Aux amoureux de l'Afghanistan.
 
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 Poeme Algerien

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azerty
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MessageSujet: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 17:53

Un poème magnifique qui décrit la souffrance d'un jeune homme .Il y'a des passages un peu crus j'ai hésité à censuré mais au final je préfère laisser comme tel de peur d'enlever tout le charme du poème


HISTOIRE : Une jeune fille, bent Ahmed Belbey, originaire de Beni Hilal, née en 1852. Elle aimait secrètement son cousin Saïd. Un amour devenu célèbre, après la mort de Hizia en 1875, à l’âge de 23 ans. Ne pouvant supporter la douleur de la mort de sa bien-aimée, Saïd erre quelque temps, avant de demander au grand poète de la région, Ben Guitoun, de l’immortaliser par un poème. Le maître du melhoun le prend en pitié, après avoir écouté son histoire d’amour


LA Traduction française :Hizia
Traduction de C. SONNECK (1902)


« Amis, consolez-moi; je viens de perdre la
reine des belles. Elle repose sous terre.
Un feu ardent brûle en moi !
Ma souffrance est extrême. Mon coeur s'en
est allé, avec la svelte Hiziya.
hélas ! Plus jamais je ne jouirai de sa
compagnie. Finis les doux moments,
où, comme au printemps, les fleurs des
prairies, nous étions heureux.
Que la vie avait pour nous de douceurs !
telle une ombre, la jeune gazelle a
disparu, en dépit de moi !
Lorsqu'elle marchait, droit devant elle, ma
bien-aimée était admirée par tous.
Telle le bey du camp qui s'avance un
cimeterre à la ceinture.
Entouré de soldats et suivi de cavaliers qui
sont venus à sa rencontre, pour lui
remettre chacun un présent;
Armé d'un sabre d'Inde, il lui suffit de
faire un geste de la main, pour
partager une barre de fer, ou fendre
un roc.
Il a tué un grand nombre d'hommes,
ennemis du bien. Orgueilleux et
superbe, il s'avance fièrement.
C'est assez glorifier le bey ! Dis-nous,
chanteur, dans une nouvelle chanson
les louanges de la fille d'Ahmad ben
al-Bey.

Amis, consolez-moi; je viens de perdre la
reine des belles. Elle repose sous terre.
Un feu ardent brûle en moi !
Ma souffrance est extrême. Mon coeur s'en
est allé, avec la svelte Hiziya.

Lorsqu'elle laisse flotter sa chevelure, un
suave parfum s'en dégage. Ses
sourcils forment deux arcs bien
dessinés, telle la lettre noun, tracée
dans un message.
Ton oeil ravit les coeurs, telle une balle de
fusil européen, qui aux mains des
guerriers, atteint sûrement le but.
Ta joue est la rose épanouie du matin, et
le brillant oeillet; le sang qui l'arrose
lui donne l'éclat du soleil.
tes dents ont la blancheur de l'ivoire, et,
dans ta bouche étincelante, la salive
a la douceur du lait des brebis ou du
miel qu'apprécient tant les gourmets.
Admire ce cou plus blanc que le coeur du
palmier. C'est un étui de cristal,
entouré de colliers d'or.
Ta poitrine est de marbre; il s'y trouve
deux jumeaux, que mes mains ont
caressés, semblables aux belles
pommes qu'on offre aux malades.
Ton corps a la blancheur et le poli du
papier, du coton ou de la fine toile de
lin, ou encore de la neige, tombant
par une nuit obscure.
Hiziya a la taille fine; sa ceinture, penche
de côté, et ses tortis entremêlés
retombent sur son flanc repli par
repli.
Contemple ses chevilles; chacune est
jalouse de la beauté de l'autre;
lorsqu'elles se querellent elles font
entendre le cliquetis de leurs
khelkhals, surmontant les
brodequins
(vaste plaine au S. E. de Sétif où les nomades de Biskra venaient faire paître leurs troupeaux en été )



Quand nous campions à Bazer1, je me
rendais auprès d'elle le matin; alors
nous goûtions les joies de ce monde.
je saluais la gazelle; j'observais les
présages; heureux comme un homme
fortuné, possédant les trésors de
l'univers.
La richesse n'avait pour moi aucune
valeur, comparée au tintement des
khelkhals de Hiziya, quand je
franchissais les collines pour aller la
rencontrer.
Lorsqu'au milieu des prairies, elle
balançait son corps avec grâce, et
faisait résonner son khelkhal, ma
raison s'égarait; un trouble profond
envahissait mon coeur et mes sens.

Après avoir passé l'été dans le Tell, nous
redescendîmes vers le Sahara, ma
belle et moi.
Les litières étaient fermées; la poudre
retentissait; mon cheval gris
m'entraînait vers Hiziya.
Ils ont conduit les palanquins des belles, et
ont campé à Azal, face à Sidi
Lahcen et à Zerga.
Ils se sont dirigés vers Sidi Said vers al-
Matkaouak, puis sont arrivés le soir
à M'Doukal.
Ils sont repartis de bon matin, au lever de
la brise, vers Sidi Mohammed,
ornement de cette paisible contrée.
De là, ils ont conduit les litières à
al-Makhraf. Mon cheval, tel un aigle,
m'emporte dans les airs,
en direction de Ben Seghir, avec la belle
aux bras tatoués.
Après avoir traversé l'Oued, ils sont passés
par Al Hanya. Ils ont dressé leurs
tentes à Rous at-Toual, près du désert.
L'étape suivante mène à Ben Djellal.
De là, ils se sont dirigés vers El Besbes, puis
vers El-Herimek, avec ma bien-aimée
Hiziya.
A combien de réjouissances avons-nous
pris part ! Mon cheval gris,
disparaissait presque dans l'arène,
(derrière un rideau de poussière); on
aurait dit un fantôme.
Ma belle était grande comme la hampe
d'un étendard; ses dents, lorsqu'elle
souriait, formaient une rangée de
perles; elle parlait par allusions, me
faisant ainsi comprendre (ce qu'elle
voulait dire).
La fille de Hmida brillait, telle l'étoile du
matin; elle éclipsait ses compagnes,
semblable à un palmier qui seul,
dans le jardin, se tient debout, grand
et droit.
Le vent l'a déraciné, il l'a arraché en un
clin d'oeil. Je ne m'attendais pas à
voir tomber ce bel arbre; je pensais
qu'il était bien protégé.
mais j'ignorais que Dieu, souverainement
bon, allait la rappeler à Lui. Le
Seigneur a abattu (ce bel arbre).

je reprends mon récit. Nous avons campé
ensemble sur l'Oued Ithel; c'est là que
la reine des jouvencelles me dit
adieu. C'est cette nuit-là qu'elle passa
de vie à trépas; c'est là que la belle
aux yeux noirs quitta ce monde.
Elle se tenait serrée contre ma poitrine,
lorsqu'elle rendit l'âme. Les larmes
remplirent mes yeux, et s'écoulaient
sur mes joues.
Je pensais devenir fou, et me mis à errer
dans la campagne, parcourant tous
les ravins des montagnes et des
collines.
Elle a ravi mon esprit et enflammé mon
coeur la belle aux yeux noirs, issue
d'une race illustre.
On l'enveloppa d'un linceul, la fille de
notable; ce spectacle a augmenté ma
fièvre, et ébranlé mon cerveau.
On la mit dans un cercueil, la belle aux
magnifiques pendants d'oreilles. Je
demeurais stupide, ne comprenant
pas ce qui m'arrivait.
On l'emporta dans un palanquin, embelli
par des ornements, la belle, cause de
mes chagrins, qui était grande telle la
hampe d'un étendard.
Sa litière était ornée de broderies
bigarrées, scintillantes comme les
étoiles, et colorées comme un arc-en-
ciel, au milieu des nuages, quand
vient le soir.

Elle était tendue de soie et tapissée de
brocart. Et moi, comme un enfant, je
pleurais la mort de la belle Hiziya.
Que de tourments j'ai endurés pour
celle dont le profil était si pur ! Je ne
pourrai plus vivre sans elle. Elle est
morte du trépas des martyrs, la belle
aux paupières teintées d'antimoine !
On l'emporta vers un pays nommé
Sidi Khaled.
Elle se trouva la nuit sous les dalles du
sépulcre, celle dont les bras étaient
ornés de tatouages; mes yeux ne
devraient plus revoir la belle aux yeux
de gazelle.
Ô fossoyeur ! ménage l'antilope du désert;
ne laisse point tomber de pierres, sur
la belle Hiziya ! Je t'en adjure, par le
livre saint, ne fais point tomber de
terre sur celle qui brille comme un
miroir. S'il fallait la disputer à des
rivaux, je fondrais résolument sur
trois troupes de guerriers.
Je l'enlèverais par la force des armes aux
ennemis. Dussé-je le jurer par la tête
de la belle aux yeux noirs, je ne
compterais pas mes adversaires,
fussent-ils au nombre de cent.
Si elle devait rester au plus fort, je jure
que nul ne pourrait me la ravir;
j'attaquerais, au nom de Hiziya, une
armée entière.
Si elle devait être le trophée d'un combat,
vous entendriez le récit de mes
exploits; je l'enlèverais de haute lutte,
devant témoins.
S'il fallait la mériter au cours de rencontres
tumultueuses, je combattrais durant
des années, pour elle.
Je la conquerrais au prix de persévérants
efforts, car je suis un cavalier
intrépide.
Mais puisque telle est la volonté de Dieu,
maître des mondes, je ne puis
détourner de moi cette calamité.
Patience ! Patience ! J'attends le moment
de te rejoindre : je pense à toi, ma
bien-aimée, à toi seule !
Amis, mon cheval me fendait le coeur,
lorsqu'il s'élançait en avant (attristé
par la perte de Hiziya).
Après la mort de ma bien-aimée, il s'en est
allé, et m'a quitté.
Mon cheval était plus rapide que tous les
autres chevaux du pays; dans les
échauffourées, on le voyait en tête du
peloton.
Quels prodiges n'accomplissait-il pas sur le
champ de bataille !
Il se montrait au premier rang. Sa mère
descendait du fameux Rakby2. (Nom d'un étalon célèbre amené du Maroc par si Ahmed Tidjani )
Combien il excellait dans les joutes entre
les douars, à la suite de la tribu en
marche; je tournoyais avec lui
insouciant de ma destinée ! Un mois
plus tard, il m'avait quitté; trente
jours après Hiziya.
Cette noble bête mourut; le voilà au fonds
d'un précipice; il ne survécut pas à
ma bien-aimée. Tous deux sont partis
pour toujours.
Les rênes de mon cheval gris sont tombés
de mes mains.
Ô Douleur ! Dieu, en les rappelant à lui,
m'a enlevé toute raison de vivre.
Mon âme est près de s'éteindre, après leur
cruelle perte.
Je pleure cette séparation, comme pleure
un amoureux.
Mon coeur se consume chaque jour
davantage; ma vie n'a plus de sens.
Pourquoi pleurez-vous mes yeux ? Nul
doute que les plaisirs du monde vous
raviront. Ne me ferez-vous point
grâce ?
la belle aux cils noirs a ravivé mes
tourments; celle qui faisait la joie de
mon coeur repose sous la terre.
Je pleure la belle aux dents de perles; mes
cheveux ont blanchi; et mes yeux ne
peuvent supporter cette séparation.
Le soleil qui nous a éclairé, est monté au
Zénith, se dirigeant vers l'Occident; il
s'est éclipsé après avoir été le sommet
de la voûte céleste, au milieu du jour.
La lune qui se montre à nous, a brillé
pendant le mois du Ramadhan, puis
a disparu du ciel, après avoir fait ses
adieux au monde.
Ce poème, je le dédie à la mémoire de la
reine du siècle, fille d'Ahmed, et
descendante de l'illustre tribu des
Douaouda.
Telle est la volonté de Dieu, mon Maître
Tout-Puissant. Le Seigneur a manifesté
sa volonté, et a rappelé à lui Hiziya.
Mon Dieu ! Donne-moi la patience;
mon coeur meurt de son mal,
emporté par l'amour de la belle, qui
a quitté ce monde.
Elle vaut deux cents chevaux de race, et
cent cavales issues de Rakby.
Elle vaut mille chameaux; elle vaut une
forêt de palmiers des Ziban.
Elle vaut tout le pays du Djérid; elle vaut
le pays des noirs, et des milliers de
Haoussas.
Elle vaut les Arabes du Tell et du désert,
ainsi que tous les campements des
tribus, aussi loin que puissent
atteindre les caravanes, voyageant à
travers les cols des montagnes.
Elle vaut ceux qui mènent la vie
bédouine, et ceux qui habitent les
continents.
Elle vaut ceux qui se sont installés dans
des demeures permanentes et mènent
une vie de citadins.


Elle vaut les trésors, la belle aux beaux
yeux; et si cela ne suffit pas, ajoutes-y
les habitants des villes.
Elle vaut les troupeaux des tribus, les
bijoux, les palmiers des oasis, le pays
des Chaouias.
Elle vaut ce que renferment les océans;
elle vaut les Bédouins et citadins
vivant au delà du Djebel Amour, et
jusqu'à Ghardaïa.
Elle vaut, elle vaut le Mzab, et les plaines
du Zab, hormis les saints et les
marabouts.
Elle vaut les chevaux recouverts de riches
carapaçons, et l'étoile du soir; cela est
peu, trop peu, pour ma bien-aimée,
unique remède à mes maux.
Je demande pardon au Seigneur; qu'il ait
pitié de ce malheureux !
Que Mon Seigneur et Maître pardonne à
celui qui gémit à ses pieds ! Elle avait
23 ans, la belle à l'écharpe de soie.
Mon amour l'a suivie; il ne renaîtra
jamais dans mon coeur.
Consolez-moi de la perte de la reine des
gazelles. Elle habite la demeure des
ténèbres, l'éternel séjour.
Jeunes amis ! Consolez-moi de la perte du
faucon.
Elle n'a laissé que le lieu où sa famille a
campé, et qui porte son nom.
Bonnes gens ! Consolez-moi de la perte de
la belle aux khelkhals d'argent pur; on
l'a recouverte d'un voile de pierre
reposant sur des fondations bien
bâties.
Amis ! Consolez-moi de la perte de la
cavale de Dyab3 qui n'eut d'autre (l'un des principaux héros de la geste des banou Hilal )
maître que moi.
J'avais de mes mains, tatoué de dessins
quadrillés, la poitrine de la belle à la
fine tunique, ainsi que ses poignets.
Bleus comme le col du ramier, leurs traits
ne se heurtaient pas; ils étaient
parfaitement tracés, quoique sans
plume; seules mes mains avaient
exécuté ce travail.
J'avais dessiné ce tatouage entre ses seins,
lui donnant d'heureuses proportions.
Au-dessus des bracelets qui paraient ses
poignets, j'avais écrit mon nom.
Même sur ses chevilles, j'avais figuré un
palmier !
Que ma main l'avait bien dessiné ! Ah ! La
vie est ainsi faite !
Saiyed, toujours épris de toi, ne te reverra
plus; le seul souvenir de ton nom, lui
fait perdre ses sens. Pardonne-moi,
Dieu compatissant; pardonne aussi à
tous les assistants; Saiyed est triste; il
pleure celle qui lui était si chère. Aie
pitié de l'amoureux, et pardonne à
Hiziya; réunis-les dans le sommeil,
Seigneur !
Ô Dieu, le Très-Haut. Pardonne à
l'auteur, qui a composé ce poème; son
nom est formé de deux mim, d'un ha
et d'un dal (Mohamed).
Ô Toi qui connais l'avenir ! Donne la
résignation à cet homme, qui est fou
(de douleur); je pleure comme un
exilé; mes larmes apitoieraient même
mes ennemis.
Je ne mange plus; toute nourriture m'est
devenue insipide; mes paupières ne
connaissent plus le sommeil.
Cette pièce a été composée trois jours
seulement après la mort de celle qui
me fit ses adieux, et ne revint plus
vers moi.

Ô vous qui m'écoutez ! Ce poème a été
achevé en 1295 de l'Hégire4. (fin de l'année 1878 ap. J. C.)Ould Seghir a composé, au mois de l'Aid
El-Kebir, cette chanson.
A Sidi Khaled ben Sinan, Ben Guittoun a
chanté celle que vous aviez vue
vivante
_________________
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Juba
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 18:02

il etait inspiré le poete, c un roman ce truc
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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 18:05

Juba a écrit:
il etait inspiré le poete, c un roman ce truc

il pleure sa bien aimée faut le comprendre ...
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 18:31

C'est pas un poem ce truc, c'est une nouvelle lol
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Golestan
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 18:43

Salam
C'est mille et une nuit que tu nous a balancé là, franchement j'aime les poemes et là j'ai pas eu le courage de le lire, il est trop long, il pouvait pas faire plus court ?
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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 18:47

Bande de jaloux je defi toute personne de faire mieux!

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Golestan
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 19:18

azerty a écrit:
Bande de jaloux je defi toute personne de faire mieux!

Tiens pour commencer, de Hafez, notre grand poete.

Tu ne sais pas ce qu'est l'Amour. Il te faudrait être intrépide
Et connaître tout le parcours, si tu veux devenir un guide.
A l'école de Vérité, auprès du professeur d'Amour,
Tâche, ô mon fils, de mériter d'être comme ton père, un jour.
Le cuivre vil de l'existence, laisse-le tomber en chemin,
Et que te transmute en or pur l'élixir de l'Amour divin.
Dormir, manger, voilà ce qui t'a mis au-dessous de toi-même.
Cesse de manger, de dormir, et tu redeviendras toi-même.
Que la lumière de l'Amour embrase ton cœur et ton âme,
Et toi, tu deviendras meilleur que le soleil dans le ciel bleu.
Plonge-toi donc, comme un éclair, dans l'Océan même de Dieu,
Sans penser qu'à l'eau des Sept mers tu puisses mouiller un cheveu.
Tu seras, de la tête aux pieds, baigné de divine lumière :
Tourne-toi vers Sa Majesté, avec un cœur humble et sincère.
Si tout ce que tu vois est la Face de Dieu,
Tu seras l'un de ceux dont le regard profond est pieux.
Si les fondements de ta vie s'écroulent sens dessus dessous,
Ne t'inquiète pas par le fait que tu es sens dessus dessous.
Hâfez, si tu as la passion d'une Union mystique avec Dieu,
Tu ne seras que poussière au seuil de ceux qui contemplent Dieu.



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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 19:46

Bien golestan tu m'impressionnes la

Un de lakhdar ben khlouf

MaTla '
L'indiscret doit s'occuper de ses affaires.
Qui s'occupe d'autrui est de filiation satanique.
Dieu lui refuse tout bien.

(L'indiscret), pour son avarice, aura toujours un rang inférieur; Il parle sans aucune retenue.



Songe à la mort et à la tombe, malheureux.
Combien d'hommes ont regretté leur insouciance !


Bayt
Que d'hommes insouciants t'ont précédé !
Ils ont sombré dans les flots du fleuve de l'Enfer.
Pourquoi ne pas t'occuper de religion, rejeter ces turpitudes ?
Alors la dernière heure viendra au moment favorable pour toi, ton ultime voisinage est le tombeau.


MaTla '
Les êtres sensés ont atteint la réussite, alors que tu ne cesses de te démener et de souffrir en public.
-Observe les chevaux hennissants des vainqueurs tournant autour des bassins, des jardins et des vergers.
Combien d'hommes ont regretté leur insouciance.




Dernière édition par azerty le Dim 27 Mai - 13:05, édité 1 fois
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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 25 Mai - 20:28

(suite)


Mais où sont les tyrans, les oppresseurs, les puissants, les légions d'antan ?
Mais où sont les dirigeants, les hommes influents d'antan, ainsi que les païens adorateurs d'idôles?
Le Maître c'est notre Seigneur Tout-puissant, les créatures ne laissent que du vent après elles.
Le jour du Jugement Dernier, chacun rendra compte (de ses actes).
L'un possèdent une pièce de cuivre, l'autre un Ziyani, l'un est entouré de vipères l'autre nagera dans des mers de flammes.

Il est facile de demander sa récompense à Dieu, l'Omniscient; quant au misérable, plongé dans un océan de péchés, il ne mérite aucun respect.
En proie à l'erreur, son éloignement (de Dieu) est chose étrange ;ses maux forment un monceau de tristesses.
Combien de pécheurs, pris de honte, se sont ressaisis !
Combien de pécheurs se sont laissé abuser par (ce monde) éphémère !
Combien d'amants se sont rachetés,qui s'étaient laissé entraîner par la vie et l'ardeur de la jeunesse.


Dernière édition par azerty le Dim 27 Mai - 13:06, édité 1 fois
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Golestan
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Dim 27 Mai - 11:58

Salam

Tu es comme le matin. Je suis la lampe qui brille,
Seule, à l’aube. Souris-moi, et je donnerai ma vie.
Tu es le deuil de mon cœur, pour les boucles de ta tête
Que ma tombe fleurira d’un tapis de violettes.
Je me tiens, les yeux ouverts, sur le seuil de ton désir.
Dans l’attente de ton regard, …mais, de moi, tu te retires.
Merci. Que Dieu te protège, ô cohorte de douleurs,
Car, lorsque je serai seul, tu resteras dans mon cœur !
De mes yeux je suis l’esclave, lorsque, malgré leur noirceur,
Le compte de mes chagrins leur fait verser mille pleurs.
Mon idole se dévoile aux regards de tout le monde,
Mais personne ne surprend tant de grâce, que moi seul.
Mon amour, comme le vent, quand tu passes sur ma tombe,
Dans ma fosse, de désir, je déchire mon linceul…

Hâfez de Shiraz

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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Dim 27 Mai - 13:11

Salam





Honte à toi qui m'es devenu hostile sans raison.
Tu ne connaîtras jamais, être charmant, une créature comme moi.
Tu étais mon bien-aimé, la source de mes souffrances,
[et pourtant] je t'adorais nuit et jour.
Voilà que les envieux nous ont séparés et que tu as cessé tes visites.
Je ne trouve ni goût à la vie, ni douceur au sommeil.
Je t'en supplie, être charmant, vends-moi et perçois-en le prix.

Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté, errant sur un chemin.
Il courait dans le désert, d'un air décidé,
les bédouins l'ont pris pour un criminel.
S'il me fallait verser une rançon ou son prix,
je donnerais cent pièces d'or.
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
ô vous qui m'écoutez, il m'a tourmenté.
J'offrirais cent pièces d'or
et ce serait tellement dérisoire pour l'acquérir .
Je le contemple, contemple ses yeux et ne résiste pas à chanter [sa beauté]


Il incarne [pour moi] toute la beauté du monde.
vous qui m'écoutez, il m'a ravi le cœur .
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
vous qui m'écoutez, il m'a ravi le cœur .

Il incarne [pour moi] toute la beauté du monde
Et - il s'est établi dans les vallées.
Il possède la perfection dans la splendeur et l'élégance,
sa flamme couve en mon sein.
Ses sourcils infligent une vive blessure. Je l'ai ressentie, j'en fus atteint.
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
vous qui m'écoutez, j'en ai le cœur chaviré.

Viens voir ce que j'ai enduré :
j'ai dépéri pour l'amour de cet ange de beauté.
Je l'ai rencontré sur mon chemin :
il m'a fait perdre la raison puis abandonné.



Qui s'apitoiera sur moi si je pleure ? Qui s'intéressera à moi si je ris ?
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
ô vous qui m'écoutez, il m'a tourmenté.

Que faire ? Comment m'y prendre?
Je suis embarrassé pour décrire cet ange de beauté.
Sa beauté et sa splendeur sont si grandes
qu'elles défient toute description.


Sa chevelure fine comme l'or,
douce comme la soie est d'un noir d'ébène.
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
oh vous qui m'écoutez, il m'a tourmenté.

Il est d'or, de noir, de toutes les couleurs, et il a un regard si envoûtant.
Son cou est pareil à un rameau de saule ou une tige de lys.
Sa bouche, semblable à une agate ou une perle [précieuse ]
pailletées d'or et de corail.

Puisse s'éteindre le feu qui brûle mes entrailles .
A vous qui comprenez ces vers,
j'ai affronté une mer déchaînée, en corsaire.
J'implore Dieu, le Clément, de me pardonner mon insoumission à Lui.

Ben Sahla
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Juba
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Dim 27 Mai - 22:29

souvenir de primaire, je le connais encore par coeur ce poeme



L’Acacia
Le vent
Passait, pleurant.
L’acacia dit :
« Vent d’automne
Au front gris
Tu t’ennuies.
Je te donne
Mes feuilles,
Prends, cueille
Et va jouer
Avec ton amie
La pluie.
Le printemps
En son temps
M’en fera des plus jolies. »

Marie-Madeleine Carbet

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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Lun 28 Mai - 20:41

J'espère au moins que tu as eu 10/10 pour cette poésie...Smile

Sinon un d'ibn hazm qui me tient à cœur




"Mon amour pour toi demeurera toujours égal à lui même,
Il est extrême sans avoir jamais diminué ni augmenté.

Il n'a d'autre cause première que mon désir, et personne
ne saurait lui reconnaitre une autre raison.

Quand nous constatons qu'une chose a sa cause en elle même
cette chose là est assurée de durer éternellement.

Mais au cas où nous trouvons qu'une chose a sa cause dans
une autre, différente d'elle, cette chose là périra dès que nous
constaterons la disparition de sa raison d'être."
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Golestan
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Lun 28 Mai - 22:28

Salam

Les enfants d’Adam font partie d’un corps
Ils sont créés tous d’une même essence
Si une peine arrive à un membre du corps
Les autres aussi, perdent leur aisance
Si, pour la peine des autres, tu n’as pas de souffrance
Tu ne mériteras pas d’être dans ce corps


Le grand poète Saddi Shirazi
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Golestan
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Lun 28 Mai - 22:33

Hier est passé n’en pensons plus
Demain n’est pas la, n’en pensons plus
Pansons aux moments doux de notre vie
Ce qu’il n’y a pas n’en pense plus

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nihal
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Mar 29 Mai - 7:35

azerty a écrit:
Salam





Honte à toi qui m'es devenu hostile sans raison.
Tu ne connaîtras jamais, être charmant, une créature comme moi.
Tu étais mon bien-aimé, la source de mes souffrances,
[et pourtant] je t'adorais nuit et jour.
Voilà que les envieux nous ont séparés et que tu as cessé tes visites.
Je ne trouve ni goût à la vie, ni douceur au sommeil.
Je t'en supplie, être charmant, vends-moi et perçois-en le prix.

Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté, errant sur un chemin.
Il courait dans le désert, d'un air décidé,
les bédouins l'ont pris pour un criminel.
S'il me fallait verser une rançon ou son prix,
je donnerais cent pièces d'or.
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
ô vous qui m'écoutez, il m'a tourmenté.
J'offrirais cent pièces d'or
et ce serait tellement dérisoire pour l'acquérir .
Je le contemple, contemple ses yeux et ne résiste pas à chanter [sa beauté]


Il incarne [pour moi] toute la beauté du monde.
vous qui m'écoutez, il m'a ravi le cœur .
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
vous qui m'écoutez, il m'a ravi le cœur .

Il incarne [pour moi] toute la beauté du monde
Et - il s'est établi dans les vallées.
Il possède la perfection dans la splendeur et l'élégance,
sa flamme couve en mon sein.
Ses sourcils infligent une vive blessure. Je l'ai ressentie, j'en fus atteint.
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
vous qui m'écoutez, j'en ai le cœur chaviré.

Viens voir ce que j'ai enduré :
j'ai dépéri pour l'amour de cet ange de beauté.
Je l'ai rencontré sur mon chemin :
il m'a fait perdre la raison puis abandonné.



Qui s'apitoiera sur moi si je pleure ? Qui s'intéressera à moi si je ris ?
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
ô vous qui m'écoutez, il m'a tourmenté.

Que faire ? Comment m'y prendre?
Je suis embarrassé pour décrire cet ange de beauté.
Sa beauté et sa splendeur sont si grandes
qu'elles défient toute description.


Sa chevelure fine comme l'or,
douce comme la soie est d'un noir d'ébène.
Aujourd'hui m'est apparu un ange de beauté,
oh vous qui m'écoutez, il m'a tourmenté.

Il est d'or, de noir, de toutes les couleurs, et il a un regard si envoûtant.
Son cou est pareil à un rameau de saule ou une tige de lys.
Sa bouche, semblable à une agate ou une perle [précieuse ]
pailletées d'or et de corail.

Puisse s'éteindre le feu qui brûle mes entrailles .
A vous qui comprenez ces vers,
j'ai affronté une mer déchaînée, en corsaire.
J'implore Dieu, le Clément, de me pardonner mon insoumission à Lui.

Ben Sahla

Salam

j'aime bcp celui là
et le dernier de Golestan.. écrit par lui même (?)
C'est le printemps qui vous inspire ou quoi Smile
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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Mar 29 Mai - 17:28

salam


« Il est des baisers qui, si on y survit, nous rendent inaptes à vivre. Et dans tous les cas, nous découvrons avec surprise qu’avant d’y avoir goûté nous ne vivions pas »

Ahlam Mosteghanemi
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nihal
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Mer 30 Mai - 11:18

azerty a écrit:
salam


« Il est des baisers qui, si on y survit, nous rendent inaptes à vivre. Et dans tous les cas, nous découvrons avec surprise qu’avant d’y avoir goûté nous ne vivions pas »

Ahlam Mosteghanemi


Ooooooooh Neutral
c'est tellement bien dit
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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Mer 30 Mai - 19:27

Maram al-Massri
Poétesse syrienne

(j'ai hésite à le mettre celui ci... )

Le désir m’embrase
et mes yeux scintillent.
Je fourre la morale dans le premier tiroir venu, me change en démon,
bandant les yeux de mes anges
pour
un baiser.

Donne-moi
l’amour
mon pain quotidien,
n’alourdis pas mon triste cœur
du poids d’un seul atome. Prends-moi
ne me frappe pas même d’une rose. Détourne ton regard
ne vois pas mes défauts, envoie-moi tes messagers
avant d’effleurer ma terre.
Sur les matelas
une tache rouge
mouillée de larmes d’envie vierge
elle aime pour la première fois
et se lave dans l’eau de la vie éternelle. Cette sueur

chaude
et ces odeurs étranges celles qui émanent
de deux corps célèbrent
la mort du désir.
Je le veux
chaud
et profond
qu’il me donne le vertige ; Sinon, n’approche pas.
Ça part
du petit doigt de ma main,
pour finir à la pointe de mes pieds, en passant
sur mes monts,
mes vallées et mes pentes
et captive
mon âme.
Le serpent va mourir quand
il me mordra
il savourera
ma douleur.


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Golestan
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Mer 30 Mai - 21:16

Salam
Les poemes d'amour, c'est pour tromper les femmes, je prefères les poemes mélancolique et triste.
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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Mer 30 Mai - 21:24

Golestan a écrit:
Salam
Les poemes d'amour, c'est pour tromper les femmes, je prefères les poemes mélancolique et triste.


Salam

Mais on le sait ça golestan ,on aime se faire endormir par de belles paroles
Notre naïveté nous perdra ....
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Golestan
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Mer 30 Mai - 21:56

Salam
Dommage que vous ne comprenez pas le farsi, autrement je vous aurais donné des très poemes.
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azerty
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Jeu 31 Mai - 5:48

Salam

Tu nous feras la traduction Wink
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Afg4ever
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Jeu 31 Mai - 22:20

dans toutes les larmes s'attarde un espoir
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Juba
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MessageSujet: Re: Poeme Algerien   Ven 1 Juin - 15:08

Afg4ever a écrit:
dans toutes les larmes s'attarde un espoir

cest moche Razz
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