Aux amoureux de l'Afghanistan.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Article sur la présence française en Afghanistan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Parvaneh
Membre Extra


Nombre de messages : 213
Date d'inscription : 21/02/2005

MessageSujet: Article sur la présence française en Afghanistan   Ven 22 Juin - 10:42

Malgré ses doutes, la France reste en Afghanistan


De notre envoyé spécial à Kaboul A. L. G..

Publié le 22 juin 2007


Tentées de quitter un bourbier stratégique, les autorités françaises devraient cependant garder une présence militaire sur place, notamment pour former l'armée afghane.


KABOUL n'est pas, n'est plus, une relative oasis de sécurité au milieu de la grande chausse-trappe afghane. Les attentats suicides s'y multiplient et virent au carnage comme ce week-end quand un kamikaze a tué plus de 35 personnes. Et hier, les talibans ont affirmé faire désormais de Kaboul leur « cible principale », « parce que c'est la capitale et que les troupes étrangères y sont concentrées ». À Kaboul, ces « forces étrangères », ce sont notamment les Français, dont le bataillon est déployé aux portes de la capitale. « La menace des explosifs improvisés et des attentats suicides va croissante, confirme le colonel Collet, commandant le 1er RCP (régiment de chasseurs parachutistes), cela pose des contraintes de sécurité et handicape malheureusement le contact avec les populations. »

S'il est exposé au risque terroriste croissant, le millier de soldats français présent sur le sol afghan n'est pas confronté à la dure guerre que mènent Américains, Britanniques ou Canadiens dans le sud et l'est du pays. L'été dernier, cette situation avait fini par susciter de sérieuses tensions avec certains alliés, notamment quand Paris avait refusé d'envoyer des hommes pour aider les Néerlandais en difficulté. Le tir a été corrigé au sommet de l'Otan de Riga, en novembre 2006. « J'ai l'impression que tout cela est derrière nous, commente le colonel Rochelet, chef des éléments français, nous avons maintenant une compagnie prête à être dépêchée en renfort sur demande de l'Otan, y compris dans le sud, avec cependant un feu vert national. » Après Riga, a aussi été décidée la participation à la « Commando School » aux côtés des forces spéciales américaines ou l'envoi d'instructeurs (OMLT) au sein d'unités afghanes opérationnelles (lire ci-dessous).


Manque de pilotage politique

L'avenir reste incertain. L'Afghanistan est pour la France un casse-tête stratégique, que l'affaire des otages est venue placer en pleine lumière. Le candidat Sarkozy déclarait alors que la France n'avait pas vocation à rester « éternellement » en Afghanistan. Au-delà de l'utile signal envoyé aux ravisseurs, transparaissait une réelle interrogation. Depuis, les humanitaires ont été libérés et Nicolas Sarkozy a emménagé à l'Élysée. Tout en redisant que nous n'avons pas « vocation à rester là-bas indéfiniment », le président français a déclaré au dernier G8 que « nous ne romprons pas la solidarité des alliés dans le combat qui est engagé contre le terrorisme en Afghanistan et pour stabiliser l'État afghan ». Lever le camp est impossible politiquement, mais une inflexion militaire peut être donnée.

Le problème pour la France, sont ses doutes quant à la manière dont est conduite cette aventure. Paris n'a cessé de dénoncer le manque de pilotage politique de l'opération afghane. Mais le « groupe de contact » proposé par Jacques Chirac n'a jamais vu le jour. La France est engagée jusqu'à la mi-2008 au niveau actuel, avec son bataillon autour de Kaboul. Après, quelles peuvent être les options ? À la satisfaction de bien des alliés, Paris pourrait prendre la responsabilité d'une PRT (équipes de reconstruction provinciales). Mais, outre que les Français avaient vu d'un mauvais oeil la création par l'Otan de ces structures mêlant tâches civiles et militaires, un tel choix ferait courir le risque de l'enlisement. C'est donc la voie de la formation de l'armée afghane qui devrait être intensifiée. Paris vient ainsi d'annoncer l'envoi de trois nouvelles équipes d'OMLT, soit 150 hommes.

Sur le plan purement militaire, les Français apprennent ici beaucoup. Comme l'explique le général français Kohn, intégré à l'état-major de l'Isaf, « c'est la guerre de demain qu'expérimentent les alliés ici tous les jours, et il est important de ne pas être déclassés ». Savoir si les succès tactiques de cette machine de guerre peuvent se transformer en victoire stratégique est une autre histoire. Une histoire qui ne s'écrit facilement ni en Afghanistan, ni en Irak.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Article sur la présence française en Afghanistan
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La Marine Française
» Et la Normandie devint française!
» Recensement de guilde française sur Defias Brotherhood
» La marine française en 1720
» Origine des noms de famille d'origine Française installées au Canada

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Divers :: Général-
Sauter vers: