tout entier tendu vers l’apprentissage, je ne voyais pas passer le temps. Chaque matin était l’espoir d’une moisson nouvelle, chaque soir la lutte contre le sommeil pour mettre au propre les notes du jour. C’est là que je pris conscience de l’épaisseur des civilisations. Un lettré de deux fois mon âge me montra l’enregistrement écrit des droits fonciers des uns et des autres. Un propriétaire me raconta que jadis, bien avant que ses ancêtres n’aient cultivé cette terre, et peut-être même avant le temps du Prophète, il existait un canal d’irrigation qui venait de l’est, à travers dunes et anticlinaux surbaissés. Dix ans après, j’en retrouvai la trace sur les photographies aériennes au 1 : 13 000e effectuées par l’aviation soviétique lors d’un contrat avec le gouvernement de Kaboul. Pour ne pas induire en erreur le lecteur actuel, il faut dire que si le Nord avait été photographié par les Soviétiques, tout le sud de l’Hindu Kush l’avait été par les appareils de la Fairchild Corp. de Californie, au moyen d’un contrat équivalent, signé peut-être via la CIA. Il faut en effet savoir que, depuis 1945, la limite des zones d’influence de ce qui avait été au XIXe siècle le « Grand Jeu » entre Russes et Britanniques des Indes passait par la ligne de crête de l’Hindu Kush, les Étatsuniens ayant pris le relais de leur ancienne métropole.

J’appris aussi l’extension à peine croyable des civilisations dans l’espace. Khulm (Tashkurgan) n’était qu’un petit point parmi l’alignement d’oasis qui allait vers l’ouest et les oasis persanes : Balkh qu’habita Alexandre le Grand (aujourd’hui Mazar-i-Cherif), Aqcha, Shibergan, Andkhoi, Maimaneh, Bala Murghab, Kushka sur le fleuve qui menait, dans le Turkménistan actuel, jusqu’à l’immense oasis de Merv, perdue dans les sables du Karakum, le « désert noir ». Vers l’est, c’était Qala-i-Zal, complètement ruinée depuis le passage de Gengis Khan, vers 1220, Kunduz, Khanabad et plus loin, en route vers le Pamir, la petite ville hellénistique d’Aï Khanoum ( - 280 à - 150), aux mosaïques de dauphins verts, autour de laquelle j’allais travailler pendant cinq saisons, de 1974 à 1978. Oui, il y en aurait des choses à écrire sur ces temps heureux de la découverte, au-delà de ce qui fut dit dans des rapports adéquats. Puis la guerre est venue détruire tout cela. Dès 1979, avec l’invasion soviétique et jusqu’en 1989. Puis la guerre civile avec des retournements d’alliance incessants de 1992 à 1996. Puis la domination des talibans, financés à l’origine par les États-Unis. Puis l’invasion étatsunienne et otanienne à partir de 2002. L’espoir qui avait fait revenir dans le pays plus d’un million de réfugiés venus d’Iran s’est évanoui (il en restait encore un autre million en 2005, le flot s’est tari depuis). Presque trois millions d’Afghans qui s’étaient enfuis au Pakistan sont rentrés chez eux, croyant la paix revenue, pour subir depuis 2005 les bombardements et les dégâts collatéraux. Peu de riches sont revenus, ce sont les pauvres qui subissent la guerre que nous leur faisons. Parce que nous leur faisons la guerre ! Mais qu’ont donc à faire nos soldats dans cette galère ?

Tiens, voilà que je me laisse aller à l’émotion, à la nostalgie du temps passé et à la rage contre le temps présent. Il est temps de signer.
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Juba
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MessageSujet: Re: Cet homme n'a rien   Dim 16 Mai - 16:29

L afghanistan des années 60 70, peut d' europeens peuvent temoigner de cet afghanistan la
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Golestan
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MessageSujet: Re: Cet homme n'a rien   Dim 16 Mai - 21:06

Juba a écrit:
L afghanistan des années 60 70, peut d' europeens peuvent temoigner de cet afghanistan la
Les anciens te diront que s'était vraiment la belle époque, rie'n que les photos me font rever, quelle belle période
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Juba
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MessageSujet: Re: Cet homme n'a rien   Mar 18 Mai - 8:34

assalam

comment jaime trop quand mon pere me raconte des anecdotes de sa jeunesse, des anecdotes qui datent de l afghanistan d il y a 50 ou 60 ans. ( mon pere est un vieux monsieur plein de sagesse qui a vecu bcp de choses machAllah )

la derniere qu il ma raconter c etait la rencontre entre son ami et un poh loutch de kandahar, ces gens qui marchait pieds nu sur le sol brulant afin de ne plus sentir la douleur et qui reglait leur compte par des combats avec des petit couteaux aiguizer comme il faut pr ne pas tuer mais faire mal. Magnifique l histoire
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Ippo_achelhi
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MessageSujet: Re: Cet homme n'a rien   Mar 18 Mai - 14:22

salam

oui ya beaucoup de gens comme ça dans le monde, ils ne possèdent rien et n'ont jamais rien possédés. je me rappelle dans mon village d'un gas extrémement pauvre. en fait comme il possédait rien, on ne pouvait même pas parler de pauvreté mais plutot de néant. il avait assisté à une fête. il avait une jelaba toute trouée et sale. comme il ne possédait strictement rien, il n'avait pas de slip et quand il s'asseyait, on pouvait appercevoir ses parties intimes et les petits garçons se moquaient de lui et il tirait vers le bas sa jelaba. il n'avait strictement rien. il travaillait la terre pour les autres pour toucher quelques pièces.

je sais que nous faisons parties des 30% les plus riches de la planètes.
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Golestan
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MessageSujet: Re: Cet homme n'a rien   Mar 18 Mai - 20:49

Salam
Faites moi penser car là j'ai pas trop de temps, je vous raconterai l'histoire d'un monsieur que j'ai rencontré il y a environs un an, il dormait dans un petite pièce à l'entrée d'une cimtière, s'était le soir et il n'avait rien à manger, il m'a demandé un morceau de pain, je lui ai donné de l'argent et il a refusé, il m'a dit que l'argent ne l'intressait pas et qu'il voulait juste un morceau de pain pour manger.
J'ai pris une photo de ce monsieur, j'ai passé deux heures avec lui dans sa chambre et il m'a un peu raconté sa vie, il n'avait pas d'enfant et sa femme était morte lorsqu'elle a voulu mettre au monde son premier enfant.
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Juba
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MessageSujet: Re: Cet homme n'a rien   Mer 19 Mai - 1:05

Ippo_achelhi a écrit:
salam

oui ya beaucoup de gens comme ça dans le monde, ils ne possèdent rien et n'ont jamais rien possédés. je me rappelle dans mon village d'un gas extrémement pauvre. en fait comme il possédait rien, on ne pouvait même pas parler de pauvreté mais plutot de néant. il avait assisté à une fête. il avait une jelaba toute trouée et sale. comme il ne possédait strictement rien, il n'avait pas de slip et quand il s'asseyait, on pouvait appercevoir ses parties intimes et les petits garçons se moquaient de lui et il tirait vers le bas sa jelaba. il n'avait strictement rien. il travaillait la terre pour les autres pour toucher quelques pièces.

je sais que nous faisons parties des 30% les plus riches de la planètes.

ta vu il parle meme des montagnes de chez toi mais dit que les notres sont plus belle lol Razz
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